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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 18:21

 

Dans un communiqué intitulé « Pic de consommation électrique: sobriété et efficacité, les solutions sont aussi simples qu'écologistes » , Michèle Rivasi porte-parole d’Eva Joly, candidate EELV à la Présidentielle, constate :


« A chaque période de grand froid, la France se retrouve paralysée par l'irresponsabilité de la politique énergétique mise en place et perpétuée par les gouvernements successifs. Le tout-nucléaire associé à une trop forte propension de chauffage électrique handicape fortement les ménages français, tant dans leur confort qu'au niveau de leur porte-monnaie. Une situation que dénoncent pourtant les écologistes depuis longtemps ».
 

Pour Michèle Rivasi, cette situation ne peut plus durer et nos gouvernants doivent prendre les mesures les plus simples et les plus efficaces:
 

"Cette précarité énergétique devrait appeler à une réaction circonstanciée, mais non au lieu de cela, on culpabilise à chaque fois le quidam en l'appelant à faire des efforts. Oui, il faut faire des efforts, mais il faut surtout lutter contre le gaspillage d'électricité: les gisements d'économie sont partout. Le secteur de la publicité notamment devrait être mis à contribution: par exemple, les nouveaux panneaux publicitaires vidéo que l'on peut voir dans le métro parisien consomment chacun autant que six Français, c'est aberrant de ne pas les couper, au moins temporairement, personne ne s'en plaindra (...)"
 

Michèle RIVASI insiste particulièrement sur la responsabilité du chauffage électrique: "Actuellement, le chauffage électrique équipe 31% des logements, un record européen, et l'on continue à le favoriser: en 2009, 80% des logements français ont été équipés de chauffage électrique. Pourquoi? Parce-que nos élites réfléchissent à court-terme, pour changer, et parce qu'il faut bien écouler les surplus engendrés par nos centrales nucléaires en temps normal. Le chauffage électrique est le premier responsable des pics de consommation."
"En fait, le chauffage électrique est surtout avantageux pour les propriétaires puisqu'il est peu cher à l'installation. Par contre c'est l'utilisateur final, le locataire, qui fait les frais du manque d'efficacité énergétique de son logement...parce que le propriétaire n'a pas jugé utile d'investir dans la rénovation thermique. Heureusement, l'étiquetage énergétique dans l'immobilier devrait mener à un changement de stratégie des propriétaires, on l'espère. En attendant, remercions nos voisins suisses et allemands qui nous revendent de l'électricité: la situation serait désespérée autrement."
 

Source : Communiqué d’EELV

 

 

Que pensent les candidats à la présidentielle des EnR ?

 

Lors du 13ème colloque du SER hier, selon La Tribune,  les candidats (ou leurs représentants) à la présidentielle ont tous soutenu la proposition du Syndicat des Energies Renouvelables d’un objectif de 25% d’EnR en 2020.

 

2 articles synthétiques sur leurs positions :
 http://www.cleantechrepublic.com/2012/02/07/presidentielle-2012-energies-renouvelables-france/
 http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120207trib000682275/energies-renouvelables-les-grands-energeticiens-francais-aux-manettes.html


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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 21:29

 

Un rapport de la Cour des Comptes révèle que le nucléaire, ça coûte cher. 228 milliards d’€ ont été investis dans la filière depuis le début (dont 96 milliards dans les réacteurs et 55 milliards en R&D),  le coût moyen du MWh nucléaire en 2010 s’élève à 49,5 € (alors qu’il a été évalué à 33,1 € /MWh par la Commission Champsaur), le coût de production de l’EPR de Flamanville serait compris entre 70 € et 90 € le MWh. Quant aux charges futures, elles sont, du fait d’inconnues liées au démantèlement, très incertaines.  L’UFC-Que Choisir veut y voir clair. Dans un communiqué intitulé « Energie nucléaire : Un rapport qui ajoute du doute au doute », l’association de consommateurs réclame « un débat sur le vrai coût du nucléaire et sur ses impacts sur le prix de l’électricité sur le long terme à partir d’éléments objectifs ».
 

Voici le communiqué de l’UFC-Que Choisir :


Énergie nucléaire : un rapport qui ajoute du doute au doute
 

A la suite de la publication du rapport de la Cour des Comptes qui estime que les coûts réels du nucléaire sont sous-estimés en apportant néanmoins peu d’éléments à la réflexion, l’UFC-QueChoisir demande aux pouvoirs publics de lancer sans attendre un débat transparent, basé sur des données objectives, sur l’avenir de la politique énergétique française, notamment sur la construction des prix de l’électricité et sur les éventuels arbitrages technologiques à réaliser.
 

Le rapport de la Cour des Comptes pointe en effet un grand nombre de zones d’ombre, notamment s’agissant des charges futures. Par exemple, si la Cour ne conteste pas la méthodologie d’EDF sur le démantèlement des centrales, elle souligne la nécessité d’une étude approfondie par des experts pour en valider les paramètres, paramètres qui en l’absence d’un précédent sont, selon l’association, très hypothétiques. Les coûts de stockage des déchets posent également question puisque EDF appuie son chiffrage sur une procédure qui n’est pas encore validée (1) . De leur côté, les investissements pour maintenance devraient fortement augmenter mais faute de devis précis, en particulier en matière de sureté (2), il est impossible même avec l’analyse de la Cour des Comptes d’en estimer l’ampleur.
 

A partir de son analyse, la Cour des Comptes conclut à une augmentation du coût global de production qui ne sera pas sans effet sur les prix répercutés au consommateur. La Cour table a minima sur une augmentation des coûts moyens de production de 10 %. Cependant, compte tenu des « nombreuses incertitudes » que le rapport met en évidence, l’UFC-Que Choisir ne saurait se satisfaire d’une projection aussi aléatoire, d’autant que selon la méthode employée mais aussi la technologie retenue (3) , les prix pourraient fortement varier (du simple au double).
 

En conséquence, refusant que ce rapport soit classé sans suite, l’UFC Que Choisir demande aux pouvoirs publics :

• Dans un premier temps, de lancer un débat sur le vrai coût du nucléaire et sur ses impacts sur le prix de l’électricité sur le long terme à partir d’éléments objectifs, ce qui implique :
* De réaliser des devis précis et réguliers sur les investissements à réaliser pour maintenir les centrales actuelles dans un état de fonctionnement et de sureté optimaux ;
* De réaliser des scénarios précisément chiffrés sur les options disponibles quant au traitement des déchets.
 

• Dans un deuxième temps, sur la base des éléments obtenus, de réaliser un travail prospectif, mettant en concurrence les technologies alternatives au nucléaire afin d’orienter la politique énergétique de la France vers la technologie qui a le meilleur rapport qualité environnementale/prix".
 

(1) L’enfouissement en grande profondeur.
(2) Précisément sur la sureté, au mieux, seule la moitié des dépenses serait déjà provisionnée.
(3) Par exemple, avec les méthodes citées par la Cour des Comptes ; le coût minimum de production pour un EPR serait entre 70 et 90 euros le MWh, contre une fourchette de 33 à 49 euros pour la technologie actuelle.

 

Quelques réflexions

En plein brouillard, on a au moins une ou deux certitudes :
 

-  Avec un coût de production de 69 €/MWh (selon l'Union Française de l'Electricité), l’éolien terrestre voit confirmer sa compétitivité.   

-  Quant au risque nucléaire, il va être de plus en plus cher à assurer. Si on prolonge les centrales (« l’option la moins chère », selon l’autre rapport, celui de la commission Besson), il va bien falloir payer la facture assurantielle. En France, le montant des garanties en responsabilité civile de l’exploitant nucléaire (soit le montant d’indemnisation en cas d’accident) est actuellement faible, plafonné à 91,5 millions d’€. La Cour des Comptes recommande de le relever à 700 millions d’€. En fait, il s’agit juste d’être en conformité avec les conventions de Paris et de Bruxelles (ce qui est quand même la moindre des choses !). En Belgique, depuis le 1er janvier 2012, la garantie en responsabilité civile nucléaire a été portée à 1,2 milliards d’€, la Grande-Bretagne prévoit de faire passer la garantie à 1,35 milliards. En Allemagne et en Autriche, le montant de cette garantie est illimité.
 

Un article intéressant sur la problématique de l’assurance du risque nucléaire :
http://www.argusdelassurance.com/metiers/analayse-le-risque-nucleaire-est-il-inassurable.51473


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 09:04

 

Selon un article paru sur le site d’Euractiv le 24 janvier, des avocats représentant des militants britanniques antinucléaires ont déposé une plainte auprès de la Commission européenne au sujet des subventions atomiques qu'elle alloue. Si elle est maintenue, cette plainte pourrait empêcher la construction de nouveaux réacteurs dans l’UE.

 

L’association qui a déposé la plainte, Energy Fair, argue que la limitation des responsabilités accordée par les gouvernements britanniques et européens à l'industrie nucléaire constitue une forme de subvention déloyale. Si celle-ci était supprimée, le secteur du nucléaire ne serait plus compétitif face aux autres technologies faibles en carbone.

 

Energy Fair réunit des universitaires, des scientifiques et des  consultants en énergie. Sa coordination est assurée par Gerry Wolff (également coordinateur du projet Desertec UK et de « Kyoto 2 Support Group »). La démarche d'Energy Fair est soutenue par une douzaine de personnalités et d’entités variées dont  « Campaign for Nuclear Disarmament », Eurosolar, Sortir du nucléaire.

 

L’article d’Euractiv

http://www.euractiv.com/fr/energie/des-militants-portent-plainte-pour-supprimer-les-subventions-au-nucl-aire-news-510333
Le site d’Energy Fair

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 00:32

 

La candidate d’EELV a présenté le 13 janvier son programme chiffré en faveur de l’économie verte.
L’effort de conversion énergétique  permettrait un gain de  446 000 emplois nets (les pertes de 65 000 emplois dans les énergies fossiles et de 70 000 emplois dans le nucléaire étant déduites de la création de 581 000 emplois dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables).

 

141 000 emplois directs et indirects dans les ENR d’ici à 2020

 

Un constat : Les énergies renouvelables, produites localement, « sont fortement créatrices d’emploi » et ont « un mode de production plus intensif en travail que les énergies fossiles ». Eva Joly envisage la création de 80 000 emplois dans la filière solaire pour une puissance installée de 20 GW (soit 20 fois la puissance du parc solaire français fin 2010). 40 000 emplois pour une puissance de 30 GW (soit 6 fois le parc éolien actuel) seraient créés dans la filière éolienne. La filière bois pourrait créer 15 000 emplois directs et indirects, et le biogaz,  6000 emplois.

440 000 emplois directs et indirects dans les économies d’énergie

« La réhabilitation énergétique des logements est prioritaire pour diviser par quatre les émissions de CO2 ». L’objectif de 900 000 logements par an réhabilités aux normes basse consommation d’ici 2020 permettrait la création de 440 000 emplois nouveaux dans le secteur du bâtiment (rénovation, isolation, vitrage, systèmes de chauffage performants).

Une reconversion progressive de la filière nucléaire

« L’industrie nucléaire et ses 240 000 emplois directs et indirects ne vont pas disparaître brutalement. Le démantèlement du parc nucléaire et le renforcement du niveau de sécurité des centrales en activité exigeront de maintenir une partie importante de l’emploi. D’ici 2020, les destructions d’emplois devraient principalement se concentrer dans les centrales qui fermeront d’ici 2020 (37 réacteurs, soit 63% du parc installé) ou verront leurs chantiers arrêtés (réacteur EPR de Flamanville) ». Eva Joly chiffre la perte dans le secteur nucléaire à 70 000 emplois mais précise : « le développement d’un savoir-faire en matière de démantèlement sera susceptible de créer une nouvelle filière dont les emplois ne sont pas comptabilisés ici».

Déclin de l’auto et croissance de l’agriculture bio

Pour le reste, le secteur « transports » accuserait une perte de 30 000 emplois : Les 30 000 emplois créés dans le développement des transports collectifs (bus, train, tramway) ne compensant pas les 60 000 emplois supprimés dans la filière automobile. Par contre, la conversion de l’agriculture au bio serait génératrice de 75 000 emplois directs et indirects « atteindre les 20 % de surface agricole en agriculture biologique est fortement créateur d’emplois dans l’agriculture. La réalisation de cet objectif d’ici 2020 permettrait la création de 75 000 emplois. En effet, l’agriculture biologique est de 20% à 30% plus intensive en main d’oeuvre que l’agriculture conventionnelle. L’exploitation d’un hectare en agriculture biologique nécessite 20% de main d’oeuvre en plus du fait du plus grand nombre d’opérations ».
 

 

490 000 emplois pour « Vivre mieux »,

Le second volet du programme, « Vivre mieux »,  générerait 490 000 emplois, dont 200 000 emplois dans la construction de 100 000 logements neufs supplémentaires par an, 200 000 emplois dans la prise en charge solidaire de la dépendance et 90 000 emplois dans l’ouverture de 400 000 nouvelles places de crèches.

Quel coût pour les finances publiques ?

Eva Joly considère que « les créations d’emplois dans le nouveau modèle énergétique n’auront que peu de conséquences sur le budget de l’Etat »  car « les moyens de production appartiennent à des opérateurs indépendants au plan budgétaire, qu’ils soient publics (EDF, régies municipales) ou privés (GDF-Suez...). Le soutien aux énergies renouvelables par le système de « tarif d’achat » ne passe pas par le budget de l’Etat, mais par une comptabilité spéciale avec la CSPE».

Concernant les investissements dans l’isolation des logements, ils seront rentabilisés par les économies d’énergie réalisées chaque année. Objectif : « créer l’ingénierie financière adaptée en utilisant davantage l’épargne des Français via un “livret vert” et en s’appuyant sur les innovations territoriales comme la toute nouvelle société d’économie mixte Ile de France Energies nouvelles. Le coût budgétaire pour l’Etat est ainsi limité à celui de la garantie ».

« Les investissements publics dans les transports collectifs sont intégralement financés par la fiscalité écologique et par le redéploiement des subventions accordées aujourd’hui au réseau routier et autoroutier ».

« En matière de construction de logements, l’Etat doit avant tout libérer le foncier disponible dans les zones tendues, afin de permettre la construction de logements privés là où existe une demande forte non pourvue». Le livret A doit être remis au service du financement du logement social et les fonds du 1% logement doivent être dirigés en priorité vers la construction de logements neufs. Des mesures qui « peuvent se faire à coût quasi nul pour les finances publiques ».

« Le coût pour l’Etat de ce million de créations d’emplois sera donc essentiellement limité aux secteurs de la petite enfance et de la prise en charge de la dépendance ». Le financement de cette dernière (6 milliards en année pleine en 2020), sera assuré d’une part par un alignement progressif de la CSG des retraités sur celle des actifs et d’autre part par la suppression progressive de l’abattement forfaitaire pour frais professionnels pour les inactifs. Pour les places en crèches, dont le coût net est évalué à 10 000 euros l’unité (soit pour 400 000 places, 4 milliards en année pleine), « le surcoût sera partiellement compensé par l’augmentation du taux d’activité des jeunes mères et l’absence de déqualification liée à une sortie prolongée du marché du travail ».

Un revenu de transformation écologique

Précisant que la destruction d’emploi n’entraîne pas systématiquement une perte de travail, mais peut déboucher sur une reconversion (« dans l’automobile, les emplois de production seront mobilisables sur les chaînes de production des énergies renouvelables comme le montre la reconversion réussie de certains sous-traitants, à l’exemple de Bosch près de Lyon »), Eva Joly veut proposer, « pour les personnes dont les qualifications nécessitent une reconversion longue », un “revenu de transformation écologique”, à négocier avec les partenaires sociaux, qui assure au salarié le maintien du revenu pendant la durée nécessaire à l’acquisition d’une compétence dans les métiers d’avenir.
 

NB : Pour le calcul des créations d’emplois dans les ENR et les économies d’énergie, la méthodologie utilisée repose sur les travaux réalisés par le laboratoire Cired du CNRS, actualisée avec les derniers chiffres de l’ADEME pour les prévisions concernant l’économie verte. Pour l’évolution de l’emploi dans les autres secteurs ont été évaluées à partir d’autres études sectorielles.

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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 18:30

Exposant ses objectifs pour 2012, le 17 décembre devant l’Agora d’Europe Ecologie Les Verts, Eva Joly a déclaré que l’économie verte pourrait créer « jusqu’à un million d’emplois d’ici à 2020 » et représente  la seule voie « pour sortir de la crise ». La mesure devait être chiffrée en janvier 2012.  Source : AFP et JDD Voir article du JDD

 

A propos de la filière photovoltaïque, Eva Joly considère que le gouvernement et le moratoire de 2010 ont sinistré la filière et sont responsables de la perte de 17000 emplois dans le secteur.  Pour soutenir une filière européenne du PV, Eva Joly veut fermer l’accès aux marchés européens des produits venant d’usines qui ne respectent pas normes sociales, droits syndicaux et règles environnementales. La candidate d’EELV souhaite aussi développer la recherche dans les ENR au sein des PME en leur attribuant des fonds destinés à cela.

Source : L’Usine Nouvelle Voir l’article de l’Usine Nouvelle

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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 00:24

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                                                                    Un message de la manif du 11 juin à Paris

 

Après l’Allemagne, première puissance économique européenne, qui a décidé le 30 mai de fermer tous ses réacteurs nucléaires en 2022, la Suisse qui a annoncé l’abandon du nucléaire à l’horizon 2034, l’Italie, dont les citoyens viennent d’être consultés par référendum, s’est prononcée massivement (à hauteur de 95% des votants !) contre le retour du nucléaire.

Et les citoyens français, à qui on ne demande toujours pas leur avis sur la question, sont-ils si différents des suisses, des allemands et des italiens ?  

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                                                                        Un dessin qui vaut bien un discours

 

Un défi  mobilisateur en France aussi

La manifestation anti-nucléaire du 11 juin organisée par Sortir du Nucléaire Paris, Attac France et Echo Echanges ONG France Japon a réuni plusieurs milliers de participants à Paris. Elle a été rythmée par des concerts (avec la participation de groupes  japonais)  et des prises de parole d’experts, de personnalités  politiques (dont Martine Billard, Aurélie Filippetti, Yannick Jadot) et d’un représentant d’Enercoop, Jon Sofier, qui a expliqué le fonctionnement coopératif du fournisseur d’énergies 100% renouvelables.

 

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                                                              Sortir du nucléaire, c'est aussi créer des emplois

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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 23:03

 

Le débat sur le nucléaire que, à l’exception d’Europe Ecologie les Verts, les grands partis cherchent à esquiver, est bien parti pour avoir lieu sous l’impulsion des consommateurs et citoyens.

 

Hier, à l’occasion des 25 ans de Tchernobyl, dans un communiqué accusateur  «  25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la transparence n’irradie toujours pas… »,  l’Association de consommateurs UFC-Que Choisir a réclamé des Assises de l’Energie « pour garantir un accès de tous les Français à des énergies sûres et respectueuses de l’Environnement, à un juste prix ».

Revenant sur la rétention d’information relative à la contamination du territoire français en 1986 et à l’affaire Pellerin,  l’UFC Que Choisir dénonce le non-lieu au profit du Professeur Pellerin et la clôture de l’enquête. L’UFC Que Choisir critique aussi l’attitude des pouvoirs publics « qui se refusent  à lancer une véritable réflexion autour de la question du nucléaire, notamment sur les risques et les avantages associés à la production électronucléaire par rapport aux autres énergies, notamment les énergies renouvelables »

 

Voici le communiqué d’UFC Que Choisir :

 

25 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la transparence n'irradie toujours pas...

 

25 ans, jour pour jour après la catastrophe de Tchernobyl, l’UFC-Que Choisir, au vu de la double actualité sur le nucléaire (procès du Professeur PELLERIN et drame de Fukushima), s’alarme une nouvelle fois de l’absence de transparence sur le sujet et réclame des Assises de l’Energie pour garantir un accès de tous les Français à des énergies sûres et respectueuses de l’Environnement, à un juste prix.

Dès 1987, l’UFC-Que Choisir, qui avait « passé la France au compteur Geiger » pour mesurer les régions et les aliments les plus contaminés en raison du nuage toxique, alertait sur l’absence de pertinence de la communication du Professeur PELLERIN, Directeur du Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants. L’association soulignait que les contaminations avaient été largement sous-estimées. En effet, le Professeur PELLERIN et cette instance de contrôle n’ont cessé, au lendemain de la catastrophe, d’assurer que tous les aliments étaient comestibles sans restriction en faisant délibérément fi des taux maximaux de la recommandation de la Commission européenne du 6 mai 1986 qui s’imposait pourtant en France. Les analyses de l’UFC-Que Choisir révélaient d’ailleurs que bon nombre de produits dépassaient, en 1987 encore, les valeurs limites des recommandations1! Finalement, à l’époque, ce n’est pas le nuage, mais l’information qui s’était arrêtée à nos frontières !

25 ans plus tard, la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris a la possibilité de faire toute la lumière et laisser éclater la vérité sur cette communication fautive ayant des conséquences sanitaires en raison de la commercialisation de produits irradiés et donc potentiellement dangereux… L’UFC-Que Choisir est d’ailleurs intervenue devant la Chambre d’instruction pour souligner l’importance de maintenir l’enquête. Pourtant, le Parquet requiert le non lieu au profit du Professeur PELLERIN et, avec lui, la clôture de l’enquête… La Cour se prononcera le 7 septembre prochain. Alors que les informations émanant d’un service de contrôle ont vocation à certifier la conformité aux règles de santé et de sécurité d’un produit mis sur le marché, comment admettre que les investigations ne se poursuivent pas et que ne soit pas condamnée la sous-estimation délibérée des risques ayant abouti à tromper des millions de consommateurs sur la dangerosité potentielle de nombreux aliments ?

Au-delà de l’affaire Pellerin, les récents évènements de Fukushima ont réveillé le débat passionné autour du nucléaire mais les pouvoirs publics, pourtant prompts à organiser des Assises et Etats Généraux sur diverses thématiques, se refusent à lancer une véritable réflexion autour de la question du nucléaire, notamment sur les risques et les avantages associés à la production électronucléaire par rapport aux autres énergies, notamment les énergies renouvelables. Il est pourtant grand temps de réunir les experts et économistes pour que soit enfin évoquée cette question, plus particulièrement le coût économique immédiat (coût de production, d’entretien, de stockage et de recyclage des déchets) et le coût global qui intègre le poids des externalités sociales (impact sur les générations futures, investissements différés, pollution visuelle et sonore) des différentes énergies. L’attente est d’autant plus grande que de nombreux pays ont engagé ce débat au lendemain des évènements de Fukushima.

En ce triste anniversaire, l’UFC-Que Choisir appelle donc une nouvelle fois au maintien de l’enquête dans le procès PELLERIN et à l’organisation sans délai d’Assises de l’Energie pour dissiper, enfin, le brouillard informatif autour du nucléaire.

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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 12:09

La CLCV (Confédération du Logement de la Consommation du Logement et du Cadre de Vie), l’une des plus importantes associations françaises de consommateurs et d’usagers, demande un débat national sur l’énergie. Critiquant un sujet trop longtemps réservé aux experts, ce qui « ne correspond plus aux exigences de notre société », La CLCV souhaite « l’organisation d’un débat national sur notre modèle énergétique » en précisant « Il devra être décentralisé au plus près des consommateurs, usagers et citoyens ».

 

La CLCV demande la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

Dans l’immédiat, la CLCV demande trois mesures urgentes :

-          - L’arrêt de toute opération d’exploration et d’exploitation des gaz de schistes et un positionnement définitif après les conclusions d’un débat public loyal et non d’une commission d’experts.

-         -  La fermeture pour des raisons de sécurité de la centrale nucléaire de Fessenheim, construite selon des normes de sismicité qui ne sont plus à l'ordre du jour.

-          - Un accès économique garanti à l’énergie pour tous les consommateurs par le biais d'une réforme des grilles tarifaires pour remplacer « les dispositifs de tarification sociale stigmatisants qui ont montré leur inefficacité».

 

Le communiqué complet de la CLCV :

 

Il est urgent d’ouvrir un débat national sur l'énergie :

Les incompréhensions face aux augmentations des prix du gaz et de l’électricité, la question du nucléaire qui ressurgit avec les graves incidents de la centrale de Fukushima, les mobilisations citoyennes sur les projets d’exploitation des gaz et huiles de schiste sont différentes facettes d’une même question : celle de notre modèle énergétique.

Or, sur cette question qui est un choix de société fondamental, le débat a trop longtemps été capté par les experts. Les débats nationaux précédents n’ont pas permis d’associer le grand public. Cette situation ne correspond plus aux exigences de notre société, plus informée et désireuse de participer aux choix qui la concerne, et conduit au sentiment diffus que tout n’est pas dit, que les instances chargées de surveiller et d’informer sont juges et parties, suscitant alors un sentiment de défiance et un risque de rejet de toute innovation.

 Face à cette situation que la CLCV constate de plus en plus sur le terrain, nous demandons l’organisation d’un débat national sur notre modèle énergétique. Il devra être décentralisé au plus près des consommateurs, usagers et citoyens.

Parmi les pistes de réflexion à porter au débat, la CLCV avance l’urgence d’inverser les logiques économiques et de substituer aux politiques publiques visant à formater la demande à l’offre produite, une politique partant des besoins réels, redéfinis en mettant la priorité sur l’efficacité énergétique et en fournissant aux consommateurs et aux différentes catégories d’usagers les outils pour connaître, maitriser et réduire leur consommation. 

 En ce qui concerne les gaz et huiles de schiste - dont certains permis d’exploration ont été accordés dans la plus grande discrétion - la mobilisation des habitants, mais aussi des collectivités et des acteurs économiques locaux, a forcé le gouvernement à geler toutes les opérations de forage et d’exploration en cours.

La CLCV demande à ce sujet que  la Commission Nationale du Débat Public soit saisie pour organiser un débat national associant le grand public et tourné vers la mobilisation nécessaire à l’adaptation concrète de la société aux changements climatiques et à sa préparation à la raréfaction des énergies fossiles.

Le code minier doit en outre être modifié pour permettre la participation effective du public en amont de toute décision (enquête publique préalable au permis de recherche).

Les droits des riverains et des propriétaires de terrains doivent être mieux pris en compte (en restreignant notamment les droits d’occupation et de servitudes sur les propriétés privées accordés aux industriels).

Dans l’immédiat, trois décisions préalables devraient être prises :

    *   Concernant les gaz et huiles de schiste, l’arrêt de toute opération d’exploration et d’exploitation dans l’état actuel des technologies et un positionnement définitif après les conclusions d’un débat public loyal et non d’une commission d’experts ;

    * La fermeture pour des raisons de sécurité de la centrale nucléaire de Fessenheim, construite selon des normes de sismicité qui ne sont plus à l'ordre du jour ;

    *  Garantir l’accès économique pour tous les consommateurs aux services essentiels dont font partie les énergies. Il s’agit de remplacer les dispositifs de « tarification sociale » stigmatisants qui ont montré leur inefficacité, par un retour au droit commun, en réformant les grilles tarifaires élaborées il y des décennies dans un contexte économique et social fort différent, et en revalorisant les aides au logement afin de solvabiliser les ménages qui en ont le plus besoin.

Ces mesures ne doivent pas se limiter à l’électricité et au gaz naturel, mais être étendues au gaz butane et propane et aux réseaux de chaleur.

 

Source : CLCV http://www.clcv.org/Il-est-urgent-d%E2%80%99ouvrir-un-d%C3%A9bat-national-sur-l%C3%A9nergie--%5B-07.04.2011%5D.7128.0.html

 

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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 18:40

 

 « L’énergie éolienne coûte deux à trois fois plus cher que le nucléaire et les éoliennes ne produisent pas de façon continue et régulière » a déclaré  Valéry Giscard d’Estaing, ex-Président de la République, dans une interview au journal Le Monde du 25 mars. Il se trouve qu'au Japon plusieurs de ces éoliennes, honnies  par notre ancien Président de la République, ont bien résisté au séisme et au tsunami et ont continué d’alimenter en électricité la région de Tokyo, alors que les réacteurs nucléaires de Fukushima étaient hors service. La ferme éolienne semi-off-shore de Kamishu, à proximité de l’épicentre du séisme n’a subi aucun dommage.

Yoshinori Ueda, responsable de la JWPA (Japan Wind Power Association) a confirmé que « quasiment toutes les turbines éoliennes du pays étaient opérationnelles après avoir subi séisme et tsunami et que la minorité qui ne l'est pas nécessite des réparations infimes qui vont être rapidement effectuées. Selon Le développeur de parc éolien Eurus Energy Japan « 174,9 MW de capacité étaient disponibles grâce aux 8 parcs éoliens en fonctionnement, soit 64 % de la capacité totale des 11 parcs existants dans la partie est du Japon ».

Infos complètes sur http://energiesdelamer.blogspot.com/2011/03/japon-les-eoliennes-offshore-ont.html

 

 Même si c’est une bonne nouvelle, elle parait un peu dérisoire au regard de  l’étendue du désastre. Le réacteur numéro 3 de Fukushima Daiichi n’en finit pas de fumer,  des employés ont été irradiés et d’autres sont en train de s’épuiser  contre ce fichu réacteur chargé en MOX, le fameux combustible d’Areva qui contient 6 à 7% de plutonium et que le monde ne nous envie pas (aux dernières news, le convoi de MOX pour le Japon prévu le 4 avril et dénoncé par Greenpeace a finalement été annulé. Kensai Electric Power et Chubu Electric Power ont annoncé à Kyodo News qu’en raison d’un défaut de sécurité sur ce convoi, ils repoussent la livraison de Mox au moins jusqu’en 2013).

 

La mobilisation pour la protection des populations

 

Le CNIC ( Citizen’s Nuclear Information Center), une importante ONG japonaise basée à Tokyo, qui réunit des scientifiques, des militants et des citoyens pour un monde sans nucléaire, a demandé au gouvernement de faire évacuer d’urgence les populations confinées chez elles qui se trouvent dans un rayon de 20 à 30 km de Fukushima Daiichi. http://www.cnic.jp/english/

 

L’ACRO : Une souscription pour les demandes japonaises de surveillance de  la radioactivité

L’ACRO (Association française pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) a décidé de lancer une souscription pour soutenir les demandes japonaises en termes de surveillance citoyenne de la radioactivité dans l’environnement. « Les fonds recueillis qui ne seraient pas utilisés dans le projet seront intégralement reversés à des associations humanitaires qui viennent en aide aux victimes des catastrophes du Japon » précise le communiqué.

Infos sur www.acro.eu.org

 

« Le nucléaire nuit à santé » déclare le Syndicat de la Médecine Générale

Dans un communiqué inhabituel dans le milieu médical français, le Syndicat de la Médecine Générale rappelle les dangers de la radioactivité, la nécessité d’avoir des informations indépendantes et fiables sur la situation au Japon et dans les autres pays,  et invite médecins et citoyens à consulter le site de la Criirad pour se tenir au courant www.criirad.org (On ne peut alors que partager l’indignation de la  Criirad à propos de certaines rétentions d’informations). Le communiqué met en garde :

« Les calculs sur les retombées du nuage, pour ces jours-ci, en France métropolitaine, montrent qu’elles devraient être extrêmement faibles et ne pas nécessiter de précaution particulière ; toutefois il n’y a pas de seuil en dessous duquel on puisse affirmer que la radioactivité est sans risque pour la santé à long terme.

Ce troisième accident majeur de l'histoire du nucléaire (Après Three Mile Island aux USA en 1979 et Tchernobyl en Ukraine en 1986) montre à quel point il est important que tout soit mis en oeuvre pour une sortie du nucléaire le plus rapidement possible » conclut le communiqué.

Le communiqué en entier : http://www.smg-pratiques.info/Le-nucleaire-nuit-a-la-sante.html

Par Mijo - Publié dans : opinions - Communauté : L'architecture durable
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 12:25

Le Commissaire européen à l’Energie Günther Oettinger, a parlé d’apocalypse à propos de la catastrophe nucléaire au Japon,  et c’est bien de cela qu’il s’agit. Tout notre soutien, nos pensées et notre respect vont au peuple japonais et aux employés de Fukushima qui luttent au péril de leur vie pour contenir le désastre.

Les matches de coupes d'Europe disputés cette semaine seront précédés d'une minute de silence et jeudi 17 mars à 10 heures, il y aura aussi une minute de silence dans le monde entier en hommage aux victimes du séisme au Japon.

 

Un sismologue japonais avait alerté sur les risques

Face à cette horreur atomique, la plupart des gens encore en vie sur cette terre se posent des inévitables questions. La catastrophe était-elle prévisible ? Un sismologue japonais, Ishibashi Katsuhiko, professeur au Centre de Recherche sur la sécurité et sureté urbaine de l’Université de Kobe, avait mis en garde dès 2006 sur le risque couru par les centrales nucléaires japonaises. Il a fait partie d’un comité d’experts et, n’ayant pas été écouté, en a claqué la porte.

http://www.japanfocus.org/-Ishibashi-Katsuhiko/2495

Et pourquoi donc, un spécialiste du sujet, un sismologue et professeur émérite n’a-t-il pas été davantage écouté dans son propre pays ? On se doute un peu que  les intérêts financiers ont davantage pesé que les critères de sécurité de la population. Mais la population elle, n’avait-elle pas aussi son mot à dire ? Le Japon n’est pas un pays totalitaire et les souffrances endurées à Hiroshima et Nagasaki sont dans les mémoires et ont laissé des cicatrices. Il y a donc bien des citoyens japonais qui ont exprimé aussi leur opposition à des choix si risqués. « Le mouvement antinucléaire japonais est puissant, mais il n’a rien pu faire contre les lobbies industriels qui avaient décidé la construction de ces centrales à haut risque » écrit l’historien Pierre-François Souyri dans un intéressant article « Le tsunami oblige le Japon à repenser sa politique» paru dans Le Monde du 15 mars.  La voilà donc l’explication ou, tout au moins, une partie de celle-ci.  Et c’est atterrant. Contre la voix des citoyens, c’est  le lobby atomique qui a emporté la partie. Avec  la conséquence qui s’en suit…

 

Et en France, le risque nucléaire, un choix démocratique ?

Pour ceux que ça intéresse, une pétition pour un référendum sur le nucléaire en France :

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation.php?id=266

 

 

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