Selon le dernier bilan de RTE (Réseau de Transport de l’Electricité), le parc éolien français représente 6640 MW raccordés fin 2011.
L’année dernière, avec seulement 875 MW installés, il a progressé plus faiblement qu’en 2010 (durant laquelle sa croissance a représenté 1200 MW) *. Pour le Syndicat des Energies Renouvelables et
France Energie Eolienne, « cela représente une chute très préoccupante de 30% des MW annuellement raccordés ».
« Ce rythme de développement est très insuffisant : c’est 1 350 MW par an qu’il nous faudrait raccorder pour être au rendez-vous du
Grenelle de l’environnement qui fixe à la filière un objectif de 19 000 MW terrestres en 2020. » précise le communiqué du SER-FEE.
En cause : Certes la difficulté de raccordements due au manque de capacité d’accueil des réseaux électriques et la conjoncture économique,
mais aussi des contentieux abusifs (dans plus de 75 % des cas, l’annulation du projet ou de la ZDE est refusée par le Tribunal administratif) qui retardent les chantiers, ainsi que de nouvelles
dispositions très contraignantes (ICPE, obligation de réaliser des parcs de 5 éoliennes, schéma régional éolien en plus des ZDE).
Supprimer l’obligation de 5 mâts et les ZDE
Pour atteindre l’objectif fixé (qui est aussi un engagement européen du Paquet Energie Climat), Jean-Louis BAL, Président du SER, et Nicolas
WOLFF, Président de FEE, la branche éolienne du SER, demandent « la suppression de la règle des cinq éoliennes minimum et celle des ZDE, une fois les schémas régionaux éoliens
adoptés ». 2 mesures « faciles à mettre en œuvre » précise Elodie Perret, Chargée de mission filière éolienne au SER. Dans certaines régions, comme la Bretagne, l’obligation de 5
éoliennes minimum a éliminé plus d’1/3 des projets. Un gâchis, alors que la zone géographique, bien ventée, manque d’électricité, et que les petits parcs éoliens s’insèrent mieux dans les
paysages.
Le parc éolien évite le recours aux centrales thermiques et contribue à l"équilibre offre-demande
rappelle un autre communiqué du SER.
Jeudi 2 février, alors que la température moyenne en France a été de – 4°C, le parc éolien a couvert en moyenne 4 % de nos besoins en
électricité (taux atteint y compris lors de la pointe de consommation de 19h), en parvenant à des puissances de production de plus de 4000 MW : c’est l’équivalent de deux fois la puissance
électrique consommée par la ville de Paris.
Cette production réduit d’autant le recours aux centrales thermiques (charbon, gaz et fioul), polluantes et au coût de production élevé,
ainsi que les importations d’électricité.
La situation actuelle démontre une nouvelle fois que les périodes de grand froid ne sont pas synonymes d’une absence de production
éolienne. RTE l’avait constaté dès 2007 et le rappelle régulièrement depuis : « L’analyse météorologique à l’échelle nationale ne montre pas que les périodes de froid intense s’accompagnent
systématiquement de faibles productions éoliennes ». Au contraire, la production éolienne est en moyenne plus élevée durant ces périodes.**
Le dispositif IPES (pour l’insertion de la production éolienne et photovoltaïque sur le système) mis en place par RTE permet de prévoir
chaque jour et de manière satisfaisante la production éolienne sur le territoire et d’y adapter les besoins restants. Ainsi, le parc éolien participe pleinement à l’équilibre offre demande. C’est
ce que rappelle régulièrement RTE dans le Bilan Prévisionnel*, en précisant « qu’en France, 25 000 MW d’éoliennes ou 5 000 MW d’équipements thermiques apparaissent équivalents en termes
d’ajustement du parc de production ».
*Source Bilans électriques RTE 2009 - 2010 – 2011. Ces chiffres concernent la France métropolitaine
** Document source (équilibre offre-demande) : http://www.rte-france.com/fr/mediatheque/documents/l-electricite-en-france-donnees-et-analyses-16-fr/publications-annuelles-ou-saisonnieres-98-fr/bilan-previsionnel-de-l-equilibre-offre-demande-100-fr
France Energie Eolienne, la branche éolienne du SER, compte plus de 230 adhérents. L’éolien représente un chiffre d’affaire de plus de
2 milliards d’euros et plus de 11 000 emplois en France.
le site internet de FEE : http://fee.asso.fr
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