Partager l'article ! Photovoltaïque : Un projet de révision des tarifs fait polémique: Les organisations agricoles de Saône-et-Loire dénoncent un projet de d ...
Les organisations agricoles de Saône-et-Loire dénoncent un projet de décret gouvernemental sur le point d’être signé par le Ministère de l’Economie qui envisage de baisser le tarif d’achat pour la production d’électricité sur les bâtiments agricoles à 0,45 € le kWh contre 0,65 €/kWh actuellement.
Voici le communiqué commun publié par la FDSEA71 , les Jeunes agriculteurs de la Chambre d’Agriculture et de la FDCoop de Saône-et-Loire :
« Très largement sollicitée et vivement encouragée pour produire des énergies renouvelables, la profession agricole s’est naturellement intéressée à ces opportunités, notamment à la production d’électricité à partir de panneaux photovoltaïques installés sur les toitures des bâtiments.
Les agriculteurs fondaient ainsi de réels espoirs sur ces nouvelles perspectives à même d’offrir un minimum de stabilité à leur exploitation. Ces projets permettaient d’envisager le cumul d’une baisse des charges sur l’important poste "Bâtiments" avec la production d’énergie propre et renouvelable. Ils se révélaient économes en foncier, privilégiant l’utilisation de toitures et non la consommation et l’artificialisation de sols agricoles.
Aujourd’hui, ces espoirs s’effondrent !
En effet, un projet de décret prévoit la suppression à l’accès au tarif le plus favorable de rachat de l’électricité produite sur les bâtiments agricoles, y compris ceux dits "clos et couverts". Ce texte donne un coup d’arrêt net et irréversible aux nombreux projets en cours, pour lesquels les agriculteurs - sur la base de la réglementation actuelle - ont déjà engagé de nombreux frais.
A l’heure où Copenhague tire le rideau d’un Sommet médiatisé, où la France a mis toute son énergie au service d’une société plus vertueuse au regard de sa consommation d’énergies fossiles et de production de gaz à effet de serre, la profession agricole se refuse à croire que notre pays puisse aussi radicalement changer de politique s’inscrivant en rupture avec ses récents engagements.
Ce projet de décret brise brutalement les initiatives en cours, cassant nette une solution aux avantages environnementaux évidents.
En tout état de cause, il est absolument inconcevable et totalement inadmissible que les projets en cours - qui ont engagé d’importants investissements - ne puissent aboutir sur les bases des règles actuellement connues.
Faut-il rappeler que pour la deuxième année consécutive, les revenus de tous les secteurs de l’Agriculture s’effondrent entraînant une crise d’une ampleur inégalée depuis l’après-guerre, et cela alors que se profile la nouvelle Politique agricole commune de l’après 2013, avec de lourdes menaces pour nos exploitations ».
Source : Agrisalon