Partager l'article ! Le périple extraordinaire de Greenhaviour: « Greenhaviour », La voiture sans chauffeur ...
« Greenhaviour », La voiture sans chauffeur avec panneau solaire et capteur de CO2 pour mesurer les pics de pollution sur son passage, a parcouru 13000 km entre Parme et Shanghaï. C’est une initiative commune entre IBM Human Centric Solution Center et VisLab, un laboratoire de recherche issu de l’université italienne de Parme. But : Expérimenter la collecte de données environnementales, la géolocalisation et les énergies alternatives.
Du 20 juillet au 10 octobre dernier, 4 de ces véhicules électriques tendance « Power Flower », accompagnés de 3 camions pour la logistique et d’une équipe de 20 personnes, ont traversé 7 pays, de Parme à Shanghaï et ont fait une arrivée remarquée à l’Exposition Universelle. Le convoi a fait sensation sur la route. Le van en tête était toutefois conduit par un chauffeur, le second suivant de façon autonome. Le panneau solaire a servi à alimenter et à climatiser l’informatique embarquée à bord. Dans les zones isolées, quand le rechargement électrique des véhicules n’était pas possible, l’équipage a utilisé un groupe électrogène précise Alberto Broggi de VisLab. Sur le toit des véhicules, un capteur (conçu par la société Sensaris, celle qui a fait le capteur de « la montre verte ») recueillait les données extérieures sur le CO2, le monoxyde de carbone, la température, l’humidité et le bruit, tout au long du voyage. Ces données étaient ensuite transmises sur un smartphone qui les communiquait sur internet en utilisant les réseaux télécom des 7 pays traversés. Les chiffres de taux de CO2 étaient diffusés sur le web via le canal Twitter de façon à ce que toute personne intéressée puisse avoir accès aux données en temps réel.
L’expérience a prouvé que l’on pouvait collecter des infos sur la pollution de l’air, tout au long d’un parcours long et extrême avec de simples téléphones mobiles. Chez IBM Human Centric Solution Center, on se dit conforter dans l’idée que « toute personne peut, si elle le souhaite, transmettre des informations clé aux villes, collectivités locales ou aux régions afin de leur permettre de prendre les bonnes décisions en termes de gestion de leurs espaces urbains ». Le capteur qui coûte entre 300 et 400 €, peut très bien être mis sur un bus, un scooter ou un vélo. Il peut être adapté pour détecter d’autres émissions, comme les particules fines (une version ad hoc existe déjà) explique Michaël Setton, fondateur et Directeur technique de Sensaris.
A noter que la voiture sans chauffeur en tant que telle, suscite beaucoup d’intérêt dans le monde des technologies de pointe : Google a expérimenté en octobre dernier aux Etats-Unis des voitures sans chauffeur (reposant sur des modèles Prius Toyota et une Audi TT). Dans la foulée, l’université de Berlin a dévoilé des essais de conduite sans chauffeur d’une Volkswagen Passat équipée de caméras, de lasers et d'appareils de navigation par satellite.