Vendredi 7 mars 2008
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Pour les stations de montagne, le développement durable est une question de survie. Le réchauffement climatique fragilise les écosystèmes montagnards et met en péril la viabilité économique des
stations. Depuis 1960, il y a 40% de neige en moins à 1300 m d’altitude, et la température dans les Alpes a augmenté de 2°C au XXème siècle. Or, un réchauffement de 4°C pourrait entraîner la
disparition de plus de 60% des stations françaises des Alpes.
Face au danger,
l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne (ANMSM) en partenariat avec
l’ADEME et l’association
Mountain Riders
ont défini une Charte Nationale en faveur du développement durable en station
www.anmsm.fr/docs/charteenvironnement.pdf
Afin d’encourager les bonnes pratiques,
Mountain Riders édite pour la 2
ème année, le guide vert des stations
de montagne. Il répertorie les actions environnementales (en matière d’énergie, de transport, de déchets, d’aménagements…) de 58 stations qui ont répondu à l’enquête menée par Mountain Riders
l’été 2007. Exemples : A Valloire : une micro-centrale hydraulique turbine aux eaux usées de la commune pour produire de l’électricité ; A Pralognan (Vanoise), les refuges
d’altitude sont équipés de panneaux solaires.
Chamonix veut plus de ferroutage
« La vallée de Chamonix étant étroite (moins d'1 km de large), l'évacuation de la pollution est très mauvaise. Faire grimper des poids lourds de 40T jusqu'à une altitude de près de
1300 m, pour les faire redescendre de l'autre côté, est un non-sens (…) La consommation d'un camion, qui est de 35-40 litres/100 km en plaine, passe à 175-215 litres/100 km lorsque la pente
atteint 7% (source INRETS). Les camions réglés pour les pays de plaine du nord de l'Europe polluent encore plus, car à 1000 m d'altitude leurs moteurs sont complètement déréglés (…)
Le transport est responsable d'environ 30% des émissions de gaz carbonique. Ce secteur est responsable de 85% de l'augmentation annuelle des émissions de gaz à effet de serre en France, alors
que la plupart des secteurs industriels essayent de réduire leurs émissions.
Un camion de 40T, circulant sur terrain plat à 90 km/h émet 5 kg de CO2 au kilomètre ! (Source INESTENE). En montagne ces émissions atteignent des niveaux astronomiques.»
Solutions : Développer le ferroutage et moderniser le réseau ferré actuel (le nouvel axe Lyon-Turin doit être majoritairement dédié au fret et non une simple capacité de transit supplémentaire),
développer le transport fluvial, faire payer les vrais coûts de la route au transport routier, interdire la circulation des camions la nuit (c’est interdit en Suisse depuis 1932).
L'association
Pro Mont-Blanc, elle, veut faire inscrire le Mont-Blanc au patrimoine mondial de l’UNESCO. Motif : C’est le seul des plus grands
massifs de la planète à ne pas bénéficier d’une rigoureuse protection.