Partager l'article ! 150 entreprises françaises prêtes pour l’éolien: « D’ores et déjà l’industrie française possède tous les atou ...
« D’ores et déjà l’industrie française possède tous les atouts pour développer l’éolien » affirme une étude de CapGemini Consulting réalisée pour le compte du SER-FEE (le Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche France Energie Eolienne) et de l’ADEME. Selon cette étude, présentée aujourd’hui à la presse, 150 entreprises françaises (sur 400 contactées) ont déclaré avoir des infrastructures et des compétences nécessaires à la fabrication des composants d’une éolienne (multiplicateur, arbre principal, mâts, pales, coque de la nacelle, moyeu de rotor et chassis de la nacelle, alternateur, freins…). Ces entreprises sont principalement des PME/PMI (comme First Aquitaine Industrie) et des grands groupes (comme EADS). Certaines ont déjà constitué des clusters comme le Pôle Eolien Lorrain.
CapGemini Consulting a annoncé le lancement d’une plateforme web permettant à toutes les entreprises intéressées par l’éolien d’échanger informations, projets et expériences :
Une opportunité économique
Dans un contexte de chômage et de désindustrialisation, "l’éolien représente une opportunité de relance et de diversification" souligne André Antolini, Président du SER. Il ne s’agit pas de nouveaux métiers. Les compétences historiques des entreprises françaises dans la métallurgie, l’aéronautique et les chantiers navals sont adaptées et transposables. D’ailleurs, la filière éolienne compte déjà 10000 emplois en France. Néanmoins la création d’un marché domestique, nécessaire pour conquérir le marché mondial, est laborieuse. En cause : Une réglementation pesante, instable et obscure. Alors qu’il faut moins de 2 ans pour obtenir un permis de construire et installer des machines dans les autres pays européens, il faut 4 ans en France.
Qui veut tuer l’éolien en France ?
Les conclusions du rapport Ollier qui prévoient de durcir encore les conditions d’installation des éoliennes alarment les représentants de la filière. « Nous sommes inquiets par ce qui est proposé » déclare Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne (branche éolienne du SER). Les 3 propositions les plus redoutées :
- L’obligation de parcs d’un minimum de 15 MW, qui condamne tous les petits parcs (15 MW étant actuellement la moyenne des parcs) alors qu’ils s’insèrent plus facilement dans les paysages.
- L’opposabilité des schémas régionaux.
- Le classement des éoliennes en ICPE.
En 2009, l’éolien a représenté un marché mondial de 37 500 MW, soit un chiffre d’affaires d’environ 50 MM d’€. Récemment, Siemens a déclaré son intention de créer une usine de fabrication d’éoliennes off-shore au Royaume-Uni avec 700 emplois à la clé. L’américain GE Energy a annoncé investir 340 millions d’€ en Europe pour développer des activités liées à l’éolien dans 4 pays (Suède, Norvège, Allemagne, Royaume-Uni). En France, une poignée de parlementaires peut-elle bloquer une industrie d’avenir ?
Etude de CapGemini Consulting disponible sur le site du SER www.enr.fr