Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 17:11

 

A l’issue de la réunion interministérielle qui s’est tenue aujourd’hui, l’obligation d’achat concernant l’électricité produite par les nouvelles installations photovoltaïques (y compris celles qui sont en file d’attente, mais c'est à confirmer) est suspendue pour 3 mois. Les installations photovoltaïques domestiques inférieures à 3kWc ne sont pas concernées et bénéficient toujours de l’obligation d’achat.

 

NB : Toutes mes excuses pour des infos erronées publiées (mais rapidement effacées) à ce sujet là. Ce n ‘est pas un moratoire à propos de la révision des tarifs d’achat qui a été décidé mais bien une suspension de 3 mois de l’obligation d’achat.  

Par Mijo - Publié dans : solaire - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 09:37

 

Suite au projet de révision des tarifs d’achat de l’électricité solaire qui devrait être décidé aujourd’hui lors d'une réunion interministérielle, le Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque qui réunit 550 membres, réclame une concertation.

 

Voici son communiqué :

 

"Un nouveau changement de règles concernant le tarif d'achat du photovoltaïque (le troisième cette année) se profile à l’horizon, encore une fois annoncé par médias interposés, encore une fois sans demander l’avis de la filière, encore une fois sans mesurer les conséquences des choix qui vont être faits.

 

Alors que les nouvelles normes d'intégration des panneaux au bâti pour 2011 ne sont toujours pas connues et que la concertation promise par le gouvernement à la rentrée n’a pas eu lieu, ce nouveau changement de règles est intolérable.

 

Même s’il est nécessaire de faire évoluer ce tarif, le GPPEP ainsi que d’autres acteurs de la filière Photovoltaïque, désirent que ce tarif soit fixé en concertation avec tous les acteurs, de manière pérenne, durable et non modifié de manière aléatoire et au bon vouloir du Gouvernement.

 

N’oublions pas que ces différents changements font perdre confiance dans cette énergie propre et renouvelable qu’est le photovoltaïque et ne donnent pas aux futurs producteurs, la visibilité nécessaire pour préparer et financer leur projets.

 

Le GPPEP, en tant que représentant des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque, demande, une fois de plus, au Gouvernement un dialogue constructif avant toute décision définitive, lors d’une réunion nécessaire et demandée par tous les acteurs de la filière photovoltaïque.

 

Le GPPEP demande au Gouvernement une réunion de concertation, avant toute décision définitive, au cours de laquelle il lui fera part de ses craintes et de ses propositions pour l’avenir du photovoltaïque."

 

Créée en Septembre 2009, l’association loi 1901 GPPEP pour « Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque » a pour but premier de représenter et défendre ses adhérents, auprès des instances gouvernementales et des acteurs de la filière photovoltaïque (professionnels, …). GPPEP est une association créée par des particuliers ayant des panneaux photovoltaïques, pour des particuliers ayant déjà une installation ou désirant en posséder une.

Source : GPPEP http://gppep.org

Par Mijo - Publié dans : solaire - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 11:36

 

Une réunion interministérielle se tiendra demain pour réviser le cadre réglementaire du photovoltaique. Les professionnels n’y sont pas conviés et les PME de la filière craignent que des décisions brutales cassent la dynamique d’un secteur qui crée des emplois en dépit d’un contexte de marasme économique.

 

Voici le communiqué d’Enerplan (Association de professionnels du solaire) :

 

« Nous prenons actes de l’organisation d’une réunion interministérielle sur le photovoltaïque, qui doit se tenir le 2 décembre. Après le remaniement, il est à propos que les différents ministères et services de l’Etat concernés, puissent poser les jalons de l’évolution de la politique photovoltaïque française.

 

Toutefois, cette réunion ne saurait être conclusive, sans trahir l’esprit et la pratique du Grenelle de l’Environnement. Alors que le précédent gouvernement avait annoncé une concertation avec les professionnels pour l’automne, que le rapport de l’Inspection Général des Finances appelait à la concertation pour définir une nouvelle régulation du secteur, que les parlementaires auditionnent les acteurs pour essayer de comprendre la réalité derrière les chiffres brandis, on ne peut imaginer que l’exécutif dessine l’épure et les détails de la nouvelle régulation du secteur lors de cette réunion, sans que les professionnels ne soient entendus. Une filière qui a créé plus de 10 000 emplois en 2010 et plus de 20 000 en 3 ans, à contre courant de la crise économique et sociale, mérite vraisemblablement une gouvernance responsable pour consolider un secteur à très fort potentiel.

 

La filière photovoltaïque française, a depuis la publication du rapport de l’IGF et la mise en œuvre des réductions du soutien public en septembre, travaillé pour poser un diagnostic et élaborer des propositions. Ces dernières s’articulent sur le principe d'une baisse prévisible et mesurée des tarifs d'achat, qui évite les aléas spéculatifs tout en misant sur l’emploi. Elles n’ignorent pas qu’il faille à la fois faire la transparence sur la file d’attente tout en réformant l’entrée et la sortie de celle-ci.

 

L’essentiel est aujourd’hui de s’entendre, avec le gouvernement et les parlementaires, sur une stratégie solaire française qui dote la filière d'un cadre juridique clair, stable et durable. Cela ne peut procéder que de la concertation autour d’une gouvernance de la filière photovoltaïque française, que la réunion interministérielle devrait initier. Enerplan souhaite que le gouvernement engage cette nécessaire concertation, avant qu’il ne rende ses arbitrages ».

 

Qui veut assassiner la filière française naissante ?

 

La filière photovoltaique française, contrairement à ce que laisse entendre le rapport Charpin, elle existe, ça n’est pas une légende urbaine. Les toits français ne sont pas menacés par une invasion de panneaux chinois. Actuellement, ceux qui veulent investir dans une installation photovoltaique découvrent avec bonheur que le petit installateur du coin qui vient d’embaucher un couvreur, peut souvent lui proposer des panneaux français (Sillia ou Photowatt, par exemple).

 

Photowatt, Sillia, Solarezo, Fonroche… ces entreprises françaises prometteuses ont eu le courage d’investir dans un secteur innovant, et finalement pas tellement aidé.  Alors que le chômage sévit toujours dans notre pays, ces entreprises créent des emplois.

 

Sillia Energie qui fabrique des panneaux photovoltaiques à Lannion depuis juin 2009 a l’intention d’ouvrir une deuxième ligne de production en 2011 et prévoit de nouvelles embauches. Son objectif :  Optimiser la production et abaisser le coût industriel du panneau.

 

Solarezo (siège à Lyon) va ouvrir  également une seconde ligne de production à Pontonx sur l’Adour (dans le Sud-Ouest) d’ici la fin de l’année. Le site employait une cinquantaine de personnes en décembre dernier, 80 aujourd'hui, et 100 normalement fin 2010.

 

Fonroche (fabricant de panneaux basé à Roquefort) avait 4 salariés à ses débuts en 2008 et en a 280 aujourd’hui.

 

Cette nouvelle industrie dérange-t-elle  les apparatchiks ?

 

Par Mijo - Publié dans : solaire - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 23:13

 

Enercoop, le fournisseur d’énergie d’origine 100 % renouvelable,  vient de réagir  à l’adoption de la loi NOME à l’Assemblée nationale. Voici le communiqué d’Enercoop  :

 

« La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité) a été votée hier en deuxième lecture à l'Assemblée Nationale, sans modification apportée au texte arrêté par le Sénat. La loi est donc à présent définitivement adoptée. Destinée à favoriser la concurrence entre fournisseurs, elle prévoit notamment une mise à disposition d'une partie de la production nucléaire d'EDF auprès de ses concurrents, à un prix non encore fixé.

 

La loi dans son ensemble ne participe en rien à une transformation vertueuse du secteur énergétique français. Ainsi, aucune avancée n'a été notée quant à l'accès aux énergies renouvelables. « La loi NOME est une occasion ratée : elle aurait pu permettre de repenser le modèle énergétique français, pour l'orienter vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solutions d'accompagnement à la maîtrise de la consommation, tout en impliquant les citoyens dans la construction de ce modèle. » regrette Patrick Behm, Président d'Enercoop.

 

Un amendement avait pourtant été proposé par Enercoop dans ce sens, demandant que le mécanisme de compensation accordé à EDF pour l'achat de production d'origine renouvelable soit étendu aux fournisseurs qui en font la demande. Ceci afin de créer de nouveaux débouchés pour des énergies que la politique énergétique française se doit de promouvoir en priorité. L'amendement a été rejeté par le Parlement . »

 

Commentaire :  La France reste donc  en infraction avec la législation européenne, puisque la loi NOME n’a pas supprimé la discrimination entre les fournisseurs d’énergie.  Un choix qui est  en contradiction avec les dispositions de la directive européenne du  26 juin 2003.

Par Mijo - Publié dans : énergies renouvelables
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 17:05

 

Un Plan d’Action de Descente Energétique, qu’est-ce que c’est ?  


C’est un programme de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de dépendance au pétrole à l’horizon 2030 choisi par des « villes en transition ». La population est d'abord invitée à imaginer la vie qu'elle espère en 2030, localement et presque sans pétrole, et ensuite à imaginer les étapes à suivre pour concrétiser cet objectif.

Le mouvement des "Territoires en Transition" est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la ville de Totnes au Sud-ouest de l’Angleterre.  Un an avant, Rob Hopkins, enseignant en permaculture,  a créé un modèle de transition avec ses étudiants à Kinsale en Irlande, en réaction au changement climatique et au pic de pétrole. C’est un mouvement a-politique, non religieux, qui réunit des citoyens soucieux de diminuer leurs besoins énergétiques à l’échelle locale.

 

325 initiatives dans une quinzaine de pays

 

Il y a aujourd'hui 325 initiatives de transition dans une quinzaine de pays et près de 300 en cours de démarrage. En France, les villes en transition sont : Bayonne, Bordeaux, Gan, Gironde, Grenoble, Marseille, Orléans, Pau, Salies-de-Béarn, Saint-Quentin-en Yvelines, Sucy en Brie, Trièves, et Villiers Saint Frédéric.

 

Un groupe de "transitionneurs" vient de se mettre en place en Ile de France, à partir d’initiatives qui démarrent à Saint-Quentin-en Yvelines, Sucy en Brie, et à Paris dans le 15ème  et bientôt les 19è et 12ème.

 

Conférence-débat le 9 décembre à Paris

 

La ville anglaise de Totnes,  a publié au printemps 2010 son propre Plan d'action de descente énergétique. Comme ce plan a-t-il été collectivement rédigé? Comment la population y a-t-elle été associée? Quelles relocalisations y sont envisagées? Comment se partagent les rôles entre institutions et habitants? Que peut-on y gagner? A quoi faut-il renoncer? Et (surtout) comment nous, à Paris et en Ile-de-France, pouvons-nous nous en inspirer pour imaginer et construire notre vie après le pétrole?

 

Sur ce sujet, une conférence-débat avec Mathilde Szuba et Luc Semal, (doctorants en sociologie, qui suivent depuis 4 ans le mouvement des Villes en Transition) aura lieu le 9 décembre 2010 à 19h00 à la Maison des Associations du 12ème (181 avenue Daumesnil, Métro: Daumesnil)

 

Réseau des villes en transition : http://transitionnetwork.net

 

Le mouvement en France : http://www.transitionfrance.fr

Par Mijo - Publié dans : économies d'énergie - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 20:12

eolienne-vue-du-sol--Christophe-Mongredien-.jpg

 

                                                                    Photo : © Christophe Mongrédien /CLER

 

Hier, un grand vent a balayé la France et a généré une importante production éolienne dans notre pays. Le 11 novembre 2010, le parc éolien français a produit 5% de l’électricité consommée.  Bonne nouvelle. Si ce chiffre reste modeste par rapport aux records réalisés en Espagne (le 8 novembre 2009, les éoliennes espagnoles ont assuré 53% de la production électrique du pays), il est significatif pour une énergie dont le développement a été et est toujours très entravé chez nous.

 

Dans un communiqué, le Syndicat des Energies Renouvelables cite les données de RTE qui révèlent que « le parc éolien français a atteint une puissance de production de 3868 MW jeudi 11 novembre à 20h : les éoliennes ont alors fourni plus de 70 % de leur puissance totale ».  Ainsi « C’est la première fois que la France atteint une puissance éolienne instantanée aussi élevée, représentant près de deux fois la consommation moyenne d’une ville comme Paris ».

 

Une énergie utile pour passer les pointes

 

« Le parc éolien a couvert 5 % de la consommation électrique de la journée d’hier. A 20 h, au moment où la demande en électricité est particulièrement forte en cette période de l’année, 6% de la consommation électrique française était couverte par l’éolien. La part est passée à 7 % un peu plus tard dans la soirée.

Ce  chiffre montre l’apport incontestable de l’énergie éolienne dans le mix énergétique, qui se substitue à la production électrique à partir de centrales thermiques » souligne le communiqué.

Le SER conclut en rappelant que «la puissance du parc éolien installé s’élève fin septembre à plus de 5 200 MW. Le Grenelle a fixé à la filière un objectif de 25 000 MW en 2020, ce qui confirmera le rôle majeur de cette forme d’énergie dans la lutte contre le changement climatique et l’indépendance énergétique de notre pays ».

 

Les éoliennes évitent des importations d’électricité

 

Quelques jours avant, lundi 8 novembre, EDF annonçait que 9 réacteurs nucléaires seraient arrêtés  en 2011, dans le cadre des visites décennales nécessaires au prolongement de leur exploitation de 10 ans. Ces opérations prennent 90 à 100 jours contre 30 à 45 jours lors des arrêts simples pour maintenance et rechargement en combustible. Heureusement donc que nous avons de belles éoliennes qui nous évitent des importations d’électricité carbonée et préservent notre PIB ! N’est-ce pas Monsieur Ollier ?

 


Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 13:32

maison-Monomur-Copyright-Bernard-Menguy.jpg

 

                                                              Maison en Monomur  © Bernard Menguy

 

Imputrescible, ininflammable et naturellement isolante, la brique Monomur est l’un des matériaux  favoris de l’éco-construction.  Pour  faire connaître davantage ses atouts, la FFTB (Fédération Française des Tuiles et des Briques) lance un site internet dédié à la brique Monomur terre cuite :

www.monomur.com

 

En prime, du 13 au 20 novembre, un coach en éco-construction répondra gratuitement  à toutes les questions sur les maisons BBC, le choix des matériaux, les critères à prendre en compte…

 

Le coach, Bernard Menguy, Architecte-Urbaniste, installé à Vannes-56, dirige un cabinet de 14 collaborateurs. Il s’est spécialisé depuis 1981 dans l’approche environnementale des projets d’aménagement et de construction. Il a été l’un des précurseurs, en France, de l’éco-construction, en portant un attachement fort à l’approche bioclimatique, aux éco-matériaux et à la relation habitat et santé. Il fut l’un des tout premiers à utiliser le système en brique monomur dans ses projets d’habitation.

   Pour bénéficier de ses conseils, il suffit de laisser ses coordonnées sur le site www.monomur.com du 13 au 20 novembre 2010. Bernard Menguy répondra ensuite personnellement à chacun (nombre de place limité aux 30 premiers inscrits).

 

 

 

Par Mijo - Publié dans : écoconstruction - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 16:08

 

Nos  produits locaux qui font la réputation gastronomique de  la France sont-ils menacés par l’industrie nucléaire, ses rejets et ses déchets ? 

 

Après les fuites en 2008 au complexe nucléaire du Tricastin, les producteurs des vins des Côteaux du Tricastin, une appellation AOC (Appellation d’Origine Contrôlée),  ont exigé de changer de nom pour enrayer une chute des ventes.  Il  y a quelques temps,  le CIVC (Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne) a déposé une requête contre le centre de stockage de déchets radioactifs de Soulaines, en Champagne-Ardennes, inquiet de l’impact  des effluents  liquides et gazeux  du centre sur le vignoble champenois.  Le tribunal administratif a rejeté cette requête, mais  le CIVC déclare rester vigilant. L’info a été reprise dans les journaux et webzine étrangers http://www.decanter.com/news/wine-news/50403/champagne-loses-soulaines-nuclear-dump-appeal) et a suscité différents commentaires  «  a sad day for Champagne indeed ! ».  Dans un article, Univers Nature s’est posé  la question : « Si les concurrents étrangers du champagne (Californie, Australie, etc.) se mettaient à orchestrer une savante campagne de dénigrement du type 'champagne = nucléaire', l'appellation Champagne y résisterait-elle ?»

 

Les rejets de tritium en augmentation

 

Le tritium est de l'hydrogène radioactif rejeté dans l'environnement en grande quantité par les installations nucléaires. Cette année, la centrale de Flamanville a été autorisée à en rejeter davantage, et  L’EPR quand il fonctionnera, rejettera  encore plus de tritium que les centrales nucléaires classiques. Or les effets cancérigènes et mutagènes du tritium inquiètent la communauté scientifique.  L’ARCO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) rappelle qu’en 2007, un groupe d’experts scientifiques britannique (AGIR) recommandait de réévaluer la radiotoxicité du tritium en la multipliant par deux. Un autre groupe d’experts au niveau européen (groupe de l’article 31 d’Euratom) est allé dans le même sens. En 2008, les autorités britanniques entérinaient ces conclusions. Certains experts (CERRIE) vont plus loin et proposent de multiplier par un facteur allant de 10 à 30 cette radiotoxicité.

 

Le nucléaire, ça commence à bien faire, non ?

Par Mijo - Publié dans : opinions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 23:03

 

Alors que la loi Grenelle 2 a durci la réglementation pour l'implantation des éoliennes terrestres (5 mâts minimum, classement en ICPE sous le régime d'autorisation), le dernier baromètre d’opinion sur l’énergie et le climat 2010 publié par le Commissariat Général au Développement Durable et cité par le Syndicat des Energies Renouvelables, révèle que « l’énergie éolienne est largement plébiscitée par les Français ». Selon l'enquête, 2 français sur 3 sont favorables à l'implantation d'éoliennes près de chez eux.

 

Voici le communiqué du SER :

 

« L’enquête confirme ce que disent d’autres études sur le sujet : l’opinion est très positive vis-à-vis de l’énergie éolienne. Les deux tiers des enquêtés (67 % exactement) seraient favorables à l’implantation d’éoliennes à un kilomètre de chez eux, s’il y avait la possibilité d’en installer. Cette attitude est largement partagée par la population, dans (toutes les) catégories de population. (…) On constate par ailleurs que la taille de l’agglomération de résidence a peu d’influence sur la réponse. »*

 

Les acteurs de la filière se réjouissent de la forte adhésion de leurs concitoyens à cette forme de production d’énergie qui se développe partout dans le monde et dont le prix baisse chaque année. En effet, le prix de l’électricité d’origine éolienne s’élève, aujourd’hui, à 80,4 € par mégawatheure (MWh), et se rapproche fortement de celui du marché de l’électricité, de l’ordre de 60 € par MWh.

 

A l’heure où des chiffres alarmistes circulent sur le coût des énergies renouvelables, il est bon de rappeler que la contribution à l’énergie éolienne s’élève à 1,50 € par foyer et par an. En outre, d’ici quelques années, les premiers parcs installés ne bénéficieront plus de l’obligation du tarif d’achat, fixée à 15 ans. « L’électricité qu’ils produiront sera alors à un prix beaucoup plus bas que celui du marché puisqu’il s’agira essentiellement de financer le coût de leur maintenance ; le combustible vent étant gratuit, local et inépuisable », rappelle André Antolini, Président du Syndicat des énergies renouvelables.

 

« Fin 2010, l’énergie éolienne avec une capacité installée de plus de 5 000 MW contribue à plus de 10 % de la production d’électricité renouvelable, hydraulique compris, » indique le rapport d’évaluation du Grenelle de l’environnement présenté mardi 2 novembre par le Ministre d’Etat, Jean-Louis Borloo.

 

« Plus de 10 000 personnes travaillent déjà pour cette filière en France, elles seront 60 000 en 2020, quand la puissance du parc atteindra 25 000 MW et représentera près de la moitié de l’électricité de source renouvelable de notre pays », explique Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne, branche éolienne du SER.

 

*Commissariat Général au Développement Durable,

n°167, octobre 2010 – www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 18:28

 

Particuliers, professionnels et collectivités de la région Rhône-Alpes ont désormais accès à l’offre d’électricité 100% renouvelable d’Enercoop provenant de  sites de production locaux.

 

Enercoop Rhône-Alpes, la nouvelle antenne de la coopérative d’énergie verte, est implantée à Fontaine (38) près de Grenoble, dans l’hôtel d’activité ARTIS dédié à l’économie sociale et solidaire.

 

« Diminuer nos consommations d'énergie, produire et fournir de l'électricité 100% d'origine renouvelable, relocaliser les moyens de production d'énergie et permettre aux citoyens de se les réapproprier, œuvrer pour une économie sociale et solidaire, sont les ambitions de la coopérative régionale » explique Florence Martin, Présidente d’Enercoop Rhône-Alpes.

 

Compte tenu des hausses successives des tarifs réglementés, le surcoût d’une offre d’électricité verte chez Enercoop est en baisse. Jusqu’à cet été, il était de  10 €/mois en plus pour une famille de 4 personnes, et il est d’ores et déjà  inférieur .

 

Une volonté d’investir dans des moyens de production locaux

 

Enercoop Rhône-Alpes veut  investir collectivement dans des moyens de production d'énergie renouvelable (hydro-électricité, biogaz, éolien, solaire). Buts : Fournir une énergie d'origine locale et 100% renouvelable aux particuliers, professionnels et collectivités de la région Rhône-Alpes et offrir des services liés à la maitrise de l'énergie dans le but de réduire les consommations(conseil, diagnostic, achats groupés…).

« Dans un contexte global marqué par la double crise environnementale, et économique et sociale, le projet d’Enercoop Rhône-Alpes se veut une réponse concrète et positive sur la question de l’énergie et particulièrement de l’électricité » déclare Frédéric Marillier, Directeur de la coopérative.

 

Un projet de micro-centrale hydraulique

 

Enercoop Rhône-Alpes a un premier projet d’investissement à l'étude dans une micro-centrale hydraulique situé dans la Drôme. Cette installation aura une puissance de 20 kW et une production prévisionnelle de 100 000 kWh/an. L’investissement est estimé à environ 100 000 euros.

Le site, lieu d’accueil pour les scolaires et les colonies, géré par une coopérative, devrait donc aussi devenir un lieu de démonstration et de pédagogie.

 

L’absence de compensation CSPE, un handicap pour racheter l’électricité photovoltaïque

 

Enercoop,  qui a le statut de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) et s’inscrit dans le courant de l’économie sociale et solidaire, «regrette de ne pas pouvoir acheter davantage d’électricité photovoltaïque aux petits producteurs locaux » précise Natacha Balaÿ, responsable commercial et communication d’Enercoop Rhône Alpes. En effet, faute de bénéficier comme EDF du retour de la CSPE, le rachat de l’électricité solaire est actuellement très coûteux pour Enercoop.

 

Mais pourquoi donc Enercoop (et les autres fournisseurs d’ailleurs, Poweo, Direct Energie et compagnie) ne bénéficient-ils  toujours pas de la compensation CSPE ? Cette situation,  très étrange, crée une distorsion de concurrence entre EDF et ses concurrents et met la France en porte-à-faux avec la réglementation européenne. Le secteur français de l’énergie est décidément une forteresse bien figée !

Par Mijo - Publié dans : énergies renouvelables
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Profil

  • Journaliste indépendante. J'espère modestement, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques. Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues.

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés