Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 15:04
Le fuel émet trop de CO2 et les agrocarburants sont soupçonnés de déclencher la famine. Quelles solutions pour rouler propre quand on n’a pas l’endurance de Jeannie Longo pour faire des kilomètres à vélo ?  Voici des autos qui fonctionnent au gaz naturel, à l’hydrogène, à l’air comprimé, ou à l’électricité… idéalement fournie par des énergies renouvelables.


undefined  La PGO Cévennes Turbo CNG de PGO présentée actuellement en avant-première mondiale au Salon de Genève, est le premier cabriolet motorisé au gaz naturel. Moteur : 1,6 l et 150 chevaux. Vitesse maxi : 210 km/h. Consommation moyenne (4,6kg soit 6,7 litres /100 km). Autonomie : 450 km. Emissions de CO2 : 118 g/km (fonctionne aussi au biogaz sans émission). La production d’une série limitée est à l’étude. Un look craquant mais un prix (48000 euros), qui hélas, n’est pas à la portée de tout le monde.

 

PGO est un constructeur automobile français (la société créée par Gilles et Olivier Prévost a démarré dans un atelier en Alsace), spécialisé dans les petites séries et connu pour ses répliques de Porsche. Il a créé ce modèle avec le concours de l’allemand BRA GmbH et du Suisse Gazmobile. 

 

Par rapport au GPL, le gaz naturel a l’avantage d’être plus sûr. Une voiture au gaz naturel a accès sans restriction aux parkings souterrains et aux tunnels. Selon Actu-Environnement : « La chaîne du gaz naturel utilisé comme carburant émet aujourd'hui 15% de moins de gaz à effet de serre que la chaîne de l'essence (…). Le gaz naturel permet en outre de réduire les émissions de polluants locaux à la sortie du pot d'échappement et contribue ainsi à la diminution des émissions de polluants primaires critiques tels que les particules, les oxydes d'azote (réduction jusqu'à 90% par rapport au diesel), les hydrocarbures non méthaniques. La diminution de ces polluants primaires permet de réduire la production de polluants secondaires comme l'ozone ».

La Suisse entend promouvoir ce mode de carburant utilisé déjà sur des berlines familiales (véhicules bicarburation gaz/essence). Le pays compte plus de 60 stations services au gaz naturel.


LifeCar-Morgan.jpg  
La LifeCar de Morgan. Présentée également à Genève. Elle est propulsée par une pile à combustible alimentant 4 moteurs électriques à récupération d’énergie et ressemble à un bolide sorti d’une BD. Autonomie : 320km. Emission de CO2 : 0. Ce sont des vapeurs d’eau qui s’évacuent par le pot d’échappement. C’est un prototype pour l’instant.





 
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La Smera de Lumeneo. A Genève aussi, en première mondiale. Elle est née dans la tête de 2 ingénieurs français, Daniel et Thierry Moulène. De faible encombrement, elle a le même gabarit qu’un maxi scooter (2,40 m de long, 80 cm de large), mais 2 places avec la possibilité de mettre un siège bébé à l’arrière. C’est un véhicule urbain qui a une vitesse de pointe de 130 km/h et une autonomie de 150 km. Elle utilise 2 moteurs électriques (2x20ch) et n’émet pas de CO2. On se réjouit de cette bonne surprise française dont la production en série serait susceptible de créer des emplois chez nous. Un bémol, quand même, son prix (estimé à 30000 euros) qui en principe est compensé par son faible coût d’entretien et d’usage (0,7 euros/100km selon Lumeneo).  




Photo-OneCATS.JPG  
La OneCATS de MDI est peut-être l’outsider qui réconfortera les fauchés. Elle sera présentée au Motor Show de New-York le 19 mars. Elle fonctionne en ville à l’air comprimé (et n’émet pas de CO2) et sur la route avec un adjuvant énergétique (émissions de CO2 : 30 / 35 g/km). Elle est prévue en 2 modèles avec des prix à partir de 3500 et 5000 euros. Selon les modèles : 15 ch ou 22 ch de puissance, 3 places ou 3 à 6 places, 90 ou 110 km/h de vitesse maxi. Autonomie : 100 km en ville et 800 km sur route pour les 2.

MDI est une société française créée par Guy Nègre, un ingénieur motoriste. MDI a conclu un accord avec l’indien Tata pour développer des véhicules à air comprimé.


D’autre part, le constructeur norvégien Think commercialisera au printemps 2008 en Norvège et ensuite en Europe, la Think City, une citadine électrique. Renault a annoncé la commercialisation d’une voiture électrique pour 2010 et Bolloré a aussi un véhicule électrique dans ses cartons avec un lancement prévu pour septembre 2008.

 

Faudra-t-il prolonger des réacteurs nucléaires, miser sur les centrales thermiques à flamme ou de nouvelles centrales à cycle combiné gaz pour faire tourner les moteurs électriques, s’ils se généralisent ? C’est une crainte légitime. Des solutions via l’énergie solaire ou éolienne sont envisageables. A Montmélian (Savoie), une centrale photovoltaïque permet à 4 véhicules électriques de la ville (2 autres pourraient fonctionner en sus) de parcourir 73000 km.

http://www.montmelian.com/solaire/lasolaire%20ateliers%20municipaux.htm

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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 18:20

Moins de gaz à effet de serre sans relancer le nucléaire
: C’est le défi que l’Association Virage Energie entend relever en région Nord Pas de Calais.
 
Le plan Virage-énergie est un projet régional de réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. S’il est conforme aux objectifs nationaux auxquels s’est engagée la France via la loi d’orientation sur l’énergie du 13 juillet 2005, il a une originalité : Prouver que l’énergie nucléaire n’est pas nécessaire à la réalisation de cet objectif. Le projet prévoit en effet de ne pas remplacer les réacteurs nucléaires de Gravelines en fin de vie à l’horizon 2020. Le « facteur 4 » serait atteint avec les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, sans « retour à la bougie » précise l’étude. Le scénario envisage en effet « le maintien du niveau de l’industrie (y compris de la sidérurgie), une mobilité supérieure, un niveau de confort équivalent à ce que nous vivons aujourd’hui ».
Principe : Davantage de sobriété et d’efficacité énergétique permettront de réduire les besoins (résidentiel, industrie, transports) de 40%. Les énergies renouvelables se substitueront progressivement à la part restante d’énergies fossiles pour représenter 40% du bilan final des énergies thermiques et des carburants.
 
Dans le Nord, il y a Dany Boon et aussi… du soleil !
 
Contrairement à une idée reçue, il ne pleut pas tout le temps. La région bénéficie annuellement de 1600 heures d’ensoleillement et reçoit du soleil, en un an, l’équivalent de 400 fois l’énergie produite sous forme électrique par la centrale nucléaire de Gravelines durant la même période. De surcroît, c’est l’une des régions les plus ventées de France et le second gisement éolien en Europe.
Outre un déploiement des EnR (solaire, biogaz, bois-énergie avec plantation de haies, éolien incluant une mutualisation avec les parcs du Royaume-Uni et des pays scandinaves), le plan prévoit aussi une sidérurgie « plus propre », sans rupture brutale.
   Avec 31% des émissions de CO2, la sidérurgie est le 1er secteur émetteur de la région. C’est aussi un secteur stratégique pour l’industrie régionale et Virage-énergie entend le maintenir. Idée : La production sera ajustée à une diminution des besoins, car dans l’industrie automobile par exemple, les nouveaux véhicules sont plus légers et intègrent davantage de plastiques et de composites. A terme, 25% des besoins (dont 15% pour l’automobile) seront évités. « Pour diminuer les émissions, on aura aussi recours à l’augmentation de la part du recyclage en aciérie électrique, ce qui limite de 15% les besoins en hauts-fourneaux. Aux alentours de 2030, des gains d’efficacité énergétique d’environ 30% seront apportés au procédé de fabrication. Le coke de houille sera en partie remplacé par du coke de bois, et par des matières plastiques et ligneuses issues des déchets ménagers et industriels, comme cela se pratique au Japon. Ce dernier procédé permettra de limiter le recours à une partie des incinérateurs de déchets. Au final, la sidérurgie voit ses émissions divisées par près de 10 ».
 
Créée le 28 août 2006, l’Association Virage Energie Nord Pas de Calais rassemble des personnes physiques et morales (A Petits Pas, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre Dunkerque, Chiche !, Environnement et Développement Alternatif, la Fédération Nord Nature Environnement, le Mouvement Ecologique du Nord, Robin des Bio, Traits d’Histoire, les Verts Nord Littoral et les Verts Nord Pas de Calais).

Etude complète sur www.virage-energie-npdc.org
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 11:33
Mont-Blanc-copie-1.JPG

Pour les stations de montagne, le développement durable est une question de survie. Le réchauffement climatique fragilise les écosystèmes montagnards et met en péril la viabilité économique des stations. Depuis 1960, il y a 40% de neige en moins à 1300 m d’altitude, et la température dans les Alpes a augmenté de 2°C au XXème siècle. Or, un réchauffement de 4°C pourrait entraîner la disparition de plus de 60% des stations françaises des Alpes.
 
Face au danger, l’Association Nationale des Maires de Stations de Montagne (ANMSM) en partenariat avec l’ADEME et l’association Mountain Riders ont défini une Charte Nationale en faveur du développement durable en station www.anmsm.fr/docs/charteenvironnement.pdf
 
Afin d’encourager les bonnes pratiques, Mountain Riders édite pour la 2ème année, le guide vert des stations de montagne. Il répertorie les actions environnementales (en matière d’énergie, de transport, de déchets, d’aménagements…) de 58 stations qui ont répondu à l’enquête menée par Mountain Riders l’été 2007. Exemples : A Valloire : une micro-centrale hydraulique turbine aux eaux usées de la commune pour produire de l’électricité ; A Pralognan (Vanoise), les refuges d’altitude sont équipés de panneaux solaires.
 
Chamonix veut plus de ferroutage
Axe transalpin, la vallée de Chamonix souffre plus particulièrement de la politique nationale du tout routier. Au-delà du trafic local, elle est traversée (en pointe) par 3000 camions/jour qui empruntent le tunnel du Mont-Blanc. Soutenus par les habitants, l’Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc et le Comité de Préservation du Village des Houches montent au créneau pour stopper l’invasion du CO2.
 « La vallée de Chamonix étant étroite (moins d'1 km de large), l'évacuation de la pollution est très mauvaise. Faire grimper des poids lourds de 40T jusqu'à une altitude de près de 1300 m, pour les faire redescendre de l'autre côté, est un non-sens (…) La consommation d'un camion, qui est de 35-40 litres/100 km en plaine, passe à 175-215 litres/100 km lorsque la pente atteint 7% (source INRETS). Les camions réglés pour les pays de plaine du nord de l'Europe polluent encore plus, car à 1000 m d'altitude leurs moteurs sont complètement déréglés (…)
Le transport est responsable d'environ 30% des émissions de gaz carbonique. Ce secteur est responsable de 85% de l'augmentation annuelle des émissions de gaz à effet de serre en France, alors que la plupart des secteurs industriels essayent de réduire leurs émissions.
Un camion de 40T, circulant sur terrain plat à 90 km/h émet 5 kg de CO2 au kilomètre ! (Source INESTENE). En montagne ces émissions atteignent des niveaux astronomiques
 
Solutions : Développer le ferroutage et moderniser le réseau ferré actuel (le nouvel axe Lyon-Turin doit être majoritairement dédié au fret et non une simple capacité de transit supplémentaire), développer le transport fluvial, faire payer les vrais coûts de la route au transport routier, interdire la circulation des camions la nuit (c’est interdit en Suisse depuis 1932).
  Cha-ne-Mont-Blanc.JPG
L'association Pro Mont-Blanc, elle, veut faire inscrire le Mont-Blanc au patrimoine mondial de l’UNESCO. Motif : C’est le seul des plus grands massifs de la planète à ne pas bénéficier d’une rigoureuse protection.
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 23:59
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Au beau milieu de la sinistrose, voilà qui va peut-être remonter le moral des ménages.
 
Sebdo, entreprise de bâtiment dirigée par Sébastien Horemans (Mailly Raineval, Somme) lance la 1ère maison bioclimatique à moins de 100000 euros (hors foncier), conforme au label Effinergie. Construite en béton cellulaire (murs de 30 cm), elle est protégée à l’extérieur par 12 cm d’isolant (à base de billes graphitées, de fabrication allemande) et un enduit. L’intérieur est chauffé via un plancher alimenté par une pompe à chaleur air/eau. L'eau chaude est fournie à 70% par des panneaux solaires thermiques sur le toit. Selon son implantation géographique, cette maison ne consomme pas plus de 30 kWh/m2/an (au Sud de la France) et 65 kWh/m2/an au Nord. Une option avec des panneaux photovoltaïque permettant de compenser la surconsommation énergétique de la maison (notamment au Nord) est proposée en sus. Pour rappel, le label Effinergie exige une consommation de moins de 50 kWh/m2 par an pour les nouvelles constructions, avec des modulations possibles selon les régions.
   La maison est déclinée en 2 modèles : Un F3 (2 chambres) de 75 m2, pour 95000 euros (100000 euros avec des panneaux photovoltaïques) et un F4 (3 chambres) de 85 m2, pour 100000 euros (105000 euros avec PV).
 
Bientôt un écoquartier
Sebdo construit actuellement un premier lotissement de maisons bioclimatiques à Malpart, un village situé entre Moreuil et Ailly-sur-Noye. Il comprend 11 maisons implantées sur des parcelles de 750 m2, dont la livraison est prévue pour cette année.
 
Créée en 2003, Sebdo a réalisé un CA d'environ 3M€ en 2007. La société Strategeco Solar (Joinville le Pont, 94) spécialisée dans le conseil et l’ingénierie en EnR est entrée récemment au capital de Sebdo.
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 10:10
Le Réseau Action Climat de France *, plateforme d’ONG françaises de lutte contre le changement climatique, interpelle les candidats aux élections municipales et leur demande un Plan Energie Climat Territorial ambitieux.
 
« En France, les collectivités territoriales sont directement responsables de 15% des émissions de gaz à effet de serre via les décisions qu’elles prennent au titre du patrimoine qu’elles gèrent (bâtiments, éclairages publics, flottes de véhicules, …) et du fait des activités pour lesquelles elles assurent une compétence de gestion (transports, déchets, assainissement, espaces verts,…. Cependant cette responsabilité peut être estimée à près du ¼ des émissions françaises si l’on intègre les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et de transport » précise le RAC-F.
 
Si elle n’est pas obligatoire, l’action volontaire des collectivités territoriales pour réduire les émissions de GES s’avère nécessaire pour atteindre les objectifs européens (20% d’EnR dans la consommation finale et - 20% d’émissions de GES à l’horizon 2020), et nationaux (diviser par 4 des émissions de GES d’ici 2050, selon le plan Climat National 2004). Les initiatives peuvent prendre différentes formes (isolation des bâtiments publics, développement des transports en commun, usage de l’énergie solaire, etc…)
 
Une cinquantaine de collectivités territoriales ont d’ores et déjà mis en place un Plan Climat Energie, dont : Les villes de Paris et de Chalon-sur-Saône, les Communautés Urbaines du Grand Lyon, de Grenoble, de Nantes, la Communauté d’agglomération de Toulouse, celle de Perpignan,  le Conseil régional du Nord Pas de Calais, celui d’Aquitaine, le département de la Seine Saint-Denis, le Parc Naturel Régional du Perche, le Pays des Mauges et le Pays de Thouarsais.
 
Plus de détails sur www.rac-f.org/PCET
 
Débat au prochain Café Energie de l’EDIF (association Energies Durables en Ile de France) sur le thème « Elections municipales : Comment agir localement pour une politique énergétique durable ? » avec la participation de Julien Berthier, Chargé de mission « Climat Collectivité » du Réseau Action Climat France
Le 3 mars, de 19 h à 21 h, Péniche Antipode 69 Quai de la Seine 75019 Paris www.edif.asso.fr
 
* Le RAC-F (Réseau Action Climat de France) regroupe 13 associations nationales et 10 associations locales de protection de l’environnement.
 
Pour des exemples d’engagement de collectivités locales dans les EnR, voir aussi un autre de mes articles (avril 2007) sur Naturavox :
 
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 09:13
La GMF (3ème assureur auto de particuliers) lance à partir du 3 mars l'ECO-PASS, une assurance auto 10% moins chère pour ceux qui ont un abonnement annuel de transport en commun. La réduction s’applique aux contrats nouveaux ou en cours.
    Tout en récompensant les comportements vertueux, la GMF surfe sur une tendance. En effet, de plus en plus de personnes utilisent moins souvent leur voiture. Selon le Comité des Constructeurs Français Automobiles : « En 2006, le kilométrage annuel des voitures a diminué de -1,3% en France ». La fréquentation des transports urbains, elle, augmente, enregistrant « une progression de 3,4% par an entre 1996 et 2005 » selon le Ministère des Transports. Avec un baril de pétrole à plus de 100$ aujourd’hui, le mouvement ne va pas s’inverser.
 
Et pour limiter les émissions de CO2, de particules fines et autres polluants, et partager les frais de transport, vive le covoiturage !
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 00:29

Dans ce secteur au moins, Nicolas Sarkosy n’a pas besoin des dents en acier de Requin - l’ennemi de James Bond - pour tirer la croissance.
  
AAER SAS : Nouvelle entité européenne dans l’éolien

Valorem, bureau d’études français dans les énergies renouvelables et AAER, fabricant canadien de grandes éoliennes se sont associés pour créer une filiale européenne commune AAER SAS, destinée à devenir, "le premier fabricant français de grandes éoliennes" selon Valorem. Dans un 1er temps, AAER SAS, détenue à 67% par AAER et à 33% par Valorem, sera chargée de commercialiser le modèle A-2000 de AAER (une éolienne de 2 MW) en France et au Royaume-Uni.
    Installée près de Bordeaux, AAER SAS envisage aussi de créer une usine de fabrication de pales en 2009 et une autre usine d'assemblage d'éoliennes en 2010 qui, avec un centre d'essai éolien, et un centre de recherche, formeraient d'ici 2010 un pôle industriel qui devrait compter 200 emplois directs. Objectif : une centaine de machines d’ici 2010, soit une puissance de 200 MW.
    Valorem (Bègles, Aquitaine) a développé et construit sept projets éoliens pour un total d'environ 70 MW. AAER (Québec) est un constructeur d'éoliennes qui a mis au point  des solutions techniques performantes pour que ses éoliennes exploitent au mieux les ressources en vent et s’intégrent à tout réseau existant.

 
GDF acquiert Nass & Wind Technologie et crée GDF Futures Energies
 
GDF vient d’acquérir Nass & Wind Technologie (CA de 4 Millions d'euros en 2007), un pionnier de l’éolien en Bretagne. Cette SARL fondée en 2000 à Lorient par Nathalie Le Meur et Peter Nass, a été créée avec des capitaux familiaux car aucune banque ne voulait lui apporter son soutien. Elle n’en est pas moins devenue le 5ème acteur du secteur en France, construisant une éolienne sur 5 dans la région et gérant ses propres parcs.  Nass & Wind Technologie exploite aujourd’hui une capacité installée de 34 MW et dispose d'une autorisation de construction de 150 MW à court terme et d'un portefeuille de projets d'environ 1 500 MW.
   Pour GDF, cette acquisition s’inscrit dans une stratégie de croissance de ses activités dans les énergies renouvelables. Avec 145 MW installé, le parc éolien de GDF est le plus important de France. Une nouvelle entité « GDF Futures Energies » a été créée pour regrouper toutes les activités et filiales de GDF dans les EnR.

 
EDF EN : Le résultat dépasse les prévisions, tiré par l’éolien
 
Entre 2006 et 2007, EDF Energies Nouvelles a multiplié par 2,2 son résultat net qui est passé de 21,9 millions à 51,4 millions d'euros. Cette forte croissance repose en grande partie sur une accélération des mises en service de parcs éoliens (principalement en Italie, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis), ainsi que des mises en construction. EDF EN dispose de 1 218 MW de capacités installées (+50%). Toutes filières confondues, cette capacité est désormais de 1 443 MW, en hausse de 39% par rapport à fin 2006. Les parcs en construction, quant à eux, représentent au 31 décembre 2007, 1 100 MW bruts contre 615 MW un an plus tôt (+79%). Dans le cadre de son activité Développement-Vente d’Actifs Structurés, EDF Energies Nouvelles a poursuivi en 2007 la construction de parcs pour compte de tiers et notamment de deux parcs d’envergure aux Etats-Unis totalisant 292 MW.
   EDF Energies Nouvelles indique poursuivre le développement de son activité éolienne. Au 31 décembre 2007, le groupe disposait de 1.095 MW (dont 630 MW nets) en construction qui entreront en service en 2008 et début 2009.
 
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 22:28
« Des éoliennes urbaines dans le 12ème, c’est possible ! »
 
La proposition est de Christophe Najdovski, conseiller de Paris, tête de liste des Verts aux élections municipales dans le 12ème arrondissement.
   Intérêt : Gagner des certificats d’économie d’énergie pour compenser en partie les émissions incompressibles de gaz à effet de serre et améliorer le bilan carbone de la Ville. Dans ce but, les Verts, lors du débat sur le plan climat, ont fait adopter un amendement pour réaliser une étude sur les potentialités du solaire et de l’éolien de la capitale. Celle-ci permettra de recenser les surfaces pouvant accueillir des installations. Pour l’éolien, des emplacements tels que des toitures ou des délaissés urbains sont envisagés.
   « Dans le 12ème, un délaissé existe entre le stade Léo Lagrange et le boulevard périphérique, à la porte de Charenton. L’installation d’éoliennes à cet endroit, si elle s’avère possible, viendrait en outre animer ce lieu, particulièrement délaissé aujourd’hui. L’étude devra aussi préciser s’il est possible d’implanter des éoliennes, y compris de grande hauteur, ponctuellement à proximité des échangeurs du périphérique.
     Ainsi, plutôt que d’installer de vulgaires tours de bureaux à la porte de la Chapelle dans le 18e, à Masséna dans le 13e, et à la porte de Bercy dans le 12e, installons-y plutôt des éoliennes ! » précise le programme des Verts. Dans le 12ème, la campagne électorale n’a pas fini de décoiffer...
 

NB : Des éoliennes dans le 12ème arrondissement…il y en a déjà

Où ?
Dans la vitrine de Cap-enr (123 avenue Daumesnil) qui distribue les éoliennes du finlandais Windside. Outre leur design élancé, ces éoliennes à axe vertical ont certains atouts: Production à partir de vents faibles (1,5m/s à 2,8m/s), résistance aux conditions climatiques extrêmes (-40° à plus 50°) et aux vents de plus de 130 km/h, insertion harmonieuse en milieu urbain. A la différence des éoliennes à axe horizontale, elles ne sont pas destinées à la revente d’électricité mais à la production pour un usage autonome.
 
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 23:19
Sur le thème : « comprendre l'actualité et décrypter le futur des énergies renouvelables en Europe », la 3ème édition de la conférence internationale DERBI aura lieu les 5, 6 et 7 juin 2008 à Perpignan (Palais des Congrès).
 
Cette année, DERBI sera sous le signe de l’innovation et du développement international.
Innovation car elle accueille la 2ème édition des Rencontres du PREBAT (Programme de Recherche et d’Expérimentation sur l’Energie dans le Bâtiment) qui réuniront 600 spécialistes européens dans le domaine de l’énergie appliquée au bâtiment.
 
Développement international car elle invite la Californie, creuset de start-up et de PME dynamiques dans les EnR. Une délégation du pôle DERBI avait établi un premier contact en Californie et rencontré des leaders du photovoltaïque comme Sunpower (Numéro 1 aux USA) et des sociétés comme Google très impliquée dans ce secteur (ses toits et ses parkings sont recouverts de photovoltaïque pour une puissance de 1,6 MWc).
 
DERBI est un pôle de compétitivité qui réunit les acteurs des énergies renouvelables en Languedoc-Roussillon (entreprises, laboratoires, universités, organismes professionnels, et collectivités territoriales). Sa mission : développer l’innovation, la recherche, la formation, le transfert de technologie, et la création d’entreprises dans le domaine des EnR appliquées au bâtiment et à l’industrie.
 
Plus d’infos sur www.pole-derbi.com
 
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 00:16
A la demande d’OpinionWay, Eco-Emballages a réalisé une étude sur « l’enjeu des déchets dans les élections municipales » en interrogeant un échantillon de 1130 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus, et de 400 élus ou candidats aux élections municipales.
 
Si tous placent le traitement des déchets en tête de leurs préoccupations environnementales et plébiscitent le tri comme moyen de préserver l’environnement, « l’utilisation de nouvelles formes d’énergies renouvelables » vient juste ensuite.
 
Q : Pour chaque grande question écologique suivante, diriez-vous qu’elle vous préoccupe beaucoup, un peu, pas tellement ou pas du tout ?
Ont répondu «beaucoup » :
 
                                                                                    Grand public           Elus et candidats
 
Le traitement des déchets                                                   74%                           92%
L’usage de nouvelles formes d’EnR                                  71%                          82%
Le réchauffement climatique                                               70%                           64%
L’usage des pesticides dans l’agriculture                        65%                           61%
Le trou dans la couche d’ozone                                           58%                           46%
Les OGM                                                                                   47%                           34%
L’énergie nucléaire                                                                 37%                           30%
 
Quand ils passent à l’acte, les français déclarent d’abord trier et économiser l’électricité.
 
Q : Vous personnellement, pour participer activement à la protection de l’environnement, faites-vous déjà ou seriez-vous prêt à… ?
 
Trier et recycler vos déchets                                                              87%
Economiser l’électricité                                                                      84%
Ne pas utiliser de sacs plastiques pour les courses                  77%
Réduire votre usage de produits ménagers toxiques                  71%
Consommer moins d’eau du robinet                                              67%
Traiter spécifiquement vos déchets dangereux                             64%
Boycotter les entreprises qui polluent                                              51%
Moins utiliser la voiture                                                                        50%
Consommer plus de produits bio, même plus chers                   28%

Pour ne plus rien ignorer du tri, rendez vous sur www.ecoemballages.fr                               
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