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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 16:05


RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) vient de faire état d’un risque de rupture d’approvisionnement en électricité cet hiver, et de la nécessité probable de recourir à des importations.

 

Selon les prévisions de consommation de RTE, basées sur la situation de l’hiver dernier « Pour l’hiver 2009-2010, la pointe de consommation est estimée à 83 500 MW la première semaine de janvier pour des températures conformes aux normales saisonnières» et « la disponibilité du parc de production français est en très net retrait par rapport à l’hiver dernier ». RTE constate « L’arrivée de nouvelles centrales, principalement éoliennes et thermiques à flamme, ne compense pas la baisse conjoncturelle très prononcée de la disponibilité du parc de production français ».

 







Les économies d’énergie pénalisées…

 

Les pointes de consommation qui ont lieu généralement vers 19 h réduisent les marges de sécurité du système. Elles sont accrues par le chauffage électrique. Utilisé en France par 30% des foyers, le chauffage électrique ne sera pas soumis à la taxe carbone, et continue donc d’être fortement encouragé… 

 

De surcroît, la refonte des tarifs de l’électricité, annoncée en douce cet été, n’incite pas particulièrement les ménages aux économies. Ce sont les petits consommateurs qui vont voir leur facture augmenter le plus.

 

Exemple : Pour une puissance au compteur de 3 kva et une consommation d’environ 1300 kwh/an, la facture passe à 207 €/an au lieu de 200,50 €. Pour une puissance de 9 kva au compteur et une consommation d’environ 6000 kwh annuel, la facture baisse à 772 €/an au lieu de 788 €/an. Les tarifs Tempo et EJP (Effacement Jours de pointe) conçus pour avantager ceux qui acceptent de réduire leur conso en période de pointe subissent entre 4,7 et 10% d’augmentation.

 

RTE précise que les actions de chacun visant à maîtriser ou réduire les pointes de consommation contribuent à « l’équilibre offre-demande » et à « la sécurité d’alimentation du pays ». Mais les petits malins qui décident de proposer aux consommateurs des équipements pour s’effacer en période de pointe, en sont pour leurs frais ! La start-up Voltalis qui a développé un ingénieux boîtier permettant de moduler sa consommation électrique, s’est vue réclamer par EDF des compensations pour le manque à gagner résultant des économies d’énergie…

 

Les éoliennes disqualifiées…

 

Pas si simple de faire des économies d’électricité. Pourquoi alors ne pas installer des moyens de production de pointe supplémentaires ? L’an dernier les éoliennes ont contribué à l’équilibre offre-demande du réseau. Grâce aux 3 régimes de vent décorrélés dont bénéficie l’hexagone, la production éolienne française est plus stable que dans tous les autres pays européens. La production éolienne du 6 janvier 2009 a été d’environ 800 MW et celle du 7 janvier a légèrement augmenté pour atteindre les 1000 MW en soirée, au moment du fameux pic de consommation. Les éoliennes qui produisent davantage l’hiver, ont aussi l’avantage d’être rapides à installer.

 

Voilà des arguments de poids qui n'ont pas convaincu nos sénateurs peu visionnaires. Le 7 octobre, ils ont adopté l’article 34 du texte de loi Grenelle 2 qui classent les éoliennes en ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement). Alors qu’elles ne rejettent ni CO2 ni déchets radioactifs, les éoliennes sont, selon cet article, considérées comme des usines chimiques Seveso ou des centrales nucléaires ! Leur implantation sera ainsi rendue beaucoup plus difficile. Même le Conseil général des Mines avait rejeté l’inscription des éoliennes en ICPE lors du Grenelle 1.

 

Une dernière chance : le Pop Power !

 

Face à cette impasse électrique, faut-il se contenter d’invoquer la clémence de la météo pour éviter le black-out ? Noir, c’est noir… avec un dernier espoir : Que l’esprit de Bob Dylan souffle lors de l’adoption finale de la loi Grenelle 2, « The answer, my friend, is blowin’ in the wind ».

 

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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 14:39

C’est une des déclarations du discours du Président de la République Nicolas Sarkozy lors de sa visite le 9 juin à l’Institut National de l’Energie Solaire en Savoie. En voilà une bonne idée !

 

Avec de telles ambitions, on devrait pouvoir sauver Silpro (Silicium de Provence) implantée à Château-Arnoux-Saint-Auban dans les Alpes de Haute-Provence. La mise en redressement judiciaire de cette entreprise le 7 avril, a fortement compromis son projet de production de silicium raffiné (destiné aux cellules photovoltaïques). Enjeu : l’émergence d’une filière nationale avec, pour commencer, une centaine d’emplois à la clé.

 

Avec le raz de marée vert du 7 juin, on se dit que ce bel élan en faveur des renouvelables est destiné à emboîter le pas à Europe Ecologie. Pas tout a fait. La parité d’investissement entre le nucléaire et les renouvelables a pour objectif de « préserver un consensus sur le nucléaire et arriver à faire tolérer le nucléaire par ceux qui y sont opposés ». Autrement dit l’investissement dans les énergies renouvelables n’est pas déterminé en fonction de l’intérêt de ces énergies (précisément parce qu’elles sont renouvelables), mais dans le but de faire accepter le nucléaire qui a, vraisemblablement, de moins en moins la cote. Voilà au moins un bon scénario pour la prochaine série des Simpsons…

 

La percée d’Europe Ecologie (en tête dans 13 arrondissements de Paris et dans des villes comme Grenoble et Rennes) n’a pas seulement déboussolé les socialistes, elle affole aussi les nucléocrates. Le programme de la liste, menée par Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly en Ile-de-France, ne s’est-il pas déclaré clairement : 

 

« Pour la transformation écologique de l’économie européenne, afin de créer 10 millions de nouveaux emplois qualifiés et non délocalisables dans l’économie verte et des millions d’autres emplois requalifiés dans les autres secteurs, avec un « Bruxelles de l’emploi ».

 

« Pour une énergie 100% propre, afin de lutter efficacement contre les changements climatiques, réduire la consommation et les factures énergétiques et sortir du nucléaire au profit des énergies renouvelables » ?

 

Ce genre de propositions concrètes a probablement convaincu davantage d’électeurs que l’altercation entre Daniel Cohn-Bendit et François Bayrou.

 

Et bien, grâce au succès d’Europe Ecologie, la France envoie un nombre record de députés verts au Parlement européen, 14 en tout, devant l’Allemagne qui en a élu 13. La montée en puissance d’une tendance de fond ?

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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 17:48

 

Plutôt en sortir avant la catastrophe. 5 incidents en 3 semaines. On frise l’overdose.

 

1er incident le 7 juillet à la Socatri, filiale de retraitement d’Areva, sur le site de Tricastin (Vaucluse). Environ 74 kilos d'uranium sont rejetés dans les rivières de la Gaffière et du Lauzon, après une fuite lors du nettoyage d'une cuve de rétention. Des puits de particuliers et certaines zones de la nappe phréatique s’avèrent contaminés. La cause pourrait être un dépôt ancien de déchets radioactifs révélé par la CRIIRAD.   

 

2ème incident le 17 juillet, à Romans-sur-Isère (Drôme). Une fuite d'effluents radioactifs s’est produite à la CERCA (Compagnie pour l’Etude et la Réalisation de Combustibles Atomiques) une usine d’Areva, spécialisée dans la fabrication d’éléments combustibles pour les réacteurs nucléaires de recherche français et étrangers. Constat inquiétant : Une canalisation en PVC, endommagée, fuyait déjà depuis un certain temps.

 

3ème incident le 18 juillet, sur un chantier de maintenance de la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère). 15 employés sont contaminés par des radioéléments.

 

4ème incident le 23 juillet à la centrale de Tricastin : 100 salariés sont « légèrement contaminés » par des particules radioactives échappées d'un tuyau dans le bâtiment d'enceinte du réacteur 4 arrêté pour maintenance.

5ème incident encore à Tricastin, le 29 juillet, un échappement de poussières radioactives dans le réacteur 4 (toujours le même). 127 employés sont évacués, 45 sont envoyés à l’infirmerie. 2 se révèlent «légèrement contaminés » après un examen médical. Il paraît que cette fois, ce n’est rien du tout. C’est juste une alarme qui s’est déclenchée de façon intempestive.

 

L’incident est-il clos ? Rien n’est moins sûr. Souhaitons qu’il ne tourne pas au drame.

 

Pour les vacances aux bioénergies, mieux vaut éviter la vallée du Rhône et ses centrales nucléaires qui fuient. Hélas, les produits locaux risquent de souffrir aussi. L’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) des vins des Coteaux du Tricastin veut changer de nom avant la récolte 2009 pour rehausser son image dégradée par « les incidents ».

 

Nos voisins misent sur l’éolien :

 

L’Allemagne prévoit de construire 30 parcs éoliens en mer du Nord et en mer Baltique d’ici 2030. A cette date, 25000 MW proviendront de l’énergie éolienne. La construction de 2000 éoliennes en mer devrait fournir dans un premier temps une capacité de 14000 MW d’électricité. Les 1ères installations seront dressées cette année au large de l’île de Borkum en mer du Nord. Wolfgang Tiefensee, Ministre des Transports et de l’Urbanisme, a déclaré au quotidien Welt am Somtag « Nous misons sur les énergies renouvelables et non pas sur le nucléaire ».  Selon lui, l’intérêt des investisseurs prouvent la rentabilité économique de ce type d’investissements.

 

La Grande-Bretagne a adopté un plan massif de développement dans les énergies renouvelables, de 126 milliards d’€ sur 12 ans. 7000 turbines éoliennes devraient être érigées à travers le pays d’ici 2020, dont 4000 à terre et 3000 en mer. L’ensemble représentera une puissance de 33 GW. Selon la BWEA (British Wind Energy Association), 5 ans devrait suffire pour que l’énergie éolienne dépasse la capacité de l’énergie nucléaire en GB.

 

 

La France fait tout pour freiner le déploiement des éoliennes  :

 

Les pouvoirs publics veulent soumettre par décret les parcs éoliens à la procédure d'autorisation des «installations classées pour la protection de l'environnement » (ICPE) qui encadre les équipements présentant les dangers et les risques de pollution les plus importants. Si ce projet aboutissait, une seule éolienne de 2 MW serait soumise à des contraintes et à des pénalités financières équivalentes voire supérieures à celles d'une centrale thermique (gaz, charbon ou fioul) de 500 à 1 000 MW ! La France aurait la législation la plus contraignante au monde pour l’éolien

 

Pour charger encore la barque, un rapport de Vincent Le Biez, «Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ?», diffusé par l’Institut Montaigne, estime que le développement de l’éolien en France entraînerait « des surcoûts pour les consommateurs pouvant dépasser 2,5 milliards d’euros par an à horizon 2020 ».

 

Mais le rapport a zappé un avantage concurrentiel : les éoliennes ne produisent ni déchets radioactifs ni fuites d’uranium. Avec le temps, la facture nucléaire s’alourdit. Il faut intégrer le surcoût des « incidents » : l’indemnisation des agriculteurs qui perdent leurs récoltes par interdiction d’arrosage, celle des propriétaires de gîtes qui n’ont plus de clients et des possesseurs de puits inutilisables; auxquels il faut ajouter les coûts de stockage et de gestion des déchets radioactifs pendant des milliers d’années…

 

... Mais le vent souffle et les éoliennes s’installent :

 

De nouvelles autorisations de production éolienne sont parues au Journal officiel le 30 juillet.

La société Viveole, a été autorisée à exploiter deux parcs éoliens, d’une capacité respective de production de 9,20 et 11,50 MW, à Viviers-sur-Chiers (Meurthe-et-Moselle). La SARL Samfi, est autorisée à exploiter une ferme éolienne, d’une capacité de production de 4,60 MW, à Plouisy (Côtes-d'Armor), à Coajou Baslan. La création d'une zone de développement éolien, a été votée par le conseil municipal de Buire-le-Sec (Pas de Calais). La puissance totale de production éolienne sera comprise entre 16 et 72 MW.

 

Voilà  qui nous évitera des tonnes de déchets radioactifs, quelques fuites d’uranium, et l’aggravation du déficit de la sécu pour recrudescence de maladies de la thyroïde. 

 

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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 16:01


C’est ce que redoute l’organisation écologiste Greenpeace qui soupçonne la France de persister à vouloir réintroduire le nucléaire dans le plan climat.

   

   Selon Greenpeace : « L’Europe s’est fixé un triple objectif à l’horizon 2020 : réduire de 20 à 30 % ses émissions de gaz à effet de serre, développer les renouvelables à hauteur de 20 % de sa consommation et réaliser 20 % d’économies d’énergie. Le recours au nucléaire est exclu de cette feuille de route pour une raison simple : son inefficacité totale. D’après l’Agence internationale de l’énergie, tripler le nombre de réacteurs dans le monde ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que le 6 %, tout en absorbant la plupart des financements disponibles. Plus grave encore : la volonté française de replacer le nucléaire dans la feuille de route européenne fait obstacle au développement des renouvelables et de politiques de maîtrise de la consommation, qui répondent le mieux aux problèmes du climat, de la sécurité énergétique et de la hausse des prix de l’énergie. Le retard de la France en matière d’efficacité et de renouvelables en est l’éclatante démonstration ».

 

Pas sûr que le nucléaire arrive à s’imposer à table. Malgré des tonnes de gesticulations pour le vendre et d’habiles discours pour le faire passer pour une énergie propre, il n’a toujours pas gagné la confiance du public. La fuite radioactive de Tricastin et la découverte d’uranium dans la nappe phréatique - résultant probablement de rejets antérieurs, selon la CRIIRAD – ne vont pas rassurer la population ni les investisseurs. Qui veut sacrifier les Côtes du Rhône, les vins AOC, la réputation des truffes et des produits du terroir sur l’autel du lobby atomique ? Secrets militaires, cachotteries, mensonges… le nucléaire traîne beaucoup de casseroles. Difficile de le promouvoir auprès de certains pays européens soucieux des exigences de transparence de leur opinion publique. L’évènement (qualifié d’incident chez nous et d’accident grave ailleurs), ne ralliera pas les scandinaves, les allemands, les autrichiens et les espagnols au nucléaire. De quoi plutôt les en détourner davantage. Et en France ?  L’appel d’offres pour accueillir un centre de stockage de déchets radioactifs reçu par quelques 3000 communes a créé l’effroi… Personne n’en veut. On préfère encore les éoliennes. Entre les éoliennes rapides à installer et le photovoltaïque qui fait des progrès fulgurants, les énergies renouvelables ont un bel avenir devant elles… et le nucléaire se ringardise.

 

Bonnes vacances pleines de bio énergies.

 

Une idée de balade :

 

Journée découverte des énergies renouvelables le 23 juillet à Ally (Haute-Loire) organisée par  l'association AMPERE43 (Ally-Mercoeur pour la Promotion des Energies Renouvelables).

Au programme :

- RDV le mercredi 23 juillet à 9h30 à la salle polyvalente d'Ally (43)

- de 10h à 16h : visites guidées de différents sites chez les particuliers qui ouvrent leur porte : Séchage solaire en grange, maison individuelle en bois, maison individuelle et exploitations agricoles avec chaudières à plaquettes et à granulés, chauffage par géothermie, récupérateur de chaleur du lait des vaches, etc…

- Entre 12h et 14h : pique-nique tiré du sac, au pied d'une éolienne.

Tarifs : 5 € / adulte (sauf adhérents) et gratuit au moins de 15 ans.

www.ally43.fr

 

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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 23:55


Agir pour l'Environnement et le Réseau Action Climat s’inquiètent d’un  pacte démoniaque conclu en catimini entre la France et l’Allemagne où l’un accepterait un seuil plus élevé d’émissions de CO2 pour les véhicules des particuliers, en contrepartie de l’accord de l’autre pour la relance du nucléaire en Europe. Alors qu’ils plébiscitent les énergies renouvelables, les citoyens européens auraient du nucléaire et des gaz à effet de serre.

 

Le 11 juin, les 2 associations ont diffusé une lettre ouverte au Président de la République : 


 

Règlement européen visant à limiter les émissions de CO2 des véhicules particuliers : Un accord franco-allemand « atomobile » ?

 

 

Monsieur le Président de la République,

 

 

A l’occasion du 9è conseil des ministres Franco-Allemand, la France et l'Allemagne ont dessiné les contours d’un accord relatif aux rejets de CO2 émis par les véhicules particuliers commercialisés dans les pays de l’Union en 2012. Bien que le Ministre de l’Ecologie ait défendu, jusqu’à récemment, un accord se référant à un objectif de 120g/CO2 applicable dès 2012, il semble que vous ayez accepté, à rebours, un accord en très net recul reposant sur un seuil de 138g/CO2 applicable dans les faits en 2015 seulement.

 

Nous sommes fondés à nous interroger sur les contreparties liées à cet accord dont les bénéficiaires exclusifs semblent être les constructeurs automobiles allemands : automobile allemande contre atome français ? Un accord « atomobile » reviendrait à favoriser le nucléaire en France et l’effet de serre en Allemagne débouchant sur une Europe radioactive et climaticide ! Au terme de ce contrat, les citoyens européens auraient donc le nucléaire ET l'effet de serre !!!

 

Nous ne pouvons accepter que les intérêts de certains constructeurs automobiles puissent préempter un débat capital pour notre avenir à tous. En sus de cet accord sans ambition, nous ne pouvons que constater que les grandes déclarations ayant fait suite au Grenelle de l’environnement ne sont pas suivies d’effets.

 

L’'image du pouvoir ne peut se résumer au pouvoir de l’image. Or, si cet accord franco-allemand venait à être adopté définitivement par l’union européenne, aucun effort réel et sérieux ne serait demandé à l’industrie automobile. Face à la flambée des prix du pétrole et aux risques engendrés par le dérèglement climatique, nous nous étonnons de l’attentisme de l’accord franco-allemand qui laisse à penser que le secteur « transport », responsable de 23% des émissions de CO2, en hausse de 26% depuis 1990, n’aurait pas d’efforts particuliers à faire.

 

Il est inconcevable qu’à la veille de Présidence française de l’Union européenne, la France opte pour un accord minimaliste, sous le regard bienveillant des constructeurs automobiles.

 

Agir pour l'Environnement et le Réseau Action Climat France s’interrogent sur ce soudain revirement vous ayant conduit à renoncer à un accord ambitieux. Par la présente, nous tenons à vous exprimer notre profond désaccord et vous appelons à faire montre d’une ambition renouvelée afin de sauver l’intégrité climatique.

 

Par cet accord, la France a délibérément choisi de tourner le dos aux engagements pris dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Nous constatons avec amertume qu’à l’heure des choix, la France joue aux abonnés absents.

 

Votre posture dans cette négociation n’est pas à la hauteur des enjeux climatiques actuels. Face à l’urgence de la situation, nous sollicitons une audience afin de vous faire part de nos revendications.

 

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, nos salutations écologiques.

 

Stéphen Kerckhove, Délégué général d’Agir pour l'Environnement

Olivier Louchard, Directeur du Réseau Action Climat - France (RAC-F)

 

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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 23:31


Comme mesure à promouvoir dans le domaine de l’énergie, le développement des EnR est plébiscité, et le nucléaire… n’a pas la cote.

 

Le site touteleurope.fr a proposé aux internautes d’exprimer leurs attentes pour la Présidence Française de l’Union Européenne en répondant à une enquête en ligne, du 24 janvier au 10 mars. Le résultat est maintenant disponible. Le questionnaire comportait 5 thèmes : « les enjeux de la Présidence », « croissance et emploi », « énergie et environnement », « Europe des citoyens » et «Europe et monde ». 4300 personnes ont répondu. Leur profil révèle un public plus diplômé que la moyenne française (la proportion de Bac + 4 s'élève à 50% parmi les personnes ayant renseigné le questionnaire d’infos socio-démographiques) et « probablement bien informé sur les questions européennes, comme le montre la qualité de la plupart des commentaires » selon le site.

 

Voici les réponses exprimées aux 2 questions du thème « énergie et environnement » :

 

Quelles mesures promouvoir dans le domaine de l'énergie ?

Le développement des énergies renouvelables                                         86%

Les économies d’énergie                                                                       81%

Autre                                                                                                   38%

Le développement d’un service public de l’énergie                                    34%

La sécurisation des approvisionnements énergétiques                               6%

La promotion du nucléaire                                                                       4%

La poursuite de la libéralisation du marché de l’énergie                              2%

Aucune                                                                                                 0%

 

Quelles mesures promouvoir pour préserver l’environnement ?

 

Le développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement           77%

Une taxation plus sévère des pollueurs                                                      54%

La généralisation du tri des déchets                                                          35%

L’exemplarité dans la lutte contre le réchauffement climatique                     32%

Autre                                                                                                      31%

La création d’une fiscalité écologique européenne                                       21%

La réduction d’émissions de CO2 des véhicules neufs                                 17%

Aucune                                                                                                     0%

 

 

Eloquent !

 

Résultats complets de l’enquête : 

http://www.touteleurope.fr/fr/parlons-deurope/sexprimersurtouteleurope/expressions-en-ligne/votre-avis-sur-la-pfue.html#c48009

 

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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 00:16
A la demande d’OpinionWay, Eco-Emballages a réalisé une étude sur « l’enjeu des déchets dans les élections municipales » en interrogeant un échantillon de 1130 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus, et de 400 élus ou candidats aux élections municipales.
 
Si tous placent le traitement des déchets en tête de leurs préoccupations environnementales et plébiscitent le tri comme moyen de préserver l’environnement, « l’utilisation de nouvelles formes d’énergies renouvelables » vient juste ensuite.
 
Q : Pour chaque grande question écologique suivante, diriez-vous qu’elle vous préoccupe beaucoup, un peu, pas tellement ou pas du tout ?
Ont répondu «beaucoup » :
 
                                                                                    Grand public           Elus et candidats
 
Le traitement des déchets                                                   74%                           92%
L’usage de nouvelles formes d’EnR                                  71%                          82%
Le réchauffement climatique                                               70%                           64%
L’usage des pesticides dans l’agriculture                        65%                           61%
Le trou dans la couche d’ozone                                           58%                           46%
Les OGM                                                                                   47%                           34%
L’énergie nucléaire                                                                 37%                           30%
 
Quand ils passent à l’acte, les français déclarent d’abord trier et économiser l’électricité.
 
Q : Vous personnellement, pour participer activement à la protection de l’environnement, faites-vous déjà ou seriez-vous prêt à… ?
 
Trier et recycler vos déchets                                                              87%
Economiser l’électricité                                                                      84%
Ne pas utiliser de sacs plastiques pour les courses                  77%
Réduire votre usage de produits ménagers toxiques                  71%
Consommer moins d’eau du robinet                                              67%
Traiter spécifiquement vos déchets dangereux                             64%
Boycotter les entreprises qui polluent                                              51%
Moins utiliser la voiture                                                                        50%
Consommer plus de produits bio, même plus chers                   28%

Pour ne plus rien ignorer du tri, rendez vous sur www.ecoemballages.fr                               
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  • Journaliste indépendante. J'espère modestement, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques. Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues.

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