éolien

Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 19:07

 

préservez nos emplois 

 

 

Mardi 4 mai à 11 h à deux pas de la gare Montparnasse à Paris, la manifestation pour les éoliennes a démarré avec énergie et bonne humeur.

 

 

 

        «Quand l’éolienne se met à tourner,

         C’est toute la France qui va travailler

         Ohé Ohé… Laissez nous les installer… »

 

 

 

 

 Plusieurs milliers de personnes, appartenant à des entreprises variées, dont Aerowatt, Ceole, Enercon, Enertrag, Eneria, Global Wind Power, Iberdrolas, Nordex, Ostwind, Poweo, SIAG, Valorem, Vestas, des bureaux d’études comme Vent d’Ouest et Abo Wind, des associations comme CLEO (Collectivités Locales Eoliennes) et Eoliennes en Pays de Vilaine (qui développe des parcs éoliens citoyens) , un établissement scolaire (le lycée François Bazin de Reims qui a une formation « maintenance éolienne »), se sont dirigées vers l’Assemblée Nationale, en scandant des refrains sur la défense de l’emploi.

 Des-pales-pour-l-emploi.JPG

 

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une délégation a été reçue par Jean-Louis Borloo.

 

 Avant que l’examen de la loi Grenelle 2 ne commence, l’amendement qui imposait un seuil minimum de 15 MW pour les parcs éoliens était retiré, selon une information de l’AFP.

 

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 13:51

 

La météo prévoit qu’un vent fort en provenance du nord soufflera sur la capitale le 4 mai. Donnera-t-il de l’élan à la filière éolienne ?

 

Celle-ci manifestera pour la première fois dans les rues de Paris,  pour protester contre les amendements anti-éoliens qui seront examinés dans le cadre du projet de loi Grenelle 2.  Le cortège doit se rendre devant le Ministère de l’Ecologie.

 

«10 000 personnes travaillent déjà dans l’industrie éolienne en France. Elles pourraient être 20 000 dans deux ans et 60 000 en 2020, si les engagements du Grenelle de l’environnement sont respectés. Or, le projet de loi Grenelle 2 contient plusieurs dispositions qui, si elles sont adoptées, diviseront par deux le rythme de développement du parc et remettront en cause le développement de la filière éolienne, les emplois qu’elle a déjà générés et les 50 000 nouveaux emplois qu’elle est à même de créer » précise le communiqué conjoint du SER-FEE (Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche France Energie Eolienne).

 

Si le débat a tendance à se politiser, les organisateurs de la manifestation ont précisé qu’ils ne souhaitaient aucune présence politique lors de ce rassemblement.

 

 

Autre première fois :

Pour la première fois, un article de mon blog  «industriels et écolos se lèvent tous pour l’éolien » a été repris directement par Agoravox

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/industriels-et-ecolos-se-levent-74298 

et cité ensuite dans Google Actualités.

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 16:29

 

Que se passera-t-il le 4 mai lors de l’examen de la loi Grenelle 2 ? Il parait qu’une manif se prépare. En tous cas,  les parlementaires qui ont voté les amendements anti-éoliens au projet de loi ont déjà perdu contact avec les bases. C’est quoi les « bases » ? C’est une bonne partie du pays : Les énergéticiens, les industriels de l’électricité, les entreprises qui veulent se reconvertir dans l’éolien, les jeunes et les moins jeunes qui ont déjà un emploi dans le secteur ou qui en espèrent un, les associations environnementales qui plébiscitent les éoliennes parce qu’elles ne rejettent ni CO2 ni déchets radioactifs, et tous les citoyens qui les aiment pour les mêmes raisons. Bref, ça fait du monde en faveur de l’éolien !     

     

 

Lors d’un point presse organisé ce matin par le SER et FEE (Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche France Energie Eolienne), une tribune a réuni Olivier Gainon (FIEEC), André Antolini (Président du SER), Nicolas Wolff (Président de FEE), Nicolas Bouley (UFE) et Maryse Arditi (Association France Nature Environnement). Si tous n’étaient pas d’accord sur nos besoins futurs en électricité (André Antolini évoquant une croissance exponentielle inéluctable et Maryse Arditi insistant sur la nécessité de maîtriser les consommations) tous voulaient que la France tienne ses engagements dans l’éolien. Pour rappel, la feuille de route française pour atteindre les objectifs du Paquet Energie Climat prévoit 19000 MW d’éolien terrestre à l’horizon 2020 (le parc est de 4800 MW actuellement). Et tous ont dénoncé la mise en péril de la filière éolienne par les amendements inspirés du rapport Ollier.

 

Le seuil de 15 MW condamne l’éolien en Bretagne et dans d’autres régions

 

Si un seuil minimum de 15 MW est retenu pour créer des parcs éoliens, « la moitié des projets boit la tasse » déclare André Antolini. « On a des chiffres, on peut donner la liste des projets un par un » précise-t-il. Actuellement sur 21 projets en Bretagne, 1 seul est à plus de 15 MW. 80% des projets en Pays de Loire disparaîtraient aussi.

 

Voilà qui est d’autant plus affligeant que la Bretagne est une région bien ventée, en manque d’énergie pour passer les pointes en hiver, ce que permettent de faire les éoliennes, mais on ne doit pas apprendre ça à l’ENA…

 

Les élus locaux privés d’autonomie de décision

 

Un amendement prévoit la mise en place d’un schéma régional éolien, co-élaboré par le préfet et la région qui vise à contraindre les zones dans lesquelles pourront être développées des ZDE (Zone de Développement de l’Eolien). Cet amendement introduit donc un étage de planification supplémentaire et prive en pratique les élus locaux de leurs compétences en matière de développement de l’énergie éolienne. Un effet pervers dénoncé également par le CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables) qui précise dans un communiqué « le rapport de la mission parlementaire s’obstine dans la vision centralisée de l’énergie en France (…) En affaiblissant le rôle des élus locaux, les nouvelles mesures vont créer un fossé évident entre les projets éoliens et les citoyens qui composent les territoires ».

 

Le projet de loi prévoit d’instaurer aussi une échéance, le 31 décembre 2011, à partir de laquelle le développement de l’éolien serait rendu impossible si le schéma n’est pas publié. 

 

Un secteur qui crée des usines et de l’emploi

 

Le secteur éolien a représenté plus de 1,5 milliards d’€ d’investissements en France en 2009 et les industriels sont consternés. « Avec ce que l’on nous prépare le relais de croissance de l’éolien est compromis » déplore Nicolas Wolff. « On se demande comment fonctionnent certaines personnes » ajoute-t-il. Pour Nicolas Bouley de l’UFE « la filière éolienne représente un fort potentiel industriel à l’horizon 2020 et les amendements sont de nature à briser cette dynamique industrielle ». Olivier Gainon de la FIEEC souligne que l’éolien fait partie des marchés prometteurs du futur. « Le développement durable est un marché clair pour les 30, 40, 50 ans qui viennent. Mais pour qu’une industrie se développe, il faut un marché national. Une filière éolienne s’est structurée. Une étude (CapGemini) a révélé que l’industrie française peut prendre des parts de marché. Aujourd’hui favoriser le développement de cette industrie, c’est cela qui  va  tirer la croissance et permettre de rembourser nos dettes ».  

 

Dominique Legros, dirigeant de Ceole (Dijon), une PMI de chaudronnerie qui fabrique des tours pour éolienne, a créé une cinquantaine d’emplois depuis le lancement de la société il y a 2 ans, dont un tiers occupé par des 18-25 ans. Il envisage de passer à 100 personnes d’ici un an et demi. Peter Schuster, représentant d’Enercon, déclare que 200 personnes travaillent déjà en France pour Enercon et qu’une nouvelle usine est en projet en France.

 

Les anti-éoliens en embuscade, mais de moins en moins convaincants

 

Quelques membres de la FED (Fédération Environnement Durable) distribuaient des tracts à l’entrée du point presse, mais leur argumentaire qui ressasse toujours les mêmes rengaines (affairisme, nuisances sanitaires des éoliennes, patrimoine en danger…), est de moins en moins convaincant.

 

Au fait, les anti-éoliens combien de divisions ?

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 08:17

Eolienne-2--CLER-.jpg

Décidément, c’est un tollé.

 

 

 

 

 

La Commission des affaires économiques et la Commission du développement durable vont-elles se mettre à dos toutes les industries électriques, électroniques, métallurgiques, sidérurgiques et autres liées à l’éolien ? 

 

 

Photo : © Christophe Mongrédien / CLER

 

Devant les menaces que font peser les amendements anti-éoliens sur l’avenir de l’énergie éolienne en France, la FIEEC (Fédération des Industries Electriques Electroniques et de Communication) se mobilise à son tour (après le SER et l’UFE) : « ne sacrifions pas une filière porteuse de croissance et d’emplois » déclare son communiqué.

 

Le communiqué de la FIEEC dans son intégralité :

 

« Des amendements votés au projet de loi  Grenelle 2 risquent de nuire au développement d’une filière industrielle prometteuse. La Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC) souhaite qu’une stratégie industrielle cohérente soit déployée, au service des besoins sociétaux dont notamment l’environnement. En ce sens, elle s’inquiète de ce que les amendements votés ne se révèlent contre-productifs.

 

Il y a un peu plus d’un an, le Parlement, lors du vote de la loi Grenelle 1, a fixé un rôle majeur à l’énergie éolienne dans le mix énergétique de notre pays puisqu’il représente un quart de l’objectif de 23% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie à l'horizon 2020 et emploiera près de 60 000 personnes. S’ils étaient votés, les amendements au projet de loi Grenelle 2, adoptés par la Commission des affaires économiques et la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale mettraient en péril le développement de cette filière industrielle en pleine croissance.

 

Pour la FIEEC, qui promeut une stratégie industrielle au service de la croissance, une compétitivité au service de l’emploi, et l’innovation au service des marchés du futur, renoncer à développer une véritable filière éolienne industrielle française serait particulièrement dommageable, en particulièrement dans le contexte de crise que traverse notre pays.

 

En effet, en 2009, l’éolien est devenu la première forme de production d’électricité développée en Europe, avec près de 10 000 mégawatts de nouvelles capacités installées.

Les industriels français s’organisent pour se déployer et se diversifier sur ce marché, qui représente un véritable relais de croissance pour les industries électriques et électroniques.

La France peut se positionner comme un acteur majeur sur toute la chaîne de valeur de l’éolien, avec ses compétences industrielles notamment dans le matériel électrique, électronique, de contrôle commande, ... 10 000 salariés français travaillent déjà dans la filière et 50 000 nouveaux emplois seront créés si les objectifs du Grenelle sont confirmés et si la réglementation applicable à l’éolien permet leur réalisation.

 

Les industriels regroupés au sein des syndicats de la FIEEC s’inquiètent des dispositions proposées dans le projet de loi Grenelle 2, soient adoptées. En effet, elles réduiraient de plus de 60 % les potentialités d’implantations d’éoliennes alors que chacun sait que, pour se positionner à l’export, toute filière industrielle doit disposer en premier lieu d’un marché domestique. »

 

Edifiant.

 

La FIEEC n’est pas une association au service de l’environnement, mais une puissante Fédération industrielle qui rassemble 26 syndicats professionnels dans les secteurs de l’énergie, des automatismes, de l’électricité, de l’électronique, du numérique et des biens de consommation. Les secteurs qu’elle représente regroupent plus de 2000 entreprises (dont 86% de PME), emploient près de 400 000 salariés et réalisent plus de 82 milliards d’€ de chiffre d’affaires. La FIEEC est membre du GFI, du MEDEF, de l’UIMM, de la CGPME, et de l’ORGALIME.

Rien que ça.

 

Etrange. On a l’impression d’un décrochage. Pas le sempiternel décrochage entre le peuple et les élites rabâché à longueur d’antenne, mais un décrochage entre des parlementaires fossilisés, cramponnés à des vieux modèles énergétiques, et des entreprises soucieuses d’exploiter à fond le potentiel des énergies renouvelables. Etrange aussi : Des associations comme le WWF, la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), ou le RAC (Réseau Action Climat de France) qui défendent l’éolien, partagent pour une fois le même combat que l’industrie de l’électricité.

 

 

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 00:19

Eolienne--CLER-.jpg

 

    

 

 

 

     Le rapport Ollier a réussi à déclencher une levée de boucliers. 4 députés ont refusé de le signer : Philippe Plisson a démissionné de son poste de co-rapporteur, Philippe Tourtelier, Frédérique Massat et Catherine Coutelle l’ont suivi. Le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) est monté au créneau avec une étude de CapGemini Consulting montrant l’intérêt de l’éolien pour la relance de l’industrie. Maintenant, c’est l’ Union Française de l’Electricité qui est vent debout contre le rapport Ollier !

 

 

 

 

© Christophe Mongrédien / CLER

    Bouin (85230)

 

 

Voici le communiqué de l’UFE :

 

« Trop de contraintes pour l’éolien

ou comment faire échouer le Grenelle Environnement »

 

« Alors même que l'éolien est une énergie mature, qui doit représenter un quart de l’objectif de 23% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie du Paquet Energie Climat à l'horizon 2020, les amendements adoptés par la Commission des affaires économiques et la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale au projet de loi « Grenelle 2 » sont de nature à compromettre fortement le rythme de développement de l'éolien.

 

L'UFE rappelle d’une part, que les projets éoliens sont d'ores et déjà soumis à de nombreuses

procédures (ZDE, étude d'impact, enquête publique, permis de construire....), et d’autre part, que la réalisation d'un projet prend près de 5 ans entre son initiation et sa mise en service.

 

Dès lors, l'UFE s'oppose :

 

• à l'application du régime ICPE à l'éolien, que ne justifient pas les caractéristiques de cette

forme de production d'électricité ;

 

• à la construction de schémas régionaux qui ne seraient pas encadrés par des prescriptions

assurant, entre autres, la cohérence avec les objectifs nationaux et, plus largement, avec les

ambitions du Grenelle de l’Environnement ;

 

• à l'instauration d'un seuil minimal de 15 MW qui conduirait à supprimer plus de la moitié des projets en cours, et obérerait gravement l'avenir de l'éolien en France. L'UFE souligne que ce seuil déséquilibre économiquement la filière, tout en dégradant les conditions environnementales d'implantation des éoliennes.

 

L'UFE s'étonne de la discrimination qui serait ainsi apportée à la filière éolienne, en la soumettant à quatre niveaux de réglementation administrative. Elle regrette les conséquences que de telles dispositions, si elles étaient adoptées, auront nécessairement sur l'emploi. L'UFE rappelle que, d'ores et déjà, la filière emploie 10 000 personnes et que le potentiel de création d'emplois est important, notamment dans l'industrie mécanique et métallurgique déjà durement touchée par la crise ».

 

L’Union Française de l’Electricité représente plus de 500 professionnels de l’électricité (producteurs, gestionnaires de réseaux, fournisseurs d’électricité…) parmi lesquels EDF, EDF EN, RTE, GDF-Suez, Poweo, France Hydro Electricité.

 

 

Eole doit-il saisir la Halde ?

 

La « discrimination » envers l’éolien dénoncée par l’UFE, est bien réelle.

 

« L’acceptabilité sociale » systématiquement pointée à propos de l’éolien, n’est jamais évoquée à propos des autres moyens de production d’énergie et infrastructures. Quid de l’acceptabilité sociale des lignes THT, des EPR, des centrales au fioul, des terminaux charbonniers et méthaniers ?

 

Alors que des amendements au projet de loi « Grenelle 2 », inspirés du rapport Ollier, veulent durcir les conditions d’implantation des éoliennes, un amendement dans le Grenelle 2 propose, lui, de supprimer la procédure d'enquête publique pour les demandes d'augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d'eau des installations nucléaires.

 

La loi Grenelle 2 sera examinée à partir du 4 mai à l'Assemblée. Va-t-elle bloquer un moyen de production d'énergie verte et ouvrir les vannes des rejets radioactifs dans l'environnement ?  

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 09:46

 

Sur le sujet sensible des coûts de l’énergie, voici des données qui vont peut-être éclairer le débat ; à moins qu’elles ne brouillent encore davantage les pistes. En 2009, le MWh éolien est moins cher à produire que le MWh nucléaire, et c’est un document d’Areva qui le dit.  

 

Coût moyen de production du MWh pour des centrales construites en 2009 en Europe

 

Nuclear : € 50 - € 55 - € 65

Combined cycle gas Coal : € 65 - € 82

Coal : € 55 - € 75

Wind : € 53

Biomass : € 65

Coal : € 55 - € 75

Combined cycle gas : € 65 - € 80

 

Sources : AREVA "Business & Strategy overview" juin 2009

ref ENEL (July 2008), E.On (April 2008) et UBS (January 2009)

Areva "Appendix 1 Nuclear: a necessary part of the solution" janvier 2009.

 

Que faut-il en penser ? Une certitude : Les chiffres sont les chiffres et ceux-ci proviennent de sources sures, peu suspectes d’être à la solde d’antinucléaires ou de pro-éoliens.

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 19:46

2-eoliennes-sur-les-toits-de-la-Maison-de-l-Air.JPG

 

                                                      2  jolies éoliennes sur le toit de la Maison de l'Air 

 

 

    Le toit de la Maison de l’Air à Paris (parc de Belleville, 20ème) vient d’accueillir 2 petites éoliennes urbaines. D’une puissance de 3,6 kw chacune, elles démarrent avec un vent de 11 km/h, soit l’équivalent d’une brise légère. Avec un vent moyen de 22 km/h, chaque éolienne produira 15000 kwh par an, ce qui permettra d’éviter en tout, près de 8 tonnes de CO2. La production devrait couvrir les besoins en électricité de la Maison de l’Air à hauteur d’environ 15%. Ces éoliennes sont dotées d’une grille de protection pour les oiseaux.

    L’opération permettra à la fois d’expérimenter l’éolienne, un modèle « Elena 15 » de Elena Energie (prêtée par l’entreprise), et la production éolienne à Paris, avant d’installer éventuellement d’autres éoliennes dans la capitale. La mairie de Paris témoigne ainsi concrètement de son engagement en faveur des énergies renouvelables.

 

La consommation d’un immeuble parisien de 10 appartements est d’environ 33 000 kwh et une éolienne semblable peut couvrir 50% de ses besoins. L’Agence Régionale de l’Energie et de l’Environnement (ARENE) a identifié 3 sites à Paris qui bénéficient d’un potentiel de vent particulièrement intéressant pour les éoliennes : Belleville, Les Buttes Chaumont, la Butte Montmartre, auxquels il faut rajouter le couloir de vent de L’avenue de France (13ème arrondissement).

 

 

Elena, une éolienne de conception française

 

« Elena 15 » est le seul modèle commercialisé d’une série d’éoliennes innovantes lancées par Elena Energie, une start-up grenobloise qui a tout juste un an d’existence. L’originalité de la conception réside dans l’aérogénérateur équipé de 2 rotors qui fonctionnent à contre rotation, ce qui permet d’améliorer la productivité. L’éolienne produit avec des vents jusqu’à 90 km/h et elle est orientable à 360°. Elle est particulièrement adaptée aux milieux urbains et aux vents tourbillonnants. Autre atout : Elle est silencieuse. La paternité de l’invention revient à Frédéric Carré, un ingénieur en mécanique des fluides passionné d’éolien, qui a fondé Elena Energie. Elena 15 a été mise au point avec le concours de  2 laboratoires de l’Institut National Polytechnique de Grenoble (INPG).

   L’éolienne Elena 15 a déjà été expérimentée à Laval (Mayenne) pour les illuminations de Noël et fait l’objet d’une autre expérimentation à Saint-Priest dans le Rhône.

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 31 mars 2010 3 31 /03 /Mars /2010 19:31

 

« D’ores et déjà l’industrie française possède tous les atouts pour développer l’éolien » affirme une étude de CapGemini Consulting réalisée pour le compte du SER-FEE (le Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche France Energie Eolienne) et de l’ADEME. Selon cette étude, présentée aujourd’hui à la presse, 150 entreprises françaises (sur 400 contactées) ont déclaré avoir des infrastructures et des compétences nécessaires à la fabrication des composants d’une éolienne (multiplicateur, arbre principal, mâts, pales, coque de la nacelle, moyeu de rotor et chassis de la nacelle, alternateur, freins…). Ces entreprises sont principalement des PME/PMI (comme First Aquitaine Industrie) et des grands groupes (comme EADS). Certaines ont déjà constitué des clusters comme le Pôle Eolien Lorrain.

 

CapGemini Consulting a annoncé le lancement d’une plateforme web permettant à toutes les entreprises intéressées par l’éolien d’échanger informations, projets et expériences :

www.windustry.fr

 

 

Une opportunité économique

 

 

Dans un contexte de chômage et de désindustrialisation, "l’éolien représente une opportunité de relance et de diversification" souligne André Antolini, Président du SER. Il ne s’agit pas de nouveaux métiers. Les compétences historiques des entreprises françaises dans la métallurgie, l’aéronautique et les chantiers navals sont adaptées et transposables. D’ailleurs, la filière éolienne compte déjà 10000 emplois en France. Néanmoins la création d’un marché domestique, nécessaire pour conquérir le marché mondial, est laborieuse. En cause : Une réglementation pesante, instable et obscure. Alors qu’il faut moins de 2 ans pour obtenir un permis de construire et installer des machines dans les autres pays européens, il faut 4 ans en France.

 

 

 

Qui veut tuer l’éolien en France ?

 

Les conclusions du rapport Ollier qui prévoient de durcir encore les conditions d’installation des éoliennes alarment les représentants de la filière. « Nous sommes inquiets par ce qui est proposé » déclare Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne (branche éolienne du SER). Les 3 propositions les plus redoutées :

 

-     L’obligation de parcs d’un minimum de 15 MW, qui condamne tous les petits parcs (15 MW étant actuellement la moyenne des parcs) alors qu’ils s’insèrent plus facilement dans les paysages.

-     L’opposabilité des schémas régionaux.

-     Le classement des éoliennes en ICPE.

 

En 2009, l’éolien a représenté un marché mondial de 37 500 MW, soit un chiffre d’affaires d’environ 50 MM d’€. Récemment, Siemens a déclaré son intention de créer une usine de fabrication d’éoliennes off-shore au Royaume-Uni avec 700 emplois à la clé. L’américain GE Energy a annoncé investir 340 millions d’€ en Europe pour développer des activités liées à l’éolien dans 4 pays (Suède, Norvège, Allemagne, Royaume-Uni). En France, une poignée de parlementaires peut-elle bloquer une industrie d’avenir ?

 

Etude de CapGemini Consulting disponible sur le site du SER www.enr.fr

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 21:24

 

Au royaume de Pluton, Eole n’a pas fini de subir la discrimination...

 

Un rapport d’une mission parlementaire sur l’éolien dont les conclusions sont censées inspirer la rédaction finale de la loi Grenelle 2, recommande de classer les éoliennes en ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement), un régime très contraignant appliqué aux installations industrielles particulièrement polluantes. Mais au regard de la législation européenne, un tel classement est-il bien légal ?

 

La directive européenne du Paquet Energie Climat qui exige de produire au moins 20 % d’énergies renouvelables de l’énergie totale consommée dans l’UE en 2020 (avec des objectifs distincts et contraignants pour chaque pays) a fixé des règles pour y parvenir. Or dans un volet consacré aux « procédures, réglementation et codes » (article 13), la directive énonce un principe de non discrimination à l’égard des énergies renouvelables. 

 

Art 13.  Procédures administratives, réglementations et codes

 

Extrait :

 

« Les États membres prennent notamment les mesures appropriées pour veiller à ce que:

 

a) sous réserve des différences de structures et d’organisation administratives entre États membres, les responsabilités respectives des autorités administratives nationales, régionales et locales en matière de procédures d’autorisation, de certification et d’octroi de licences, notamment en ce qui concerne l’aménagement du territoire, soient clairement coordonnées et définies, et assorties d’échéanciers transparents pour statuer sur les demandes de permis d’aménagement et de construction;

 

b) des informations complètes sur le traitement des demandes d’autorisation, de certification et d’octroi de licences pour les installations d’énergie renouvelable et sur l’aide disponible pour les demandeurs, soient mises à disposition au niveau approprié;

 

c) les procédures administratives soient simplifiées et accélérées au niveau administratif approprié;

 

d) les règles régissant l’autorisation, la certification et l’octroi des licences soient objectives, transparentes et proportionnées, ne créent aucune discrimination entre les demandeurs et tiennent pleinement compte des spécificités de chaque technologie en matière d’énergie renouvelable;

 

e) les frais administratifs acquittés par les consommateurs, les aménageurs, les architectes, les entrepreneurs et les installateurs et fournisseurs d’équipements et de systèmes soient transparents et calculés en fonction des coûts; et

 

f) des procédures d’autorisation simplifiées et moins contraignantes, y compris par une simple notification, si le cadre réglementaire applicable le permet, soient mises en place pour les projets de moindre envergure et pour des dispositifs décentralisés destinés à la production d’énergie à partir de sources renouvelables, le cas échéant. »

 

 

Un classement des éoliennes en ICPE n’est-il pas discriminatoire et susceptible de contrevenir à cette directive ?

 

 
0062:fr:PDF">DIRECTIVE 2009/28/CE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL

du 23 avril 2009 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables  

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 16:02

Philippe Plisson, co-rapporteur d’une mission parlementaire d’information sur l’éolien, vient de démissionner de sa fonction (mais pas de la mission). Motif : Le député PS est en désaccord avec le rapport « à connotation anti-éolien » qui en est issu et conteste notamment la recommandation de classer les éoliennes en ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement). Cette mission parlementaire manquerait-elle d’objectivité ? Gênant. Les conclusions du rapport, attendues pour la fin du mois, doivent servir à l’examen du projet de loi Grenelle 2.

 

Capgemini Consulting présentera le 31 mars un rapport intitulé « l’industrie française se tourne vers l’éolien » en présence de Michèle Pappalardo, Commissaire Générale au Développement Durable, Jean-Louis Bal, Directeur Productions et Energies Durables de l'ADEME, André Antolini, Président du Syndicat des énergies renouvelables, et de Nicolas Wolff, vice-Président du SER et Président de France Energie Eolienne. Ce rapport est destiné à identifier les opportunités de diversification française vers la fabrication de composants d’éoliennes. On devine tout de suite que les conclusions seront plus positives.

 

Et au-delà de mission parlementaire, rapport, et autres comités Théodule, où en est la fabrication des pales en France sur le terrain ?  

   Pas très avancée, certes, mais en bonne voie. En Gironde, à Blanquefort, Astrium, filiale d’EADS, et Vergnet (valeureux industriel français de l’éolien) ont prévu d’implanter une usine de fabrication de pales d’éoliennes avec 300 emplois à la clé. La commune de Pauillac espère récupérer quelques tranches du projet pour créer des emplois sur son secteur.

A Blanquefort, le projet Atlas de fabrication de grandes couronnes éoliennes, porté par First Aquitaine Industries, se heurte lui à la frilosité des banques. Selon le SER et FEE, en 2009, plus de 140 entreprises sur le territoire français ont déjà une activité industrielle tournée vers l’éolien

 

On ne peut donc que recommander aux banquiers frileux de lire cet article de MoneyWeek. Il conseille aux investisseurs de se placer « sous la protection d’Eole » : « (…) La force du secteur : le haut degré de technicité que requiert la fabrication de turbines empêche l’arrivée sur le marché d’acteurs opportunistes qui ne maîtrisent pas la technologie. Contrairement au solaire, seules quelques sociétés se partagent ce marché et il y a peu de risques de voir se créer des spécialistes du low cost, tant la technologie requiert savoir-faire et investissement financier. Miser sur l’éolien, c’est opter pour l’énergie de demain (…) »

 

Europe Ecologie, qui ne manque pas de souffle et qui défend un programme de reconversion industrielle vers les énergies renouvelables dont l’éolien, a fait un bon score au premier tour des élections régionales. Notre industrie éolienne va finir par décoller… et va même peut-être en décoiffer plus d’un ! Vive le vent.

 


A mes abonnés : Toutes mes excuses pour cette longue interruption de blog. Je souhaiterais qu’il soit plus régulier, mais je manque de temps pour l’alimenter. A très bientôt, j’espère, pour de bonnes nouvelles.

Par Mijo - Publié dans : éolien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Profil

  • Journaliste indépendante. J'espère modestement, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques. Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues.

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés