Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 18:20

 

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Les tarifs de l’électricité s’annoncent en hausse. Triste perspective qui va encore pénaliser les plus modestes. Contrepartie positive : Une électricité de plus en plus chère rend les alternatives au chauffage électrique plus attractives, et conduira à la disparition des convecteurs « grille-pains » ou autres appareils à effet joule. Le chauffage au bois est bien parti pour devenir un must.

 

 

 

 

Bois découpés © Arnaud Brunel /CLER

 

 

 

Un bon moyen de réduire les pointes de conso électrique

 

En période de grand froid, le chauffage au bois domestique joue un rôle majeur pour l’équilibre du réseau électrique : Il évite l’appel d’une puissance supplémentaire d’environ 6500 MW et l’achat par le réseau d’un courant d’origine fossile à un prix très élevé en période de pointe. Selon le Syndicat des Energies Renouvelables, le chauffage au bois permettrait d’éviter « une consommation supplémentaire de 10 TWh » sur la consommation finale d’électricité (440 TWh en 2008).

 

Plus de 6 millions de foyers équipés

 

Plus de 6 millions de logements sont chauffés au bois en France. La moitié d’entre eux est équipée à la fois d’appareils de chauffage au bois et de convecteurs électriques. Ces logements réduisent en moyenne leur consommation électrique de 40% par rapport aux logements « tout électrique ». A l’échelle d’un ménage, l’emploi d’un appareil de chauffage au bois indépendant (poêle ou insert) en chauffage d’appoint, permet l’économie de près de 3000 kWh de chauffage électrique, soit une économie annuelle d’environ 225 € et une réduction des émissions de CO2 d’environ 2,5 tonnes. Les 3 autres millions de logements utilisent le bois seul (ou avec une énergie fossile) et évitent ainsi une demande accrue d’électricité.

 

Un coût compétitif

 

Le prix du combustible bois est moins fluctuant que celui des énergies fossiles et permet des économies. Aujourd’hui, le prix du bois rapporté au kWh PCI* est de 3,2 centimes d’€. Il est de 6,96 centimes d’€ pour le fioul domestique et de 5,57 centimes pour le gaz.

 

(* PCI = Pouvoir Calorifique Inférieur. Le Pouvoir Calorifique Inférieur des combustibles est la quantité totale de chaleur dégagée par la combustion. Il concerne les chaudières conventionnelles. A distinguer du PCS = Pouvoir Calorifique Supérieur. Plus élevé, le PCS est égal à la somme du PCI et de la chaleur latente dans la vapeur d’eau produite par la combustion. Le PCS concerne les chaudières à condensation).

 

Un crédit d’impôt avec 2 taux différenciés

 

Depuis le 1er janvier 2010, le crédit d’impôt attribué aux acquéreurs d’un appareil de chauffage au bois est décliné en 2 taux différents :

 

 - 40% dans le cas du renouvellement d'un appareil de même type

 - 25% dans le cas d'une primo-acquisition.

 

Attention, en cas de renouvellement, il faut, pour bénéficier du crédit d’impôt, fournir un nouveau justificatif, outre la facture d’achat et d’installation : Un document CERFA (fourni par l’installateur) qui atteste que l’appareil ancien a bien été envoyé chez un ferrailleur et détruit. 

 

Flamme Verte : Un label renforcé par un nouvel étiquetage

 

Le label de qualité Flamme verte a été créé en 2000 par l’ADEME et les fabricants regroupés au sein du Syndicat des Energies Renouvelables. Il concerne les appareils de chauffage au bois domestique (poêles, inserts, foyers fermés, cuisinières) et chaudières, et garantit des critères de performance. Les critères Flamme Verte actuels exigent un taux de rendement égal ou supérieur à 70% et des émissions de monoxyde de carbone inférieures ou égales à 0,3%. Depuis janvier 2010, un nouvel étiquetage renseigne davantage le consommateur sur la performance des appareils, à travers un classement de 1 à 5 étoiles. Seuls les appareils affichant 3, 4 ou 5 étoiles peuvent prétendre au label Flamme Verte. Au 1er janvier 2011, outre le rendement énergétique et le taux de monoxyde, un nouveau critère, relatif aux émissions de poussière, sera pris en compte dans le classement.

 

Une filière industrielle française dynamique   

 

Le marché français d’appareils de chauffage au bois domestique est le 1er marché européen avec environ 500 000 appareils vendus par an (contre 400 000 pièces vendues en Allemagne). La part de marché des fabricants français est estimée à 74% des ventes totales. Par ailleurs, les fabricants français sont très présents à l’export (20% du CA) notamment dans les pays de l’Est (Pologne, République Tchèque, Russie, Slovaquie) mais aussi en Espagne, Italie, Portugal, Grèce et Turquie. Le dynamisme des fabricants français est principalement lié au savoir faire national en matière de produits de fonte. A côté des fabricants d’appareils (Cheminées Philippe, Godin, Brisach…), l’activité de production des appareils de chauffage au bois domestique permet à un certain nombre de fonderies françaises comme La Fonte Ardennaise, Pebeco, ou la Fonderie de Niederbronn, filiale de De Dietrich) de travailler sur le marché national et à l’export. D’autres industriels comme Poujoulat (leader européen du conduit de fumée, 1000 personnes) et Eurokera (leader mondial de produits vitrocéramiques, filiale de Saint-Gobain) gravitent directement autour de l’activité de fabrication des appareils de chauffage au bois domestique. 

 

D’après l’ADEME, la filière industrielle du chauffage au bois emploie 12000 personnes en France, 20000 si on compte la filière d’installation et 60000 si on compte l’exploitation forestière. L’ADEME estime que 1000 tonnes de bois consommées correspondent à 1 emploi à temps plein, soit 3 à 4 fois plus que dans les filières fossiles.

 

(Source : Syndicat des Energies Renouvelables) 

 

Etat de la filière biomasse en France (1ère source d’énergie renouvelable dans notre pays) dans un prochain article.

 

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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 11:57

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A la Foire de Paris, le constructeur Maisons Pierre a présenté  Idylle, une maison basse consommation, aux normes de la réglementation thermique en vigueur en 2013, proposée à son catalogue, à partir de 1000 €/m2.

 

 

 

 

 

La maison, de 111 m2 habitable, est équipée d’une chaudière à condensation (solution DolceVita de Gaz de France) couplée à un chauffe-eau solaire (4 m2 de capteurs thermiques sur le toit). Elle est équipée d’une VMC optimisée, de triples vitrages et d’un système de récupération d’eau de pluie. Elle est aussi pourvue d’une enveloppe isolante qui lui garantit une plus grande étanchéité à l’air que les constructions classiques. En conséquence, sa consommation énergétique ne dépasse pas le seuil moyen de 50 kWh/m2/an d’énergie primaire (pondéré selon la zone géographique). On peut d’ailleurs suivre ses consommations en direct via le boîtier DolceVita Zenbox.  A noter que question chauffage, Maisons Pierre propose aussi un poêle à granulés comme alternative à la chaudière gaz à condensation.

 

Plus de détails : www.maisons-pierre.com/maisonbbc

 

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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 23:20

 

Qualit’EnR, l’organisme qui gère les dispositifs de qualité pour les énergies renouvelables, vient de dévoiler les résultats d’audits menés en 2009 et début 2010 auprès de ses installateurs adhérents. Depuis 3 ans, ces contrôles permettent d’accompagner l’installateur dans une démarche de qualité. Autre intérêt : Mesurer l’efficacité de la dépense publique, puisque ces installations bénéficient de crédit d’impôt et parfois de subventions des collectivités locales.

 

En 2009, ce sont 3250 audits Qualisol  qui ont été menés sur des chauffe-eau solaires.

 

85,5 % des installations auditées sont soit excellentes (50.8 % des cas), soit satisfaisantes (34,7 % des cas), soit une progression de 8.5 point par rapport à 2008. Les auditeurs ont relevé que 11.1 % des prestations des entreprises méritaient d’être améliorées, l’installation n’étant pas suffisamment satisfaisante. Enfin, seuls 3,5 % des chauffe-eau solaires individuels présentaient une prestation défaillante (absence d’affichage d’information sur l’antigel, défaut d’étanchéité, par exemple). Bonne nouvelle : Selon les premiers résultats 2010, la qualité progresse. En tout, près de 10 000 audits qui ont été réalisés depuis 2007.

 

Les audits des installations photovoltaïques débutent cette année

 

Les audits QualiPV qui concernent les installations photovoltaïques n’ont pas encore commencé. Tous les installateurs QualiPV – actuellement plus de 5 600 entreprises - seront audités. Avec le souci de renforcer la qualité, Qualit’EnR a mis en place une veille sur l’usage frauduleux de ses marques. But : Construire « une filière photovoltaïque qualitative et pérenne »

 

Les audits des chaudières bois sont positifs

 

Les audits Qualibois des chaudières bois (380), majoritairement bons, révèlent une filière mature présentant peu de défauts majeurs. La catégorie recouvre maintenant les poêles et les inserts dont les premiers audits sont prévus d’ici la fin de l’année. Qualibois concerne les appareils tous bois (bûches, granulés, etc…)/ 

 

QualiPac maintenant gérée par Qualit’EnR

 

Depuis le début de l’année QualiPac, l’appellation qualité des pompes à chaleur est gérée par Qualit’EnR à la suite d’un accord conclu l’été dernier avec l’AFPAC (Association Française des pompes à Chaleur). QualiPac concernent les installations d’aérothermie et de géothermie.  Les audits commenceront au 2ème semestre 2010.

 

Qualit’EnR, qu’est-ce que ça implique ?

 

Outre une démarche volontaire, l’appellation Qualit’ENR impose des critères stricts: L’entreprise qui veut y prétendre doit disposer des assurances indispensables, être constituée de professionnels, et accepter 3 audits d’installations sur 3 ans. Des frais sont à prévoir : 50 € HT /an pour le passeport annuel (frais de dossier) + 45 € HT /an (coût par appellation) + prix de l’audit (environ 200 € pour une installation CESI, 400 € pour du PV).

Côté client, l’appellation, qui n’est pas obligatoire, constitue un gage de sérieux pour celui qui veut faire installer chez lui des énergies renouvelables. Il peut d’ailleurs demander une audit de l’installation réalisée par l’entreprise auprès de Qualit’EnR.

 

A quand une appellation Qualit’EnR pour le petit éolien ?

 

Qualit’EnR gère maintenant 4 dispositifs de qualité : « Qualisol » pour le solaire thermique, « QualiPV » pour le solaire photovoltaïque, « Qualibois » pour le chauffage bois énergie et « QualiPac » pour les pompes à chaleur. Ces dispositifs regroupent près de 15 000 entreprises. Cette année, André Joffre, Président de Qualit’EnR, interrogé sur l’opportunité d’une appellation Qualit’ENR pour l’éolienne domestique, n’a pas trouvé la question saugrenue, mais n’a pas donné d’échéance. Dans quelques années…

 

www.qualit-enr.org 

 

 

 

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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 17:35

L’article 34 a été adopté.

 

En France, le Grenelle de l’Environnement aura conduit à classer les éoliennes en ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement), c’est-à-dire à les mettre dans la même catégorie que les industries ou activités sources de pollutions.

 

Petite précision : La nomenclature des ICPE a elle-même évolué, il y a maintenant un 3ème régime, dit « d’enregistrement », à côté du régime de déclaration (une déclaration en préfecture suffit) et du « régime d’autorisation » (plus lourd).

 

C’est de ce 3ème régime que devraient relever les éoliennes, au même titre que les stations-service, les dépôts de papier et carton, les entrepôts couverts et les entrepôts frigorifiques. Ce 3ème régime a été créé pour simplifier les démarches et raccourcir les délais de certaines installations. Critiqué par France Nature Environnement parce qu’il n’impose ni enquête publique ni débat systématique, ce 3ème régime devrait concerner par la suite des activités comme les installations de méthanisation et de biogaz, les distilleries, les blanchisseries.

 

Mais pourquoi mettre les éoliennes dans la même catégorie que les stations-service et les entrepôts frigorifiques ?

 

Autres dispositions de l’article 34 :

 

-   Le seuil minimum de 15 MW est rejeté mais l’exigence de 5 mâts minimum maintenu.

      -  Pas d’implantation à moins de 500 m d’une zone « destinée à l’habitation ».

-  Le principe des schémas régionaux est maintenu, mais la date couperet (impossibilité de faire de l’éolien en l’absence de publication d’un schéma régional au 31 décembre 2011) saute.

 

 

L’objectif de 500 mâts par an est réitéré. Un rapport sur le développement de l’énergie éolienne et sur la progression des installations est promis d’ici 3 ans.

 

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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 10:00

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Alors que l’examen des propositions très controversées « d’encadrement de l’éolien » inspirées du rapport Ollier, se poursuit à l’Assemblée Nationale, le Syndicat des Energies Renouvelables fait part de son inquiétude. Même si l’amendement concernant le seuil minimum de 15 MW est retiré (ce qui n’est pas vraiment fait, l’amendement destiné à supprimer cet amendement est semble-t-il encore à l’examen), l’obligation de 5 mâts pour les parcs demeure, une contrainte qui priverait la Bretagne de la moitié de ses projets éoliens, selon le SER.

 

Manifestation des salariés de la filière éolienne (Paris, le 4 mai)

 

 

Voici le communiqué du SER du 6 mai :

 

« GRENELLE 2 : Malgré le retrait du seuil de 15 MW de puissance pour l’installation d’un parc éolien, l’avenir de la filière reste très menacé. 

 

Les députés ont commencé l’examen du projet de loi Grenelle 2. Dans sa version actuelle, ce texte comporte encore des dispositions qui menacent plusieurs milliers d’emplois dans la filière éolienne.

 

2 000 salariés de l’industrie, des fabricants et sous-traitants, salariés des sociétés de développement et des bureaux d’étude ; pour la première fois de son histoire, la filière éolienne s’était rassemblée pour exprimer son inquiétude le 4 mai dernier, jour du début de l’examen du projet de loi Grenelle 2.

 

Même si la proposition d’imposer un seuil de 15 MW pour les futurs parcs éoliens a été retirée, ce qui constitue une avancée incontestable, la seule obligation de réaliser des parcs d’au moins cinq machines impacte plus d’un quart des projets. Certaines régions, comme la Bretagne et les Pays de la Loire, verraient le nombre de leurs projets divisés par deux.

Quant à la mise en place des schémas régionaux, telle qu’elle est présentée ce jour, elle constitue une menace importante pour le développement de la filière. Les professionnels sont favorables à l’élaboration des schémas régionaux. Cependant, les premiers schémas, dont ils ont eu connaissance, suscitent de vives inquiétudes. En effet, dans certaines régions, la quasi totalité du territoire est classée en « zone interdite ». Au lieu de schémas binaires « favorable / interdit », les acteurs de la filière éolienne proposent la mise en place de schémas gradués, nuançant les potentialités des sites en fonction de critères adaptés à leur environnement et permettant aux collectivités locales de continuer à exercer leur droit légitime d’aménagement de leur territoire.

 

Si le texte de loi est adopté en l’état, le rythme de développement du parc français sera considérablement ralenti. Les 10 000 emplois de la filière se trouveront menacés de même que les 50 000 nouveaux emplois qu’elle est à même de créer. »

 

 

Les tentatives de certains députés pour freiner l’éolien, sous couvert de l’encadrer, sont assez attristantes : Alors que l’économie européenne vacille, l’Allemagne, le pays qui résiste le mieux à la désindustrialisation et au marasme, doit en partie sa bonne santé à sa filière des énergies renouvelable qui lui a donné un nouveau souffle industriel, a créé 300000 emplois et continue d’embaucher.

 http://www.colorwatt.com/article-les-enr-representent-300-000-emplois-en-allemagne-47567575.html 

 

L’Allemagne va dépasser ses objectifs d'énergies renouvelables fixés dans le cadre du Paquet Energie Climat. La France arrivera-t-elle seulement à atteindre les siens ?

 

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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 19:07

 

préservez nos emplois 

 

 

Mardi 4 mai à 11 h à deux pas de la gare Montparnasse à Paris, la manifestation pour les éoliennes a démarré avec énergie et bonne humeur.

 

 

 

        «Quand l’éolienne se met à tourner,

         C’est toute la France qui va travailler

         Ohé Ohé… Laissez nous les installer… »

 

 

 

 

 Plusieurs milliers de personnes, appartenant à des entreprises variées, dont Aerowatt, Ceole, Enercon, Enertrag, Eneria, Global Wind Power, Iberdrolas, Nordex, Ostwind, Poweo, SIAG, Valorem, Vestas, des bureaux d’études comme Vent d’Ouest et Abo Wind, des associations comme CLEO (Collectivités Locales Eoliennes) et Eoliennes en Pays de Vilaine (qui développe des parcs éoliens citoyens) , un établissement scolaire (le lycée François Bazin de Reims qui a une formation « maintenance éolienne »), se sont dirigées vers l’Assemblée Nationale, en scandant des refrains sur la défense de l’emploi.

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Une délégation a été reçue par Jean-Louis Borloo.

 

 Avant que l’examen de la loi Grenelle 2 ne commence, l’amendement qui imposait un seuil minimum de 15 MW pour les parcs éoliens était retiré, selon une information de l’AFP.

 

 

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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 13:51

 

La météo prévoit qu’un vent fort en provenance du nord soufflera sur la capitale le 4 mai. Donnera-t-il de l’élan à la filière éolienne ?

 

Celle-ci manifestera pour la première fois dans les rues de Paris,  pour protester contre les amendements anti-éoliens qui seront examinés dans le cadre du projet de loi Grenelle 2.  Le cortège doit se rendre devant le Ministère de l’Ecologie.

 

«10 000 personnes travaillent déjà dans l’industrie éolienne en France. Elles pourraient être 20 000 dans deux ans et 60 000 en 2020, si les engagements du Grenelle de l’environnement sont respectés. Or, le projet de loi Grenelle 2 contient plusieurs dispositions qui, si elles sont adoptées, diviseront par deux le rythme de développement du parc et remettront en cause le développement de la filière éolienne, les emplois qu’elle a déjà générés et les 50 000 nouveaux emplois qu’elle est à même de créer » précise le communiqué conjoint du SER-FEE (Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche France Energie Eolienne).

 

Si le débat a tendance à se politiser, les organisateurs de la manifestation ont précisé qu’ils ne souhaitaient aucune présence politique lors de ce rassemblement.

 

 

Autre première fois :

Pour la première fois, un article de mon blog  «industriels et écolos se lèvent tous pour l’éolien » a été repris directement par Agoravox

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/industriels-et-ecolos-se-levent-74298 

et cité ensuite dans Google Actualités.

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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 16:29

 

Que se passera-t-il le 4 mai lors de l’examen de la loi Grenelle 2 ? Il parait qu’une manif se prépare. En tous cas,  les parlementaires qui ont voté les amendements anti-éoliens au projet de loi ont déjà perdu contact avec les bases. C’est quoi les « bases » ? C’est une bonne partie du pays : Les énergéticiens, les industriels de l’électricité, les entreprises qui veulent se reconvertir dans l’éolien, les jeunes et les moins jeunes qui ont déjà un emploi dans le secteur ou qui en espèrent un, les associations environnementales qui plébiscitent les éoliennes parce qu’elles ne rejettent ni CO2 ni déchets radioactifs, et tous les citoyens qui les aiment pour les mêmes raisons. Bref, ça fait du monde en faveur de l’éolien !     

     

 

Lors d’un point presse organisé ce matin par le SER et FEE (Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche France Energie Eolienne), une tribune a réuni Olivier Gainon (FIEEC), André Antolini (Président du SER), Nicolas Wolff (Président de FEE), Nicolas Bouley (UFE) et Maryse Arditi (Association France Nature Environnement). Si tous n’étaient pas d’accord sur nos besoins futurs en électricité (André Antolini évoquant une croissance exponentielle inéluctable et Maryse Arditi insistant sur la nécessité de maîtriser les consommations) tous voulaient que la France tienne ses engagements dans l’éolien. Pour rappel, la feuille de route française pour atteindre les objectifs du Paquet Energie Climat prévoit 19000 MW d’éolien terrestre à l’horizon 2020 (le parc est de 4800 MW actuellement). Et tous ont dénoncé la mise en péril de la filière éolienne par les amendements inspirés du rapport Ollier.

 

Le seuil de 15 MW condamne l’éolien en Bretagne et dans d’autres régions

 

Si un seuil minimum de 15 MW est retenu pour créer des parcs éoliens, « la moitié des projets boit la tasse » déclare André Antolini. « On a des chiffres, on peut donner la liste des projets un par un » précise-t-il. Actuellement sur 21 projets en Bretagne, 1 seul est à plus de 15 MW. 80% des projets en Pays de Loire disparaîtraient aussi.

 

Voilà qui est d’autant plus affligeant que la Bretagne est une région bien ventée, en manque d’énergie pour passer les pointes en hiver, ce que permettent de faire les éoliennes, mais on ne doit pas apprendre ça à l’ENA…

 

Les élus locaux privés d’autonomie de décision

 

Un amendement prévoit la mise en place d’un schéma régional éolien, co-élaboré par le préfet et la région qui vise à contraindre les zones dans lesquelles pourront être développées des ZDE (Zone de Développement de l’Eolien). Cet amendement introduit donc un étage de planification supplémentaire et prive en pratique les élus locaux de leurs compétences en matière de développement de l’énergie éolienne. Un effet pervers dénoncé également par le CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables) qui précise dans un communiqué « le rapport de la mission parlementaire s’obstine dans la vision centralisée de l’énergie en France (…) En affaiblissant le rôle des élus locaux, les nouvelles mesures vont créer un fossé évident entre les projets éoliens et les citoyens qui composent les territoires ».

 

Le projet de loi prévoit d’instaurer aussi une échéance, le 31 décembre 2011, à partir de laquelle le développement de l’éolien serait rendu impossible si le schéma n’est pas publié. 

 

Un secteur qui crée des usines et de l’emploi

 

Le secteur éolien a représenté plus de 1,5 milliards d’€ d’investissements en France en 2009 et les industriels sont consternés. « Avec ce que l’on nous prépare le relais de croissance de l’éolien est compromis » déplore Nicolas Wolff. « On se demande comment fonctionnent certaines personnes » ajoute-t-il. Pour Nicolas Bouley de l’UFE « la filière éolienne représente un fort potentiel industriel à l’horizon 2020 et les amendements sont de nature à briser cette dynamique industrielle ». Olivier Gainon de la FIEEC souligne que l’éolien fait partie des marchés prometteurs du futur. « Le développement durable est un marché clair pour les 30, 40, 50 ans qui viennent. Mais pour qu’une industrie se développe, il faut un marché national. Une filière éolienne s’est structurée. Une étude (CapGemini) a révélé que l’industrie française peut prendre des parts de marché. Aujourd’hui favoriser le développement de cette industrie, c’est cela qui  va  tirer la croissance et permettre de rembourser nos dettes ».  

 

Dominique Legros, dirigeant de Ceole (Dijon), une PMI de chaudronnerie qui fabrique des tours pour éolienne, a créé une cinquantaine d’emplois depuis le lancement de la société il y a 2 ans, dont un tiers occupé par des 18-25 ans. Il envisage de passer à 100 personnes d’ici un an et demi. Peter Schuster, représentant d’Enercon, déclare que 200 personnes travaillent déjà en France pour Enercon et qu’une nouvelle usine est en projet en France.

 

Les anti-éoliens en embuscade, mais de moins en moins convaincants

 

Quelques membres de la FED (Fédération Environnement Durable) distribuaient des tracts à l’entrée du point presse, mais leur argumentaire qui ressasse toujours les mêmes rengaines (affairisme, nuisances sanitaires des éoliennes, patrimoine en danger…), est de moins en moins convaincant.

 

Au fait, les anti-éoliens combien de divisions ?

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 08:17

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Décidément, c’est un tollé.

 

 

 

 

 

La Commission des affaires économiques et la Commission du développement durable vont-elles se mettre à dos toutes les industries électriques, électroniques, métallurgiques, sidérurgiques et autres liées à l’éolien ? 

 

 

Photo : © Christophe Mongrédien / CLER

 

Devant les menaces que font peser les amendements anti-éoliens sur l’avenir de l’énergie éolienne en France, la FIEEC (Fédération des Industries Electriques Electroniques et de Communication) se mobilise à son tour (après le SER et l’UFE) : « ne sacrifions pas une filière porteuse de croissance et d’emplois » déclare son communiqué.

 

Le communiqué de la FIEEC dans son intégralité :

 

« Des amendements votés au projet de loi  Grenelle 2 risquent de nuire au développement d’une filière industrielle prometteuse. La Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC) souhaite qu’une stratégie industrielle cohérente soit déployée, au service des besoins sociétaux dont notamment l’environnement. En ce sens, elle s’inquiète de ce que les amendements votés ne se révèlent contre-productifs.

 

Il y a un peu plus d’un an, le Parlement, lors du vote de la loi Grenelle 1, a fixé un rôle majeur à l’énergie éolienne dans le mix énergétique de notre pays puisqu’il représente un quart de l’objectif de 23% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie à l'horizon 2020 et emploiera près de 60 000 personnes. S’ils étaient votés, les amendements au projet de loi Grenelle 2, adoptés par la Commission des affaires économiques et la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale mettraient en péril le développement de cette filière industrielle en pleine croissance.

 

Pour la FIEEC, qui promeut une stratégie industrielle au service de la croissance, une compétitivité au service de l’emploi, et l’innovation au service des marchés du futur, renoncer à développer une véritable filière éolienne industrielle française serait particulièrement dommageable, en particulièrement dans le contexte de crise que traverse notre pays.

 

En effet, en 2009, l’éolien est devenu la première forme de production d’électricité développée en Europe, avec près de 10 000 mégawatts de nouvelles capacités installées.

Les industriels français s’organisent pour se déployer et se diversifier sur ce marché, qui représente un véritable relais de croissance pour les industries électriques et électroniques.

La France peut se positionner comme un acteur majeur sur toute la chaîne de valeur de l’éolien, avec ses compétences industrielles notamment dans le matériel électrique, électronique, de contrôle commande, ... 10 000 salariés français travaillent déjà dans la filière et 50 000 nouveaux emplois seront créés si les objectifs du Grenelle sont confirmés et si la réglementation applicable à l’éolien permet leur réalisation.

 

Les industriels regroupés au sein des syndicats de la FIEEC s’inquiètent des dispositions proposées dans le projet de loi Grenelle 2, soient adoptées. En effet, elles réduiraient de plus de 60 % les potentialités d’implantations d’éoliennes alors que chacun sait que, pour se positionner à l’export, toute filière industrielle doit disposer en premier lieu d’un marché domestique. »

 

Edifiant.

 

La FIEEC n’est pas une association au service de l’environnement, mais une puissante Fédération industrielle qui rassemble 26 syndicats professionnels dans les secteurs de l’énergie, des automatismes, de l’électricité, de l’électronique, du numérique et des biens de consommation. Les secteurs qu’elle représente regroupent plus de 2000 entreprises (dont 86% de PME), emploient près de 400 000 salariés et réalisent plus de 82 milliards d’€ de chiffre d’affaires. La FIEEC est membre du GFI, du MEDEF, de l’UIMM, de la CGPME, et de l’ORGALIME.

Rien que ça.

 

Etrange. On a l’impression d’un décrochage. Pas le sempiternel décrochage entre le peuple et les élites rabâché à longueur d’antenne, mais un décrochage entre des parlementaires fossilisés, cramponnés à des vieux modèles énergétiques, et des entreprises soucieuses d’exploiter à fond le potentiel des énergies renouvelables. Etrange aussi : Des associations comme le WWF, la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), ou le RAC (Réseau Action Climat de France) qui défendent l’éolien, partagent pour une fois le même combat que l’industrie de l’électricité.

 

 

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 12:39

 

DERBI, le pôle de compétitivité français qui réunit les acteurs des énergies renouvelables en Languedoc-Roussillon (entreprises, laboratoires, universités, etc…) organise sa 5ème conférence internationale du 3 au 5 mai 2010 à Perpignan.

 

Cette année, l’Allemagne, la Suède et le Danemark, trois pays en pointe dans les énergies renouvelables, seront à l’honneur. En Allemagne, le marché est 10 fois plus important que le notre et les industriels viennent de rendre leur feuille de route pour 2020 (dans le cadre du Paquet Energie Climat). En Suède, 44 % de l'énergie et 52 % de l'électricité consommés proviennent de sources renouvelables, ce qui place le pays en tête de l'Europe. 20% de l'électricité danoise provient de l'énergie du vent et le Danemark s’engage pour 2020, à avoir 30% de l'énergie, et 50% de l'électricité du pays, d'origine éolienne. « Ces trois exemples ne doivent pas occulter le marché mondial très soutenu et surtout l’extraordinaire dynamisme des Etats-Unis, notamment dans le secteur du photovoltaïque, qui a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 4 MM de $, et dont les perspectives de croissance pour 2010 et au-delà, devraient se mesurer en gigawatts et non plus en mégawatts » précise le communiqué de DERBI.

 

Un institut d’excellence sur le solaire thermique

 

A l’occasion de sa 5ème conférence, DERBI présentera avec ses partenaires (CCI, Université, CNRS ...) la création d'un "institut d'excellence" sur le thème du « solaire thermique haute et basse température» (de la clim solaire jusqu'aux centrales thermodynamiques CSP) et soumettra ce projet dans le cadre du grand emprunt. Le budget d'investissement s’élève à 100 M€, financés pour moitié par les entreprises et avec la création de 100 postes de chercheurs et d'ingénieurs supplémentaires.

 

Grâce à DERBI, plus de 40 M€ d’aides publiques ont été investies dans différents programmes dont les technologies de l’information en liaison avec les énergies renouvelables, l’énergie solaire ou encore les biocarburants de 3ème génération. Ce succès doit être associé à ses autres excellents résultats puisqu’avec 10 projets représentant 23 millions d’euros d’investissement financés en 2009 par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) à hauteur de 8,32 millions d’euros, DERBI se place en 11ème position au niveau national sur l’ensemble des 71 pôles de compétitivité français (en montant d’aide obtenu).

 

Enfin DERBI c’est aussi une dynamique de territoire et qui, au-delà du sien, a su fédérer, avec notamment une participation active à la création en février dernier d’un comité de coordination comprenant Capenergies (PACA, Corse, Monaco), S2E2 (Centre, Limousin) et Tenerrdis (Rhône-Alpes). Cette dynamique territoriale se poursuivra également avec un projet d’extension de ses compétences à la région Midi-Pyrénées.

 

« En observant l’énergie de nos voisins européens nous ne pouvons être qu’optimistes quant au développement de notre marché. Le potentiel des énergies renouvelables ne s’applique plus au seul secteur du bâti mais trouve d’ores et déjà des applications concrètes dans de nombreux secteurs. Nous poursuivons ainsi notre objectif majeur qui consiste à favoriser l’émergence de produits et de services innovants sur le marché des énergies renouvelables tout en soutenant la création et la pérennisation d’entreprises et la création d’emplois » précise André Joffre, Président de DERBI.

 

 Programme et infos sur le site de la conférence :

http://www.conference-derbi.com

 

Par Mijo - Publié dans : énergies renouvelables
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