Interpellée par une récente enquête du magazine « 60 millions de consommateurs » qui dénonce les dérives des équipements de chauffage verts (résultats peu ou pas satisfaisants, mauvais fonctionnements, entreprises disparues et - au final - consommateurs mécontents), l’Association Française pour les Pompes A Chaleur, porte-parole de la filière, réagit. Dans un communiqué, elle rappelle quelques règles de base pour faire le bon choix.
Le communiqué de L’AFPAC :
Professionnalisme de l’installateur et choix d’un matériel certifié :
2 conditions sine qua non pour une installation de PAC performante !
Le marché de la pompe à chaleur a explosé en 2008. Cette année-là les éco-délinquants ont profité de l’engouement des consommateurs pour les pompes à chaleur, et du boom de ce marché, pour réaliser des ventes délictueuses. Deux ans plus tard, ils ont disparu de ce secteur après avoir fait des ravages au détriment des professionnels du secteur qui voient aujourd’hui leur image en pâtir et leur marché menacé. De leur côté, les consommateurs, victimes de ces délinquants, subissent les dysfonctionnements de leur installation de pompe à chaleur : chauffage inopérant, pompe en panne … ou qui n’a jamais finie d’être installée (quand elle l’a été) ! Résultat ? Une pompe à chaleur qui chauffe de façon non satisfaisante avec, parfois, des factures exorbitantes et un service après-vente aux abonnés absents … puisque la société d’installation en question a cessé son activité.
Aujourd’hui, c’est toute la filière qui paie et subit les lourdes conséquences du passage furtif de ces éco-délinquants. Ainsi, une contre-référence fait plus de tort que plusieurs centaines de références ! … alors que sur un parc de 540.000 pompes à chaleur, ces contre-références ne représentent réellement qu’une faible minorité des machines installées.
La machine en elle-même est rarement défaillante dans les problèmes évoqués par les consommateurs. La mauvaise adéquation de la PAC à l’installation, sa mauvaise mise en œuvre, sont dans un grand nombre de cas, la cause principale des mécontentements des consommateurs. Le bon dimensionnement de la machine est par exemple l’élément le plus fondamental et indissociable du bon fonctionnement de la pompe à chaleur. Il s’établit grâce à des critères très précis, et doit faire l’objet d’une étude détaillée propre à chaque cas. A l’opposé de l’adage « qui peut le plus, peut le moins », la pompe à chaleur est une solution de chauffage qui relève du sur-mesure !
En tant que porte-parole de la filière, l’AFPAC a mis en place depuis 2007, un référentiel de qualité et de performance pour le matériel avec la « marque NF PAC », et un référentiel de qualité pour les installateurs avec l’ « Appellation QualiPAC » aujourd’hui gérée par Qualit’EnR.
À NOTER : Les installateurs qualifiés sont identifiables par leurs appellations ou qualifications, l’Appellation QualiPAC est celle des spécialistes en pompes à chaleur, les installateurs porteurs de l’Appelation QualiPAC sont visibles sur le site de Qualit’EnR (www.qualit-enr.org)
A défaut, d’autres appellations ou qualifications existent (telles que Qualibat, Qualifelec ou Qualiclimafroid) qui apportent la garantie d’avoir à faire, a minima, à un professionnel compétent à défaut d’être spécialisé.
Le consommateur doit être particulièrement vigilant lorsqu’il souhaite installer une pompe à chaleur dans une habitation existante plus ou moins ancienne. En effet, les données et relevés thermiques de l‘habitation sont souvent inexistants ou difficiles à retrouver. L’installateur devra alors avoir les compétences requises pour réaliser un diagnostic thermique de qualité et un choix pertinent de solution et de matériel.
Les règles d’or pour une installation de pompes à chaleur performante
Règle n°1 : L’installateur doit être qualifié
Comment savoir si l’installateur est fiable, sérieux et compétent ?
- Se renseigner sur les qualifications de l’installateur : est-il détenteur de l’Appellation QualiPAC ? (ou, à défaut, bénéficie-t-il d’une autre qualification : Qualibat, Qualifelec ou Qualiclimafroid) ?
- Demander systématiquement à l’installateur une attestation d’assurance récente de son entreprise. Listant tous les domaines de compétences de l’installateur couverts par son assurance, ce document est la meilleure garantie pour le consommateur de la fiabilité de l’entreprise.
Règle n°2 : Diagnostic de l’installation et choix de la solution doivent être pertinents
Comment savoir si le diagnostic est juste et pertinent ?
- Vérifier que l’installateur ait bien relevé les informations capitales au bon établissement de son diagnostic :
* L’isolation de la maison (année de construction, constitution des murs, isolation, natures des huisseries, vitrages, etc)
* Etat des lieux (superficie de l’habitation et des pièces, surfaces chauffées, relevé des corps de chauffe (radiateurs)
* Les habitudes du foyer (nombre d’occupants, horaires d’occupation, température de chauffage habituelle, nombre de douches ou bains pris par jour ou par semaine)
* Collecte des factures de fioul ou de gaz et d’électricité des 2 ou 3 dernières années, etc.)
ATTENTION : il est donc primordial de fournir à l’installeur les bons documents et bonnes informations lors de sa venue. Sans cela, le bilan thermique établi et la proposition de solution qui en découlera ne pourront être satisfaisant pour garantir la tenue des promesses de résultats.
- S’assurer de même de :
* L’exhaustivité du devis (indication des résultats de l’étude thermique, devis détaillé, bilan prévisionnel, etc.)
* La mention des conditions générales, des garanties, etc.
* La proposition d’un contrat d’entretien.
À SAVOIR : Un devis peut très difficilement être réalisé sur place à la 1ère visite. L’installateur doit impérativement procéder au relevé de toutes les informations nécessaires à l’établissement du devis, réaliser une étude thermique et établir un devis sur papier à en-tête de sa société, puis présenter le devis et les justificatifs au consommateur lors d’un second rendez-vous.
Les bons conseils à appliquer
* Ne JAMAIS signer de contrat lors du 1er rendez-vous sur la base d’un devis réalisé sur place, sans étude ni diagnostic, en quelques minutes (mais avec à coup sur une offre de financement).
* Se méfier d’un démarchage à domicile et de tentatives de vente forcée.
* Faire réaliser plusieurs devis avec deux ou trois installateurs différents.
* Prendre quelques jours pour réfléchir et analyser les différents devis remis par les installateurs.
* Il n’y a pas de cas standard, chaque installation implique une étude et une solution adaptée !
* Utiliser les 7 jours de rétractation légale lors d’un démarchage à domicile.
Source : Communiqué de l'AFPAC