Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 11:39

 

Enfin libres de choisir son fournisseur d’énergie sans redouter les embrouilles et le grand saut dans l’inconnu !

 

Depuis le 27 mai 2010, on peut revenir aux tarifs réglementés après avoir souscrit une offre du marché, pour le gaz comme pour l’électricité. Mais pourquoi a-t-il fallu attendre 3 ans pour en arriver là ?

 

Telle qu’elle a été organisée, l’ouverture du marché de l’énergie a orchestré chez les consommateurs français la peur du changement. Et on peut le comprendre.

 

Pour la petite histoire :

 

Au départ, à l’ouverture du marché de l’énergie aux particuliers en juillet 2007, les consommateurs qui quittaient les tarifs réglementés pour souscrire à une offre de marché ne pouvaient pas revenir chez EDF et GDF aux tarifs réglementés. Etrange. D’autant plus que d’autres pays soumis à la même directive européenne, comme l’Espagne, ont accordé dès le départ la possibilité de retour aux tarifs régulés. Une des conséquences de cette loi baroque : Les risques de grosses embrouilles entre propriétaire et locataire. En effet, le locataire qui optait pour une offre du marché quittait les tarifs réglementés,  et l’occupant suivant du logement ne pouvait plus, lui,  en bénéficier ! (parce que, bizarrement, « les tarifs réglementés » n’étaient pas liés à l’abonné mais au site). Pour décourager les plus déterminés à faire jouer la concurrence, on ne s’y serait pas mieux pris !

 

Tout ça était sans doute trop gros. Une nouvelle loi, toute aussi bizarre, est venue assouplir la première, instaurant une sorte de «réversibilité partielle ». A partir du 10 janvier 2008, on pouvait revenir au tarif réglementé d’électricité après avoir souscrit une offre de marché (jusqu’au 1er juillet 2010, mais au-delà, c’était l’inconnu). Par contre, on n’avait toujours pas droit à la réversibilité pour le gaz.

 

27 mai 2010 : Réversibilité complète. Après avoir agité le spectre de l’explosion des factures et refroidi les consommateurs (qui entre-temps se sont rendus compte que les tarifs réglementés ne les protégeaient pas de hausses des prix supérieures à l’inflation), on les a enfin autorisés à partir / revenir comme ils voulaient. C’est pas trop tôt, non ?

 

Côté pratique, changer c’est pas compliqué

 

Il suffit de souscrire un abonnement auprès d’un nouveau fournisseur. Il se charge de résilier le contrat antérieur. Pour revenir aux tarifs réglementés, on rappelle EDF pour l’électricité et GDF pour le gaz. Pas de changement de compteur, car le gestionnaire du réseau, indépendant du fournisseur d’énergie, est toujours le même.

 

Attention, si vous bénéficiez des tarifs sociaux (TPN pour l’électricité et TSS pour le gaz), ne quittez  pas les tarifs réglementés car les fournisseurs alternatifs ne les font pas.

 

Pour choisir une énergie verte (voir article, attention les infos tarifaires peuvent avoir changé).

 

Pour contacter le médiateur de l’énergie en cas de litige : www.energie-mediateur.fr

Par Mijo - Publié dans : opinions
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /Juil /2010 11:51

 

La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) qui a pour but d’ouvrir le marché français de l’électricité à la concurrence sera débattue au Sénat dans les prochains jours. Vaste chantier qui devrait chambouler notre secteur de l’énergie organisé comme un camp retranché derrière ses réacteurs nucléaires. Compte tenu de l’importance du secteur atomique chez nous, l’enjeu de la loi NOME s’est surtout focalisé sur le prix de cession du MWh nucléaire d’EDF à ses concurrents, censé être « le prix coûtant ». EDF l’estime à 42 €/MWh, un chiffre que les concurrents (Poweo et les autres) jugent  trop élevé, cherchant à le négocier entre 34 et 38 €/MWh. Le risque c’est que le prix coûtant réel, qui doit couvrir les coûts actuels et futurs de l’énergie nucléaire, s’avère finalement plus élevé que le prix auquel est vendue aujourd’hui cette énergie, encadré à travers les tarifs réglementés. La décision sera prise cet automne par le gouvernement et la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) et la loi devrait entrer en application en 2011.

 

Le mythe d’une électricité nucléaire bon marché commence à avoir du plomb dans l’aile et le consommateur, lui, n’a plus beaucoup d’illusion. Il a compris que, monopole ou concurrence, il devra passer à la caisse. Comme il a de moins en moins de sous, il hésitera peut-être à acheter une nouvelle « caisse électrique », préférant  le covoiturage (www.covoiturage.fr /Comuto pour l’appli iPhone/smartphone,  plus de 600 000 membres) ou l’auto-partage (www.voiturelib.com , www.okigo.fr, etc…)

 

 Mais après tout, il n’y a pas que le nucléaire, il y a aussi les énergies renouvelables, c’est d’ailleurs le sujet de ce blog. Donc, je vous souhaite à tous de pouvoir acquérir une belle auto électrique chez Renault ou ailleurs, que vous rechargerez à l’énergie verte. Avec l’ouverture des marchés, on devrait pouvoir au moins profiter d’énergies renouvelables un peu moins chères, non ? Hélas, pas pour l’instant. Le secteur des ENR en France est aussi verrouillé qu’une caserne soviétique.

 

Enercoop n’a toujours pas la compensation de la CSPE

 

Dans le cadre de la loi NOME, la coopérative d’énergies vertes Enercoop a proposé un amendement pour bénéficier du retour de la CSPE, au même titre qu’EDF (pour plus d'explications, voir l’article ). Voilà une mesure simple qui permettrait de faire baisser le coût des ENR pour Enercoop et ses clients. Elle profiterait aussi aux autres fournisseurs alternatifs et enclencherait une dynamique d’investissements dans les énergies renouvelables. Mais l’amendement n’a pas été adopté par l’Assemblée Nationale.

 

Dans un communiqué, Enercoop évoque « un double constat négatif » pour le 3ème anniversaire de l’ouverture du marché de l’électricité, à propos de cet amendement CSPE et du seuil obligatoire de 5 mâts pour l’éolien qui condamne les petits projets éoliens citoyens. Enercoop, qui compte maintenant 6000 consommateurs (dont 700 professionnels), n’a toutefois pas perdu l’espoir de convaincre les sénateurs d’adopter l’amendement lors de l’examen de la loi NOME au Sénat dans les prochains jours.

 

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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 14:06

 

Après Enerplan et Soler (branche photovoltaïque du Syndicat des Energies Renouvelables), c’est le GPPEP (Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque) qui  monte au créneau pour rassurer les consommateurs sur la production photovoltaïque et la sécurité du réseau.

 

Communiqué complet : http://gppep.org/node/34

 

Créé en septembre 2009 pour réunir et défendre les particuliers producteurs ou futurs producteurs d’électricité photovoltaïque,  le GPPEP compte déjà 550 membres et anime un forum très actif sur le PV. Interview du Président, David Trebosc, dans l’article précédent du blog.

 

 

Avec le photovoltaïque (comme avec les éoliennes), pas besoin de lignes THT !

 

C’est un des avantages des énergies renouvelables : Les moyens de production se raccordent majoritairement aux réseaux de basse et moyenne tension. Pas besoin donc de grillager le paysage avec des lignes haute tension. Mais, en France, certains préfèrent les lignes THT au développement des énergies renouvelables : Les éoliennes ont été classées ICPE (installations polluantes) et l’énergie photovoltaïque est maintenant soupçonnée de menacer le réseau. Par contre, la ligne THT Cotentin-Maine (320 pylônes, 163 km) a été déclarée d’utilité publique.  

 

 

Par Mijo - Publié dans : solaire
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 16:44

 

 

 Un entretien avec David Trebosc, Président du Groupement des Producteurs d’Electricité Photovoltaïque (GPPEP). Le GPPEP est une association loi 1901 créée en septembre 2009 pour rassembler et défendre les particuliers producteurs français d’électricité photovoltaïque.

 

  - Qu'est-ce qui a incité à créer le GPPEP ?

 David Trebosc : Le fait qu'aucune instance (organisme, association, ...) n'était consacrée entièrement aux particuliers ayant ou voulant avoir des panneaux photovoltaïques.
Il y avait bien des initiatives locales ou des association généralistes s'occupant du PV, mais rien qui y était consacré entièrement. C’est au cours du mois de juin 2008 que l'idée a germée.
 

- Combien le GPPEP a--t-il d'adhérents ?

David Trebosc : Nous approchons les 550, sachant que les inscriptions ont été ouvertes en novembre 2009. Une grande majorité de personnes ayant des panneaux, mais une centaine qui n'ont pas d'installation actuellement en font partie.

 

 
- Quelle est la position du GPPEP concernant la révision de la défiscalisation de la production photovoltaique prévue pour la loi de Finances 2011 ?

David Trebosc : Pour l'instant nous ne savons pas encore avec certitude les éléments qui vont passer et pour qui (le crédit impôt va sans doute changer, mais en quelle proportion ? l'imposition des revenus de la vente vont-ils toucher plus que les copropriétés ?...). Nous pensons que cela peut avoir un coup de frein, plus ou moins fort suivant les décisions qui sont prises. De ce point de vue, il manque une dégressivité d'application pour réduire ces coups de freins (si on réduit de 40% au 1er janvier, ce ne sera pas comme si on réduit de 10% au 1er janvier, 10% de plus en mars, ...)

 

 - Est-ce qu'il n'y a pas une dérive inquiétante du secteur vers la recherche du profit plus que vers la production d'électricité ?

 

David Trebosc : A quel niveau ? Côté particuliers ou personne ayant ou voulant avoir des panneaux ?
Ou du côté des installateurs ? Plus généralement, le PV a été souvent présenté comme un revenu par les vendeurs (ou les médias), d'où une certaine dérive.

- Le photovoltaïque est devenu un produit financier, il est vendu comme un Robien ou un Scellier, pas vraiment comme un moyen de produire de l’électricité, non ?

 

David Trebosc : En 2007-2008, sur les salons, la moitié des sociétés qui vendaient du photovoltaïque annonçaient « votre toit source de revenus » ou des arguments tels, maintenant le discours a changé. Le photovoltaïque est davantage présenté comme un moyen de produire de l’électricité verte avec, aussi, une source de revenus.

 

 - Est-ce que les installations intégrées au bâti encouragées en France par des tarifs d'achat très attractifs ne sont pas plus délicates à mettre en oeuvre et moins efficaces que les installations non intégrées ?

 David Trebosc : Les avis divergent, mais le GPPEP est contre cette solution "à la Française" qui fera naître un monopole qui ne servira qu'à une minorité d'industriels. Nos positions sont claires à ce sujet  voir ici : http://gppep.org/node/17

 - Comment améliorer le développement du photovoltaïque en France ? 

David Trebosc : Déjà ne pas changer les règles toutes les années pour avoir de la stabilité et ne pas faire disparaître la confiance qui commençait à arriver. Laisser du temps, la filière en France se développe depuis seulement fin 2006. 4 ans pour une filière, c'est vraiment très très peu. Ne pas pousser uniquement des gros projets de parc au sol, mais favoriser les installations chez les particuliers, un particulier faisant de la "pub" tout autour de chez lui, contrairement à un parc au sol… et beaucoup d'autres choses .... 

 

 - Que pensez-vous des propos de Michelle Bellon, la présidente d’ERDF, qui a déclaré que la production photovoltaïque était susceptible de provoquer des risques de black-out ?

 

 David Trebosc : Ces propos semblent exagérés. Nous préparons un communiqué sur le sujet qui sera en ligne sur le site du GPPEP. Il faut savoir qu’avec le photovoltaïque, les particuliers produisent des petites quantités d’électricité qui sont consommées par les maisons autour de chez eux. Intérêt : Pas de perte et pas de ligne haute tension. Le courant est consommé près de son lieu de production. Cela a peu d’incidence sur le réseau.

 Propos recueillis par Mijo.

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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 23:46

 

Et de deux ! Après Enerplan (voir article précédent du blog), c’est SOLER, la branche photovoltaïque du Syndicat des Energies Renouvelables, qui conteste la menace de black-out que ferait peser la future production photovoltaïque française, soi-disant démentielle. 

 

Dans un communiqué intitulé « Le parc solaire photovoltaïque ne présente aucun risque pour le réseau électrique », les professionnels de la filière déclarent qu’ils « tiennent à rassurer leurs concitoyens ». « Il n’est pas nécessaire d’apporter des modifications majeures à notre réseau tant que la France ne disposera pas d’un parc d’une puissance 100 fois supérieure à celui d’aujourd’hui » précise le communiqué.

 

Il cite une étude européenne « Intégration de source d’énergies décentralisées dans le système électrique d’aujourd’hui » (www.eudeep.com), réalisée avec producteurs, distributeurs, fabricants, agences nationales de l’énergie et labos de recherche, publiée il y a un an, qui conclut « que les réseaux européens actuels peuvent accueillir aisément un grand nombre de sources de production d’électricité décentralisée ». A l’appui, l’exemple du parc allemand :

 

« Le parc photovoltaïque allemand, qui représente plus de 10 000 MW, fait la preuve de la pertinence des résultats de cette étude.

    Appliquée au cas français, cette étude démontre qu’aucun changement majeur n’est nécessaire jusqu’à ce que 10 % des consommateurs d’électricité soient équipés d’installations de 5 KW. Il serait nécessaire, en revanche, pour atteindre 20 %, de moderniser le système de gestion du réseau.

   Le nombre de producteurs s’élève aujourd’hui à 0,1 % des consommateurs en France métropolitaine. Cela signifie qu’aucun risque de black-out n’est à craindre. Il faut néanmoins anticiper le développement de cette forme d’électricité et son accueil sur le réseau, même si la limite qui pourrait impliquer une nouvelle structuration du réseau est encore lointaine. « D’ores et déjà, les industriels travaillent sur les réseaux de demain qui permettront de gérer les flux d’électricité de façon beaucoup plus décentralisée qu’aujourd’hui », explique Arnaud MINE, Président de SER-SOLER ».

 

Voilà donc un nouveau démenti aux propos surprenants de la Présidente d’ERDF.

 

Quelques remarques supplémentaires :

 

Avec l’arrivée en fanfare de la voiture électrique (Renault va mettre sur le marché des modèles dès 2011), on ne peut que se réjouir de la montée en puissance du parc photovoltaïque qui permettra en partie de recharger ces autos !

 

L’hiver dernier, c’était les réacteurs nucléaires en carafe qui faisaient planer une menace de black-out sur la France. Alors heureusement que l’on a quand même quelques éoliennes qui tournent l’hiver et des parcs photovoltaïques qui vont produire l’été (période durant laquelle de nombreux réacteurs nucléaires sont arrêtés pour maintenance).

 

Un, deux, trois, soleil, et halte aux écrans de fumée.

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 19:21

 

Les propos de Michelle Bellon, Présidente d’ERDF, qui a évoqué « des risques de black-out complet par surtension » en cas de production photovoltaique supérieure à la demande,  ont ému toute la filière. Enerplan, l’Association française de l’énergie solaire, s’est empressée de réagir, invitant Mme Bellon à se rendre en Allemagne, pour vérifier comment le réseau électrique allemand, qui accueille beaucoup plus que 1% d’électricité solaire (objectif prévu en France en 2020 par le Grenelle de l’environnement), tient le choc !

 

Voici le communiqué d’Enerplan :

 

« ErDF, la peur face au changement après avoir été imprévoyant

  pour faire face à la politique solaire française depuis 2006.

 

Bien que la France soit encore loin de ses objectifs de déploiement des énergies renouvelables, ErDF s’inquiète de sa capacité à gérer l’augmentation du parc solaire photovoltaïque.

 

Pour rassurer Mme Bellon, présidente d’ErDF, nous l’invitons en Allemagne qui a déjà dépassé dans son mix électrique le seuil d'1% d’électricité solaire qu’a retenu le Grenelle de l’Environnement pour 2020 en France.

 

Cette visite sera l’occasion de prouver par la réalité que si peu d’électricité solaire ne déstabilise pas le réseau électrique allemand. Qui plus est, ce sera l’occasion pour ErDF de s’initier aux bonnes pratiques du gestionnaire de réseau pour connecter les installations photovoltaïques outre Rhin.

 

Chiffres clés pour le photovoltaïque :

 

·         Puissance installée et connectée en Allemagne à fin 2009 : 9 785 MW 

·         Puissance installée et connectée en France fin 2009 : 272 MW

 

Comparaison ne vaut pas toujours raison, toutefois ErDF doit entrer dans le modèle énergétique des 3 x 20 pour 2020 et inventer le réseau électrique intelligent de demain.

Le secteur solaire participe au changement de paradigme énergétique. La branche est confiante pour la banalisation du photovoltaïque dans le bâtiment, prévue avec les bâtiments à énergie positive. Cela est porteur de sécurité énergétique et d'emplois ».

 

Et IPES, alors, il va servir à quoi ?

 

Les propos de Madame Bellon sont effectivement étranges. Nos voisins, allemands mais aussi espagnols qui ont plus de panneaux photovoltaïques que nous et plus de soleil aussi pour les espagnols, intègrent sans problème cette production solaire.

 

D'autre part RTE (gestionnaire du réseau de transport d'électricité) a mis en service un outil innovant, IPES, pour insérer en toute sécurité la production éolienne et photovoltaïque sur le réseau. IPES permet de connaître en temps réel la production des éoliennes et des grands parcs photovoltaïques, mais aussi de la prévoir pour le jour même et le lendemain avec le concours des prévisions météorologiques. IPES est opérationnel pour l’éolien et le sera bientôt pour le photovoltaïque. 

  

http://www.colorwatt.com/article-ipes-un-dispositif-de-prevision-pour-l-eolien-et-le-photovoltaique-40506950.html

 

 

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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 11:17

eolienne-au-bord-de-l-A-10.JPG

 

 

 

 

 

 

Si les éoliennes pouvaient chanter, chez nous, elles entonneraient en chœur le tube de Gloria Gaynor qui a fait vibrer toute la planète.

 

 

 

Eolienne au bord de l'Aquitaine (Autoroute A10)

© Colorwatt

 

 

 

Alors que partout en Europe et dans le monde, l’industrie éolienne est partie pour enregistrer une forte croissance cette année et à l’avenir, en France la filière a échappé de justesse à l’asphyxie totale. Après avoir subi les assauts du rapport Ollier, les éoliennes ont été classées ICPE, c’est-à-dire comme des installations polluantes. Si on ne sait encore sous quel régime, d’autorisation ou d’enregistrement, ça n’est pas bon signe, de toutes façons.

 

Le 4 mai, avec des cris du cœur « des pales pour l’emploi, pas le Pole emploi », les travailleurs de l’éolien ont mobilisé toutes leurs énergies sur le pavé parisien pour défendre leurs jobs et le futur des industries du vent. Le seuil de 15 MW a été retiré du projet de loi Grenelle 2, mais l’obligation de 5 mâts, que les sénateurs envisageaient timidement de réduire à 3, a été maintenue par la Commission mixte paritaire du parlement, compromettant de nombreux projets. Entre temps, on a appris que le projet de fabrication d’une unité de production de grandes couronnes d’éoliennes à Blanquefort, était repoussé à 2012, et que Alstom créait une usine d’éoliennes… au Texas.

 

Naissance d’une usine de fabrication de pales en Gironde

 

« La situation est grave, mais pas désespérée ». Comme dans la célèbre comédie française, l’espoir n’est pas tout à fait mort. Vergnet et EADS Astrium viennent de poser héroïquement la première pierre d’une usine de fabrication de pales, sur l’Ecoparc de Blanquefort en Gironde. But : produire à partir d’octobre, une quarantaine de pales la 1ère année pour le compte de Vergnet, qui a décroché un contrat éolien en Ethiopie, et fabriquer ensuite des pales pour les marchés off-shore, avec le concours de Plastinov, une PME du Lot et Garonne . L’activité devrait créer une quarantaine d’emplois au départ et au moins une centaine par la suite. Le site hébergera aussi un centre de formation unique en Europe, dédié aux technologies du composite et à la fabrication de structures et pièces de grandes dimensions.

   L’initiative fera sûrement des émules que je serai ravie d’annoncer, puisque les énergies renouvelables ont au moins l’avantage... de n’être pas classées secret défense.  

 

 

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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 16:50

 

Alors qu’elles sont souvent suspectées d’être coûteuses, les énergies renouvelables sont devenues rentables pour la première fois en 2008.

 

« Grâce à l’obligation d’achat de l’électricité renouvelable, EDF et les Entreprises Locales de Distribution (ELD) ont économisé 5,2 M€ ! Pour la première fois, ce bénéfice a permis d’alléger les autres charges de service public de l’électricité (production d’électricité dans les îles non connectées, dispositions sociales de l’électricité, …) constate le CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables), suite à la publication par la CRE (Comité de Régulation de l’Energie) des coûts des charges du service public de l’électricité pour 2008.

 

Explication : En 2008 l’envolée des cours de pétrole, un carburant dont les DOM-TOM sont très dépendants pour la production de l’électricité, menaçait de faire exploser les comptes de la CSPE. Devenue une manne providentielle, la production d’électricité renouvelable a permis d’épargner 5,2 millions d’€ sur la facture.

 

La situation est un peu différente en 2010 : Les cours du marché de l’électricité sont redescendus et la CRE prévoit une électricité 18% moins chère (54,5 €/MWh) en 2010 qu’en 2008 (66,4 € /MWh), ce qui fait monter temporairement le poids de l’électricité renouvelable dans la CSPE. Cette part reste toutefois modérée (évaluée en moyenne à 5,8 € par foyer et par an) malgré une forte hausse de la production d’électricité renouvelable et les bas prix de l’électricité sur les marchés.

 

Communiqué complet du CLER :

http://www.cler.org/info/spip.php?article8335

 

 

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 12:39

 

Le Syndicat des Energies Renouvelables et sa filiale éolienne France Energie Eolienne sont inquiets. Ils ont constaté que la disposition de la loi Grenelle 2 qui impose un seuil de 5 mâts minimum pour les parcs éoliens, remet en question la majorité des projets éoliens terrestres à l’ouest de la France.

 

Voici leur communiqué conjoint :

 

« Avenir de la filière éolienne dans l’ouest de la France : la disposition du texte de loi Grenelle 2 imposant un seuil de 5 éoliennes pour réaliser un parc éolien affecterait jusqu’à 81% des projets éoliens dans certains de nos départements.

Le projet de texte de loi Grenelle 2, voté le 6 mai par l’Assemblée nationale a retenu une mesure qui, si elle est définitivement adoptée, aura des conséquences particulièrement graves pour le développement de l’énergie éolienne dans certains départements de l’ouest de la France.

A la suite de cette disposition qui peut encore être examinée à nouveau dans les semaines qui viennent en Commission Mixte Paritaire, avant d’être votée définitivement, France Energie Eolienne, Branche Eolienne du Syndicat des énergies renouvelable a réalisé une enquête sur l’impact d’un seuil de 5 éoliennes minimum par parc éolien auprès des professionnels de l’énergie éolienne des régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Basse-Normandie.

Il ressort de cette enquête que les projets de moins de 5 éoliennes représentent :

  • 45% soit 25 projets en développement en Bretagne
  • 46% soit 41 projets en développement en Pays de la Loire
  • 61% soit 30 projets en développement en Basse-Normandie.

Certains départements seraient particulièrement touchés. C’est le cas de la Mayenne qui accuserait une perte de 81% des projets en développement, du Calvados (75%), de la Sarthe (67%), de la Manche (64%), du Morbihan (64 %) et l’Ille-et-Vilaine (60%).

Les autres départements perdraient, pour le Maine-et-Loire 39% de ses projets, pour la Loire-Atlantique 36%, pour la Loire-Atlantique 22%.

En Bretagne, 50% des projets disparaîtraient  dans le Finistère et 45% dans les Côtes d’Armor. Dans la Région Basse-Normandie, le département de l’Orne perdrait 33% de ses projets.

Par ailleurs l’étude révèle que 15% des projets bretons (soit 8 projets), 19% des projets ligériens (soit 17 projets) et 12% des projets bas-normands (soit 6 projets) se composent de  moins de 4 éoliennes.

Les objectifs du Grenelle de l'environnement - 10 % d'électricité éolienne dans la production électrique de notre pays en 2020 - comme les perspectives économiques prévoyant de porter de 10 000 à 60 000 le nombre d'emplois d'ici dix ans dans la filière éolienne, deviendraient, si cette disposition est retenue, inatteignables. Trois autres dispositions sont de nature à contraindre le développement de la filière : la référence aux zones destinées à l'habitation dans le cadre de la règle des 500 mètres, le caractère opposable des schémas éoliens régionaux ainsi que l'application du régime ICPE aux éoliennes ».

 

Source : Syndicat des Energies Renouvelables

 

 

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Lundi 7 juin 2010 1 07 /06 /Juin /2010 11:44

Cleantuesday Rhône-Alpes sur le thème de « Eau, Air, Energie, Recyclage ». Rencontre avec les entreprises Sogreah, Vertaris, Arionic, le 8 juin à Lyon (à 18h30 à la CCI de Lyon, place de la Bourse) et le 15 juin à Grenoble (à 18 h Ecole de Management, 12 rue Pierre Sémard). Cleantuesday organise aussi à Paris: 2 évènements "Solaire" et "Green IT/IT for Green" le 15 juin de 15 h à 17 h au Palais des Congrès de la Porte Maillot dans le cadre de Planete PME.

http://cleantuesdayparis.fr/

 

 

Intersolar Europe, Salon européen professionnel de l’énergie solaire, du 9 au 11 juin à  Munich.

www.intersolar.de

 

 

2ème congrès Construire en Chanvre, les 10 et 11 juin à Sens.

www.construction-chanvre.asso.fr

 

 

Journée Mondiale de l’Energie Eolienne, organisée par l’Association Mondiale de l’Energie Eolienne (EWEAA) et le Conseil Mondial de l’Energie Eolienne (GWEA), 15 juin, partout dans le monde.

www.globalwindday.org

 

 

Salon des Energies Renouvelables organisé par le Syndicat des Energies Renouvelables en collaboration avec l’ADEME, à vocation professionnelle. 400 exposants représentant l’ensemble de la filière (solaire, géothermie, biomasse, éolien…), conférences et ateliers, du 16 au 18 juin à Paris Porte de Versailles.

www.energie-ren.com/2010/

 

 

Salon de l’Aviation Verte, organisé par le Musée de l’Air et de l’Espace. Meeting aérien zéro émission de CO2, innovations technologiques propres, conférences et ateliers du 18 au 20 juin, à l’aéroport de Paris Le Bourget. Entrée : 7 €, tarif réduit 4 € (étudiants, jeunes de moins de 26 ans, demandeurs d’emploi…) 

www.museeairespace.fr/aviation-verte/le-salon.html

 

 

Paving the way for Building Integrated Photovoltaics (BIPV), 1ère journée de conférence sur la construction photovoltaïque intégrée, organisée par l’European Photovoltaic Industry Association (EPIA). But : fournir une plateforme d’échanges entre constructeurs, architectes et représentants de l’industrie photovoltaïque,  le 23 juin à Madrid.

www.epia.org/events/upcoming-events/conference-paving-the-way-for-building-integrated-photovoltaics.html

 

 

Agir Contre la Précarité Energétique, thème du prochain Café Energie de l’EDIF (Association Energies Durables en Ile de France), le 30 juin à 19 h à Paris (Café Caché du Cent Quatre, 104 rue d’Aubervilliers 75019). Entrée libre.

www.edif.asso.fr

 

Par Mijo - Publié dans : agenda
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