Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 22:13

 

 

Un évènement Cleantuesday consacré à la capture et à la séquestration du CO2.

Parmi les intervenants :
-la start up française Geogreen
-le leader mondial Veolia
-un exposé sur la situation aux USA par la journaliste Anne Senges
-autres intervenants
12 octobre (18h30 à 21h30) à La Cantine, 151 rue Montmartre, 75002 Paris. Inscription :
http://cleantuesdayparis.fr/event/cleantuesday-paris-capture-et-sequestration-co2

 

 

Réunion de l'association Solaire Citoyen, engagée dans la promotion de l'énergie solaire en Ile de France avec projet de création d'une coopérative pour l'installation de panneaux solaires grâce à un investissement collectif et participatif.

14 octobre (19h à 22h) à la Maison des Associations du 11ème,  (Salle 2), 8 rue du Général Renault 75011 (métro Voltaire ou Saint Ambroise)

Apéro à partir de 19h (apportez vos boissons sans alcool!)

Début de la présentation du projet à 19h30.

Inscription : solairecitoyen@riseup.net

Infos: http://solairecitoyen.wordpress.com/

 

 

3èmes Journées Parisiennes de l’Energie et du Climat

Plus de 30 visites-découverte de bâtiments écologiques, d'éco-quartiers, de réseaux de chauffage et de froid, des expositions, etc… dans tout Paris. Certaines visites sont prévues pour les enfants.

16 et 17 octobre à Paris. Programme sur :

http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=9654&document_type_id=4&document_id=90212&portlet_id=23774

 

 

Café Pro de l’EDIF (Association Energies Durables en Ile de France), une rencontre destinée aux professionnels et porteurs de projet dans les énergies durables (efficacité énergétique, énergies renouvelables), pour échanger idées, points de vue, expériences et contacts.

19 octobre à 19 h. Péniche Antipode, face au 55 quai de la Seine, 75019 Paris. Métro : Stalingrad ou Riquet. Vélib : station 19029 au 51 quai de la Seine. Bus : 60 ou 54.

Pas de frais d’entrée, juste la consommation d’une boisson (issue du commerce équitable) par courtoisie envers l’équipe de la Péniche.

Nombre de places limitées à 50 personnes. Inscription obligatoire (clôture 17 octobre au soir)

http://www.edif.asso.fr/spip.php?article206

 

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 13:20

 

Dans un billet précèdent, j’évoquais la situation des ENR négligées dans le projet de loi NOME. La situation, hélas, ne s’est pas arrangée.

 

La loi NOME a été adoptée au Sénat (181 voix pour et 152 voix contre) et les énergies renouvelables sont aux oubliettes. Enfin, pas tout à fait. Maintenant les producteurs d’énergies renouvelables doivent payer le raccordement des installations au réseau. Le coût varie selon la taille des installations de 1000 € (pour 3 KW) à 10000 €. La mesure va pénaliser davantage les particuliers qui devraient voir doubler leurs frais de raccordement.

 

Un amendement CSPE balayé au nom des « petits producteurs » 

 

Ils ont bon dos « les petits producteurs ». On fait peu de cas de leur sort quand on décide de faire payer le raccordement des installations, mais on agite leur cause pour repousser un amendement CSPE. C’est quoi cette manip ?  Et bien, Enercoop avait décidé de proposer un amendement à la loi NOME afin que les fournisseurs d’énergies renouvelables puissent bénéficier de la compensation CSPE (compensation au surcoût lié aux tarifs d’achat des ENR) au même titre qu’EDF. Selon Stéphanie Lacomblez d’Enercoop, l’amendement a été balayé avant même d’avoir été proposé. La raison : On craignait que les fournisseurs ne privilégient les gros opérateurs d’énergies renouvelables au détriment des petits producteurs. C’est fort de café, non ?

 

La loi NOME va être prochainement examinée par l’Assemblée Nationale, sans beaucoup d’espoir en vue pour les énergies renouvelables. Contingentées chez nous, les énergies renouvelables se développeront rapidement ailleurs. Dans un monde libre, qui peut empêcher l’expansion d’un secteur innovant ?

 

 

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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 15:38

 

Quel est le coût exact du raccordement des installations photovoltaïques ?

1 milliard ou 10 milliards ?

 

Quelques étincelles de plus dans le débat électrique.

 

Le SER, Syndicat des Energies Renouvelables (500 adhérents) et sa branche SOLER (265 professionnels du photovoltaïque) viennent de publier une étude réalisée par le cabinet Fractal 1.0 qui démontre que le coût de raccordement du photovoltaïque est 10 fois inférieur à celui évalué par ERDF.

 

Le contexte : Une disposition à l’étude dans La loi NOME vise à faire payer l’intégralité du coût du branchement des installations photovoltaïques aux producteurs d’énergies renouvelables. Cette disposition a été vraisemblablement téléguidée par les déclarations d'ERDF sur l'impact financier du raccordement des installations photovoltaïques et les risques que cette forme de production d'électricité serait susceptible de faire courir au réseau électrique : « Est-il bien légitime que le distributeur supporte l'essentiel du coût de raccordement des producteurs d'énergies renouvelables, et la totalité du coût de renforcement du réseau rendu indispensable par ces nouveaux modes de production (...)* ? » s'interroge ERDF, en ajoutant que ces raccordements lui coûteraient 10,2 milliards d'euros de 2010 à 2020.

 

Le SER-SOLER, soucieux de vérifier la réalité des chiffres et inquiet des montants annoncés par ERDF, a demandé une étude au cabinet Fractal 1.0 sur les enjeux du raccordement de l'électricité photovoltaïque. Cette étude démontre que leur coût est 10 fois inférieur à celui évalué par ERDF.

 

Le SER ajoute dans son communiqué de presse :

 

« Dans la période difficile que traverse actuellement la profession solaire photovoltaïque, avec deux baisses consécutives du tarif d'achat et une réduction annoncée du crédit d'impôt pour les particuliers, faire peser l'intégralité du coût de raccordement sur le producteur serait percu comme une attaque en règle contre le développement de la filière photovoltaïque française. Si cette disposition était adoptée, cela reviendrait par exemple à augmenter le coût de raccordement de plus de 600 € pour une installation chez un particulier.

Par ailleurs, plusieurs articles de presse se font écho des inquiétudes d'ERDF relatives aux risques de coupures d'électricité qu'engendrerait un trop grand nombre d'installations photovoltaïques dans une même région. L'étude commanditée par le SER s'est également penchée sur cette question : il s'avère que l'électricité photovoltaïque peut, au contraire, apporter une contribution de qualité au réseau de distribution ».

 

L'étude du cabinet Fractal 1.0 pour le SER-SOLER est disponible sur le site du SER www.enr.fr

 

* Les producteurs d'énergies renouvelables rappellent qu'ils contribuent à hauteur de 60 % au coût de raccordement de leurs installations

 

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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 18:31

 

Une information parue dans Les Echos du 20 septembre faisant état, dès le 29 septembre, d’une réduction de moitié du crédit d’impôt accordé aux particuliers qui s’équipent de panneaux photovoltaïques (il chuterait de 50% à 25%) a consterné les professionnels et les particuliers impliqués dans le secteur.

 

10000 emplois menacés selon Enerplan

 

L’Association professionnelle Enerplan condamne une mesure qui « viendra déstabiliser le secteur photovoltaïque français déjà rudement attaqué au sortir de l’été » en précisant : « Après la baisse des tarifs de 12%, dévoilée le 24 août pour une application au 1er septembre, les acteurs de la filière devraient maintenant s’adapter en moins de dix jours à une évolution du cadre fiscal normalement prévue pour le 1er janvier 2011 ! ».

 

Selon Enerplan, plus de 10000 emplois, principalement dans les PME,  pâtiraient d’une telle décision :

 

«  Ces effets de surprise à répétition sont sans nul doute pertinents pour casser la dynamique du secteur et faire avorter les projets de l’industrie solaire française, mais ils vont surtout mettre à mal nombre d’entreprises qui participent à la croissance verte en France. L’entreprise artisanale, tout comme la PME spécialisée dans l’installation de systèmes photovoltaïques, de même que les fabricants français impliqués dans la filière, verraient leur carnet de commandes se vider du jour au lendemain. Cette annonce, si elle n’est pas infirmée par le gouvernement, offrirait une fin d’année catastrophique pour des entreprises qui ont créé de l’emploi local non délocalisable. Ce sont plus de 10 000 emplois qui sont menacés par cette mesure ».

 

 

Le GPPEP veut le maintien du crédit d’impôt à 50 % jusqu’à la fin de l’année

 

 Dans un communiqué, le Groupement des Particuliers Producteurs d’Electricité Photovoltaïque (GPPEP)

déclare que cette avancée de date ferait mal aux ménages qui n'ont pas prévu 4000 € de surcoût dans leur plan de financement. Le GPPEP demande que la date d'application soit bien au 31/12/2010. Si la date du 29 septembre restait, le GPPEP demande à ce que les installations signées (avec acompte) avant le 29/09 puissent bénéficier des 50%.

 

Le communiqué complet du GPPEP : http://gppep.org/node/36

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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 23:56

  Quelle cata ce rapport… Réussira-t-il à déclencher une manif ? En tous cas, il fait déjà beaucoup de mécontents.

 

Dans l’ordre :

 

Les plus modérés : Le SER (Syndicat des Energies Renouvelables et sa branche photovoltaïque SOLER) :

 

« Les professionnels des énergies renouvelables, regroupés au sein du SER et de sa branche photovoltaïque SOLER ne partagent pas toutes les conclusions de cette étude et expriment leurs vives inquiétudes quant aux objectifs en termes de volumes exprimés d’ici à 2020 sur l’ensemble des segments. Par ailleurs, ils s’interrogent sur l’évaluation du coût pour la CSPE (Contribution au Service Public de l’Electricité) mentionné dans le rapport, notamment compte tenu des taux d’échec des projets en file d’attente.

 

Néanmoins, les acteurs des énergies renouvelables apprécient de voir, enfin, le potentiel industriel de la filière solaire reconnu pour la première fois par une de plus hautes instances de l’Etat et les véritables questions stratégiques posées aux pouvoirs publics afin de «positionner les entreprises françaises sur ce secteur à fort potentiel de croissance au niveau mondial ».

 

Le rapport de l’IGF introduit la concertation à laquelle le Ministre d’Etat, Jean-Louis BORLOO, convie les professionnels et qui doit être menée à l’automne entre l’Etat, les professionnels du secteur et l’ensemble des parties prenantes.

 

SER-SOLER, après des mois d’instabilité du cadre réglementaire et tarifaire, attend de cette concertation des orientations et un pilotage précis qui permettront le développement industriel. L’objectif final est, en effet, de développer une filière photovoltaïque solide, durable et concurrentielle qui, comme toute filière énergétique à son démarrage, nécessite un soutien de la puissance publique dont le coût doit être établi dans la plus grande clarté tant vis-à-vis des entreprises que des consommateurs d’électricité.

 

Après la baisse intervenue le 31 août dernier et qui, dans certains segments de la filière, peut représenter jusqu’à 40% par rapport à fin 2009, il est plus que jamais nécessaire que la concertation s’engage rapidement pour répondre aux questions légitimes posées par le rapport ».

 

 

Les plus inquiets : Enerplan (Association professionnelle de l’énergie solaire qui, parmi  ses missions, gère les appellations Qualisol et QualiPV)

 

« Le rapport Charpin sur le photovoltaïque de l’Inspection Générale des Finances, rendu public le 3 septembre dernier a été fait sérieusement, avec une équipe qui a pris le temps d’écouter les différents acteurs. Toutefois, le diagnostic du réel est quelque peu biaisé. En conséquence, sont tirées des conclusions hâtives pour étouffer/corseter le marché, alors même que la filière industrielle française du PV en est encore au milieu de sa phase d'investissement – création de 1000 emplois avec d’autres centaines à confirmer. Ainsi, les préconisations du rapport pourraient porter préjudice aux PMI/PME françaises sur l’ensemble de la chaîne de valeur (plus de 10 000 emplois impactés).

 

Le photovoltaïque ne représente pas un « péril financier » pour le pays, si l’on sait conduire avec ténacité et ambition, une politique industrielle solaire qui s’appuie sur sa vitrine nationale, sur la dynamique au sein des territoires, pour prospérer et gagner en compétitivité au niveau mondial. Souhaiter plus d’investissements industriels, reviendrait à ce que l’Etat arrête d’organiser les incertitudes et les atermoiements pour mener sa stratégie solaire nationale. En outre, cela faciliterait les synergies au sein des tissus économiques régionaux.

Rappelons qu’il faut 2 à 3 ans pour décider et construire une usine, et que le marché n’a véritablement démarré qu’il y a 2 à 3 ans seulement. L’Allemagne mène une politique continue de développement de son marché intérieur depuis plus de 15 ans. Une ténacité politique qui a généré une industrie solaire globale et compétitive. Mais la  France n’est pas l’Allemagne, aussi après 3 ans, il est proposé de mettre la filière sous l’étouffoir. Est-ce un renoncement qui sera validé par le gouvernement ? Sera-t-il assumé devant l’opinion publique, que la France s’apprête à décrocher de la compétition mondiale pour faire émerger et structurer un secteur solaire national fort ?

 

 Enerplan sera bien entendu partie prenante de la concertation automnale, sur l’actualisation de la stratégie nationale et sur l’évolution des tarifs en 2011 et au-delà. Nous appelons ce dialogue de nos vœux, car il est plus qu’urgent de lever les incertitudes sur les modalités du marché qui seront applicables dans quelques mois. Un secteur émergent, prometteur et « fragilisé », principalement constitué de PME et de PMI, ne peut avancer à vue, sans stabilité des règles de régulation.

 

 Concernant les arbitrages sur les nouveaux tarifs et la fiscalité, nous en prenons acte. Toutefois, s’il est proposé de supprimer l’amortissement exceptionnel sur un an de l’investissement solaire – outil adapté aux PME – pour ne conserver que la défiscalisation ISF Tepa qui intervient notamment sur les sociétés d’exploitations de parcs solaires, nous craignons que la spéculation ne soit pas éradiquée, loin s’en faut.

 

 Enfin, nous alertons le gouvernement et l’administration sur les risques économiques que courent le secteur industriel français et tous les installateurs QualiPV, qui adressent le secteur résidentiel. Une définition de l’intégré bâti élitiste et rigoriste telle que prévue pour janvier 2011, serait de fait une baisse du tarif résidentiel en trompe l’œil (de 58 à 37 c€/kWh) alors que le crédit d’impôt va être abaissé à 25%. De quoi déstructurer le secteur et perdre l’investissement des 3 dernières années, avec une régulation mal calibrée. Les exigences édictées par l’administration, pourraient d’ailleurs constituer une rupture d’égalité des français devant la loi d’achat de l’électricité solaire ».

 

 

Les plus soupçonneux : Photosol

 

 Cette jeune société créée en 2008 et spécialisée dans l’installation de solutions photovoltaïques au sol et en toiture (avec un portefeuille de 450 MWc en développement) a publié un communiqué accusateur :

 

« Comment le Rapport Charpin entend tuer le solaire photovoltaïque au profit de l’électricité nucléaire ? »

 

http://www.cleantechrepublic.com/wp-content/uploads/2010/09/photosol_reaction_rapportcharpin_20100906.pdf

 

 A suivre…

 

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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 18:22

 

Elle démarre très fort.

 

Cleantuesday éolien

Cleantuesday consacre sa soirée de rentrée à l'énergie éolienne. En présence d'un leader mondial et de plusieurs start-up françaises et internationales: Le leader français Vergnet, la start up française Minix, la start up irlandaise Servusnet et d’autres intervenants internationaux.

14 septembre (18h30 – 21h30) à l'Institut Telecom , 46 Rue Barrault, 75013 Paris

Inscriptions ouvertes sur http://cleantuesdayparis.fr/event/cleantuesday-eolien

 

Fête de l’Energie

Une semaine d’informations sur les économies d’énergie dans l’habitat avec des conseils dans les espaces Info Energie et des manifestations gratuites (visites de sites, expos, débats, …).  

Du 25 septembre au 1er octobre dans toute la France.

Programme : http://www.infoenergie.org/fete-de-lenergie.html

 

Dans le cadre de la Fête de l’Energie, Portes ouvertes aux Energies Renouvelables.

Organisées par le CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables) avec le Ministère du Développement Durable et l’Ademe. Plus de 100 propriétaires privés, responsables d'entreprises et bâtiments publics équipés en énergies renouvelables, ouvrent leurs portes, gratuitement. Une occasion de découvrir des installations solaires, éoliennes, au bois...

Les 25 et 26 septembre dans toute la France.

www.cler.org/portesouvertes

 

Visite de chantier d’une rénovation BBC dans le 19ème (Paris)

L’Edif propose une visite de chantier de ses futurs locaux économes en énergie et équipés de matériaux sains dans le cadre des journées Portes Ouvertes du CLER.

25 septembre (après-midi) Entrée gratuite sur inscription, 156, rue d'Aubervilliers 75019.

Plus de détails sur cette visite et inscription  http://www.edif.asso.fr/spip.php?article200

 

Café Energie sur le thème de l’énergie dans l’aménagement urbain parisien

Co-organisé par l’Edif avec l’Idemu, EIE du 4ème, un café énergie sur la thématique : "Quid de l'énergie dans l’aménagement urbain parisien ?" avec un zoom sur la ZAC Claude Bernard. En présence du responsable du cahier des charges développement durable de l’aménageur (SEMAVIP), d’un représentant du cabinet d’architecture ayant travaillé sur le projet de la zone logements, et d’un responsable technique côté maîtrise d’oeuvre.

28 septembre de 19h à 21h sur la Péniche Anako, Bassin de la Villette, face au 61 quai de la Seine. Entrée libre. www.edif.asso.fr

 

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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 10:59

 

Aux termes de l’arrêté du 31 août (paru au Journal Officiel du 1re septembre) les tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque ont baissé de 12 % pour les professionnels. Les installations domestiques  des particuliers inférieures à 3 kWc ne sont pas concernées et bénéficient toujours d’un tarif d’achat de 58 c€ le kWh (en cas d’intégration au bâti). Par contre, pour toutes les demandes de raccordement après le 31 décembre 2011, les tarifs d’achat baisseront de 10 % tous les ans.

 

Tableau des nouveaux tarifs sur le site du CLER

Arrêté du 31 août

 

La baisse a pour but d’éviter les effets d’aubaine et « la surchauffe » du secteur –Environ 860 MW devrait être raccordé pour l’année 2010 selon la programmation d’ERDF -. Elle pourrait avoir une autre conséquence : La conjonction de la hausse des tarifs de l’électricité et de la baisse du tarif d’achat, va conduire plus vite que prévu à la parité réseau de l’électricité solaire en France (jusque là pronostiquée pour 2018). Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Il deviendra intéressant d’investir dans le photovoltaïque pour sa propre consommation, et Enercoop aura des prix compétitifs.   

 

 

Mais cette baisse, brutale, peut aussi déstabiliser la filière photovoltaïque , très jeune en France. Il y a un peu péril en la demeure, parce que cette baisse des tarifs, elle est inspirée d’un rapport  Théodule, Charpin de l'Inspection Générale des Finances, consternant.

 

 

En dehors de pointer quelques vérités que l’on savait déjà, notamment que la France a des tarifs d’achat plus élevés que ses voisins, et de brandir le spectre d’une hausse de la CSPE,  le rapport est particulièrement assassin sur le volet industriel.

 

Si le rapport reconnaît que « les moyens de la R&D française, aujourd’hui inférieurs à ceux des pays leaders dans le secteur, devraient être renforcés dans le cadre des investissements d’avenir et des programmes Oséo » il dresse le portrait d’une filière photovoltaïque française « peu développée », évoquant les efforts laborieux de quelques uns (Photowatt en difficulté en 2009, Saint-Gobain qui fabrique au Luxembourg…) pour conclure que les aides accordées à la filière au niveau national ont contribué à creuser le déficit commercial français de 800 millions d’€ en 2009.

 

Affligeant. Parce que Saint-Gobain, Photowatt, mais aussi Soitec, Solarezo et d’autres, ce sont quand même des entreprises implantées chez nous avec des salariés et des chercheurs qui travaillent au développement de technologies solaires de pointe, et qui sont aussi dans la tourmente économique. Alors moi ce rapport, je le trouve plein de mépris pour ces pionniers, mais mon opinion étant certainement subjective, voici le rapport lui-même :

 

http://www.lesechos.fr/medias/2010/0903//020763025844_print.pdf

 

Et puis voici un aperçu de quelques activités innovantes du secteur photovoltaïque en France (plus passionnantes que le rapport Charpin !) :

 

Le photovoltaïque est devenu un axe majeur du groupe Saint-Gobain (spécialisé dans les matériaux de construction innovants, 191 500 salariés dans le monde). Une division spécifique pour regrouper ses activités solaires, Saint-Gobain Solar, est née en 2009.  Saint-Gobain Solar produit des modules photovoltaïques à couches minces basés sur la technologie CIS (Cuivre-Indium-Selenium). L’acquisition à 100% d’un partenaire industriel Solarwood Technologies lui a permis de disposer d’une usine de tuiles photovoltaïques au Luxembourg de 15 MW  dont la capacité passera à 30 MW. Saint Gobain Solar a mis sur le marché une gamme de solutions photovoltaïques intégrées au bâtiment. Disposant de nombreux atouts (facilité de montage, qualité d’intégration au bâti, esthétique), ses tuiles photovoltaïques ont été primées au dernier salon Batimat. Elles répondent à tous les critères d’intégration au bâti en France et y répondront après le renforcement des exigences en 2011. Une autre usine de tuiles pourrait bientôt voir le jour.

 

Photowatt (Bourgoin-Jallieu, Isère, 750 salariés, 70 MW de capacité de production), fabrique une gamme de modules photovoltaïques, de 12 W à 230 W, à partir de cellules monocristallines et polycristallines à haut rendement de dernière génération. Son produit d’intégration au bâti, Wattéa, a été reconnu pour sa fiabilité par le CSTB.  Photowatt collabore avec le CEA sur des programmes de recherche pour optimiser le rendement des cellules photovoltaïques et faire baisser les coûts de fabrication. L’entreprise participe au consortium PV Alliance qui a mis en service au un printemps un « Lab Fab », une unité pilote de fabrication de cellules photovoltaïques qui produira des cellules haute performances. 

 

Solarezo (groupe lyonnais à capital familial, 70 salariés) a inauguré en juillet sa 1ère centrale photovoltaïque au sol à Saint Clar de Lomagne dans le Gers, qui, avec 9 MWc, est la plus puissante centrale photovoltaïque cristalline au sol en France. Depuis 2009, Solarezo produit ses propres modules photovoltaïques sur son site de Pontonx sur l’Adour dans les Landes, une ancienne usine de Sony. Marché visé : les centrales au sol et les installations en toiture.

 

D’autres sociétés (EDF ENR, Schneider Electric, Evasol, Imerys, Photon…) ont développé des compétences variées dans le photovoltaïque et créé des centaines d’emplois en France.

 

Il y a donc bien une filière photovoltaïque française qui émerge et même plus rapidement que le réacteur nucléaire de 3ème génération. N’est-ce pas ça qui pose problème et qui explique cette volonté de mise en coupe réglée du photovoltaïque, après celle de l’éolien ?

 

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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 22:17

 

Selon Les Echos du 9 juillet, Jean-Louis Borloo envisage de réduire de moitié au moins le crédit d’impôt de 50% accordé aux particuliers qui installent des panneaux photovoltaïques. Dans un communiqué, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) demande une baisse moins brutale : « Les professionnels sont prêts à prendre leur part dans l’effort collectif, mais jugent indispensable que cette baisse soit progressive».

 

Le communiqué :

 

« Jean-Louis BORLOO a proposé le 9 juillet, dans Les Echos, une baisse des crédits d’impôt liés aux équipements domestiques utilisant une énergie de source renouvelable produisant de la chaleur ou de l’électricité dans le cadre de la préparation de projet de loi de finances 2011.

 

Toutes les sociétés, regroupées au sein du Syndicat des énergies renouvelables, ont besoin de visibilité sur l’ensemble des politiques de soutien afin de pouvoir programmer leur développement, leurs investissements dans leurs outils de production et les créations d’emplois qui les accompagnent.

 

Concernant les équipements de production d’électricité photovoltaïque sur le secteur résidentiel, le dispositif global d’incitation comprend deux composantes : le crédit d’impôt de 50 % et le tarif d’achat de 58 ct € par KWh. Ces deux outils conjugués ont permis un développement important du parc résidentiel équipé de panneaux solaires photovoltaïques en seulement cinq ans : de 900 logements en 2004 à près de 36 000 fin 2009. Le Ministre d’Etat propose aujourd’hui de ramener le crédit  d’impôt de 50 % à 25 %. Il serait dommageable pour l’avenir de la filière photovoltaïque française que la loi de finances 2011 reprenne cette proposition en l’état. En effet, il est important que la baisse du crédit d’impôt soit mesurée et progressive. Il ne faudrait surtout pas qu’elle se cumule avec une baisse des tarifs d’achat afin de ne pas créer de rupture économique pour la filière qui emploie aujourd’hui près de 15 000 personnes.

 

Concernant les autres mesures annoncées, le SER sera attentif à leur impact sur les marchés. Il souligne la nécessité de prévoir un passage progressif d’un système de soutien reposant exclusivement sur le crédit d’impôt à un dispositif d’ordre réglementaire. A cet égard, la Réglementation Thermique 2012, présentée le 6 juillet dernier par Jean-Louis BORLOO, lorsqu’elle sera en vigueur (c’est-à-dire en 2013) devrait permettre de soutenir la croissance des marchés des énergies renouvelables dans le secteur domestique ».

 

Source : Le Syndicat des Energies Renouvelables

 

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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 16:57

 

L’association Energie Partagée est née le 16 juin sous l’impulsion d’une quinzaine d’acteurs des énergies renouvelables issus à la fois du monde associatif (comme Enercoop ,Hespul, Eoliennes en Pays de Vilaine, le CLER - Comité de Liaison des Energies Renouvelables -), du secteur bancaire (le Crédit Coopératif) et de bureaux d’études (Confluences, INDIGGO).

 

Son but : Trouver des solutions pour permettre à tous les citoyens de participer plus facilement au développement des énergies renouvelables. Parvenues à maturité technologique, les énergies renouvelables « sont aujourd’hui confrontées à la convoitise des grands groupes énergétiques qui ont tout fait hier pour les bloquer et à l’avidité sans bornes de certains investisseurs anonymes sans scrupules, qui cherchent à s’approprier cette richesse à leur seul profit, concurrençant les projets portés par des acteurs locaux et provoquant bien souvent inquiétudes et rejet », ont constaté les fondateurs d’Energie Partagée. Regrettant cette situation, la jeune association veut « rendre aux citoyens, aux collectivités locales et aux acteurs des territoires la maîtrise de leur approvisionnement en services énergétiques, par la réduction des besoins et la mobilisation des ressources renouvelables de proximité, dans le souci de la préservation de l’environnement et du sort des générations futures ».

 

Des énergies renouvelables financées par les citoyens

 

Il s’agit plus concrètement d’offrir aux citoyens « la possibilité de financer des projets d’énergies renouvelables », explique Jacques Quantin, Vice-Président d’Energie Partagée. S’il y a bien en France quelques  projets financés par les collectivités locales à travers des SEM (Société d’Economies Mixtes), comme Sergies à Poitiers qui a développé des projets éoliens, photovoltaïques et des actions de maîtrise de l’énergie, ces initiatives sont encore rares.

 

L’éolien citoyen n’est pas mort

 

« Le contexte réglementaire français ne permet pas de partager le financement de la production locale d’énergies renouvelables » précise Jacques Quentin. Mais alors, la nouvelle obligation de 5 mâts pour les parcs éoliens (exigée par la loi Grenelle 2) ne va-t-elle pas enterrer définitivement l’éolien citoyen ? « Le contexte est difficile, mais il faut rester optimiste » répond Jacques Quantin. « Cette obligation rend plus compliqués les projets éoliens citoyens (qui deviendront financièrement plus lourds, puisqu’il faut compter 3 M€/ éolienne) mais on peut imaginer des systèmes de co-financement où interviendraient des investisseurs institutionnels, des collectivités locales et des citoyens » ajoute-t-il. Et puis, « l’énergie partagée ne concerne pas que l’éolien, il y a aussi le solaire, la biomasse, l’efficacité énergétique et les économies d’énergie » affirme Jacques Quantin. Un vaste champ d’intervention où l’association Energie Partagée entend faire évoluer les cadres en place aujourd’hui, en proposant de nouveaux dispositifs juridiques et financiers pour les projets citoyens.

 

Energie Partagée a rédigé une charte et aura un site internet en octobre.

 

Parmi les Fondateurs d’Energie Partagée : Enercoop, HESPUL, Éoliennes en Pays de Vilaine (EPV), INDDIGO, Association la NEF, Site àWatts, le Comité de Liaison Énergies Renouvelables (CLER), Confluences, l'Agence locale de l'Énergie des Ardennes (ALE08), le Crédit Coopératif, Vents d'Houyet, Solira Investissement, les Amis d'Enercoop, Enercoop Ardennes Champagne. Ont également pris part à la journée de lancement : Quercy Énergies, Alter Alsace Énergies, Association Causses Énergie Propre, Solaire Citoyen, Coopérative Émissions zéro, Sergies.

 

Par Mijo - Publié dans : énergies renouvelables
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 19:20

 

Née il y a un peu plus d’un an, Windeo qui commercialise des petites éoliennes de 1 à 25 kW pour  professionnels (agriculteurs, entreprises…) et particuliers, prévoit un parc de plus de 500 machines installées en France d’ici la fin de l’année. Outre de nombreux foyers, Windeo a équipé des entreprises parmi lesquelles Intermarché et Procter & Gamble.  

 

La jeune société établie en France et en Belgique compte maintenant plus de 50 employés et a ouvert plusieurs concessions à Lille, Troyes, Dijon, Rennes (une prochaine ouvrira à Narbonne) et s’appuie sur des distributeurs de proximité (9 points de vente en France et au Bénélux).

 

Windeo a conclu des partenariats avec des fabricants internationaux pour proposer différentes petites éoliennes, qu’elle commercialise avec des services clés en main comprenant installation, financement, assurances, contrat de maintenance et garantie de 5 ans sur toute la gamme.

 

Windeo est notamment le distributeur privilégié pour la France et le Benelux des éoliennes Pramac by Starck (voir article http://www.colorwatt.com/article-l-eolienne-de-philippe-starck-la-voila--40807609.html ). L’entreprise vient également de conclure la distribution exclusive de l’éolienne Evance R 9000, une éolienne horizontale tripale de 5 kW fabriquée au Royaume-Uni et considérée comme la plus performante pour sa catégorie en Europe.

 

Partenariat avec Planète OUI pour le rachat d’électricité même hors ZDE

 

Si en France les petites éoliennes ne sont pas soumises aux mêmes contraintes que les grandes éoliennes, elles ne bénéficient pas d’un tarif d’achat attractif comme le photovoltaïque. De surcroît, hors ZDE (Zone de Développement de l’Eolien), EDF n’est pas tenu de racheter l’électricité des éoliennes, qu’elles soient industrielles ou domestiques. Pour offrir une solution, Windeo a conclu un partenariat avec le fournisseur alternatif Planète Oui qui rachète l’électricité des éoliennes installées par Windeo au tarif de 0,07 € le kWh.

 

Une nouvelle offre photovoltaïque, Sunneo

 

Windeo a rajouté à son catalogue français Sunneo, une offre photovoltaïque clé en mains qu’elle commercialise déjà en Belgique. Elle sera disponible dans l’ensemble du réseau Windeo d’ici fin 2010.

 

Une entrée en bourse prévue à l’automne

 

 Après avoir levé 1,3 millions d’euros en Avril 2010, Windeo déclare poursuivre « des discussions avec des investisseurs stratégiques en vue d’une augmentation de capital de la société qui lui permettra d’entrer en bourse sur Alternext d’Euronext à l’automne 2010 ».

 

 Site en ligne de Windeo www.windeo-planet.com

A noter aussi : Une appli pour iPhone Windeo Wind Calculator pour calculer le potentiel de petit éolien selon le site ciblé.

 

Par Mijo - Publié dans : éolien
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