solaire

Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 23:28

L’arrêté du 4 mars qui définit le nouveau cadre tarifaire du photovoltaïque a été publié au Journal Officiel d’aujourd’hui. Le texte de l’arrêté :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=5CDC8C94F92D5D2B6315DE4B3EA41986.tpdjo12v_3&dateTexte=?cidTexte=JORFTEXT000023661449&categorieLien=cid

 

En fait, l’arrêté est conforme au projet d’arrêté qui avait suscité un tollé . Le comble, c’est que l’arrêté n’indique toujours pas en clair les tarifs !  Alors un grand merci au  CLER qui  les a calculés (et à ceux qui ont fait chauffé leurs neurones).

 

Les Re-voici donc :

 

 

 

Type d’installation

 

                 Tarif d’achat

 

Résidentiel

 

 

 

 

            Intégration au bâti

 

 

   [0-9kW]                             46,4 c€/kWh

   [9-36kW]                          40,6 c€/kWh

 

Intégr. simplifiée au bâti

 

 

   [0-36 kW]                          30,35 c€/kWh

   [36-100 kW]                      28,85 c€/kWh

 

Enseignement

 ou santé

 

 

 

 

Intégration au bâti

 

 

   [0-9kW]                               40,6 c€/kWh

 [9-36kW]                               40,6 c€/kWh

 

         Intégr. simplifiée au bâti

 

 

   [0-36kW]                            30,35 c€/kWh

 [36-100kW]                         28,85 c€/kWh

 

Autres bâtiments

 

 

 

 

Intégration au bâti

 

Intégr.  simplifiée au bâti

 

 

 [0-9kW]                                 35,2 c€/kWh

 

[0-36 kW]                             30,35 c€/kWh

[36-100kW]                          28,85 c€/kWh

 

Tout type

d’installation

 

 

 

 

[0-12 MW]                       12,00 c€/kWh

 

 

 

Le bénéfice du tarif d’achat  est réservé aux installations inférieures à 100 Kw, au-delà et pour les centrales au sol, c’est  un système d’appel d’offres qui s’applique. Les tarifs d’intégration au bâti sont limitées aux installations jusqu’à 36 kw et restreints aux installations jusqu’à 9 kW hors bâtiment résidentiel, d‘enseignement ou de santé. Un ajustement trimestriel des tarifs est prévu.

D’autre part  "les exigences seront accrues sur la qualité environnementale et industrielle des projets avec notamment l'intégration d'obligations de recyclage en fin de vie et de démantèlement à compter de l'été 2011 et de l'obligation de fourniture d'une analyse de cycle de vie à compter du 1er janvier 2012 ».

D’autres infos sur le site du CLER : http://www.cler.org/info/spip.php?article9291

 

 

 

 

 

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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 10:31

 

Avec un argument mobilisateur « Plutôt que de crever dans un silence assourdissant aux quatre coins de la France, retrouvons-nous TOUS devant l’Elysée ! », le collectif Touche Pas à Mon Panneau Solaire annonce une 2ème manif le 8 mars devant l’Elysée.

Un large appel est lancé aux « Entrepreneurs, clients, écolos, anticapitalistes, capitalistes vertueux, politiques de tous bords, apolitiques de tous engagements, pragmatiques, syndicats, décentralistes, amoureux de la saine concurrence, assos, opposants aux relents de république bananière, partisans d’un mix énergétique réaliste, boucs-émissaires, spéculateurs déchus, antinucléaires, technophiles et autres fiers défenseurs du Fabriqué en France, antimafieux, défenseurs des principes du droit et de la constitution, et tous autres citoyens ambitieux ». Ils sont tous invités à venir « supporter une cause d’une rare justesse », et  à accueillir « à bras ouverts le 4000ème membre TPAMPS un verre de Champagne ou de Pastis à la main » dans un évènement festif annoncé comme un carnaval du photovoltaïque.

Communiqué complet sur http://tpamps.fr/?p=1137

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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 19:26

15 associations pour le photovoltaïque

 

 

Ce soir, 15 associations professionnelles et ONG (AIPF – Association de l’Industrie Photovoltaïque Française -,  CAPEB, CLER, FFB-GMPV, FNCCR, FNH –Fondation Nicolas Hulot-, FNE, ENERPLAN, GIMELEC, HESPUL, NégaWatt, Réseau Action Climat, SER-SOLER, SERCE et WWF) demandent au gouvernement d’amender  dans un sens constructif la feuille de route du photovoltaïque lors de son examen le 2 mars par le Conseil Supérieur de l’Energie.

Voici leur communiqué :

 

La France ne doit pas devenir le pays du soleil couchant !

" Nous, représentants d’entrepreneurs, de collectivités locales, de salariés, d’investisseurs, de bâtisseurs, d’organisations non gouvernementales, avons découvert le projet de texte visant à encadrer le développement de la filière photovoltaïque. Dans quinze jours au plus tard, si rien ne change, 25 000 emplois, créés dans la foulée d’une rupture écologique et économique majeure – le Grenelle de l’Environnement - seront mis en péril, plusieurs milliers seront supprimés à très court terme.

Le Gouvernement souhaitait légitimement réguler et encadrer le coût pour la collectivité du développement du solaire photovoltaïque. Mais le projet actuel met en grave danger une filière naissante dont la crise de croissance, réelle, méritait un traitement adapté.

Des propositions constructives pour maintenir la CSPE à un niveau supportable pour les consommateurs d’électricité tout en ouvrant de réelles perspectives ont été  formulées au cours de la réflexion collective menée cet hiver, mais aucune recommandation du panel des acteurs présents (industriels, installateurs, artisans, agriculteurs, ONG, collectivités locales, parlementaires,…) n’a trouvé un quelconque écho dans le projet d’encadrement déposé par l’Administration.

La concertation menée depuis fin 2010 n’aurait-elle donc servi à rien ?

Alors qu’une large majorité de Français déclare accepter de payer plus cher leur électricité pour que se développent les énergies renouvelables en général et le solaire photovoltaïque en particulier (selon le  sondage LH2 du 8 février 2011  pour le SER), c’est un sentiment d’incompréhension qui s’impose à tous les acteurs de la filière.

Personne ne conteste que l’électricité photovoltaïque est appelée à contribuer très largement à l’approvisionnement énergétique de la planète : la question aujourd’hui est de savoir quel rôle notre pays se prépare à jouer dans cette formidable compétition ?

Le manque de vision de l’extraordinaire potentiel énergétique et industriel du photovoltaïque pour notre pays risque de conduire à des décisions lourdes de conséquences.

L’abandon de la filière se traduirait concrètement par des fermetures d’entreprises, mais aussi comme un signal négatif à la diversification énergétique et au changement de paradigme reposant sur la sobriété et l’efficacité énergétiques couplées à un recours substantiel à l’énergie solaire.

Il n’est ni trop tard pour revoir un texte dangereux, ni trop tôt pour engager notre pays sur une trajectoire énergétique associant prospérité, création d’emplois et  lutte contre le changement climatique.

Nous demandons solennellement au Gouvernement de réaffirmer son ambition pour la filière en amendant dans un sens constructif le projet de texte lors de son examen par le Conseil Supérieur de  l’énergie le 2 mars prochain et en ouvrant rapidement, dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, le chantier d’un Plan solaire photovoltaïque ambitieux et bénéfique pour tous ».

 

 

Le GPPEP veut que l’on ménage les particuliers

 

Ce matin, le GPPEP (Groupement des Particuliers Producteurs d’Energie Photovoltaïque, 550 membres) a dénoncé dans un communiqué « la concertation mascarade » et demandé des mesures pour les particuliers notamment que « La baisse du tarif d'achat pour les nouveaux contrats reste annuelle pour les particuliers qui sont tout sauf des spéculateurs ». Le communiqué du GPPEP : http://www.gppep.org/node/49

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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 18:48

 

Syndicats professionnels, industriels, PME, ONG, et autres représentants de la filière photovoltaïque sont tous vent debout  contre le projet d’arrêté tarifaire qui doit être examiné le 2 mars par le Conseil Supérieur de l’Energie.

 

 

 

 

Type d’installation

 

                 Projet de tarif d’achat

 

Résidentiel

 

 

 

 

            Intégration au bâti

 

 

   [0-9kW]                             46,4 c€/kWh

   [9-36kW]                          40,6 c€/kWh

 

Intégr. simplifiée au bâti

 

 

   [0-36 kW]                          30,35 c€/kWh

   [36-100 kW]                      28,85 c€/kWh

 

Enseignement

 ou santé

 

 

 

 

Intégration au bâti

 

 

   [0-9kW]                               40,6 c€/kWh

 [9-36kW]                               40,6 c€/kWh

 

         Intégr. simplifiée au bâti

 

 

   [0-36kW]                            30,35 c€/kWh

 [36-100kW]                         28,85 c€/kWh

 

Autres bâtiments

 

 

 

 

Intégration au bâti

 

Intégr.  simplifiée au bâti

 

 

 [0-9kW]                                 35,2 c€/kWh

 

[0-36 kW]                             30,35 c€/kWh

[36-100kW]                          28,85 c€/kWh

 

Tout type

d’installation

 

 

 

 

[0-12 MW]                       12,00 c€/kWh

 

 

Source : CLER

http://www.cler.org/info/spip.php?article9291

Le bénéfice du tarif d’achat serait réservé aux installations inférieures à 100 Kw, au-delà  c’est  un système d’appel d’offres qui s’appliquerait. Les tarifs d’intégration au bâti seraient limités aux installations jusqu’à 36 kw (et restreints aux installations jusqu’à 9 kW hors bâtiment résidentiel, d‘enseignement ou de santé).

La feuille de route est de 500 MW par an. Un ajustement trimestriel des tarifs d’achat (selon un calcul de dégressivité qui relève de l’usine à gaz !)  est programmé. Pas de régionalisation des tarifs. Aucun tarif de transition pour les projets engagés et pénalisés par le moratoire n’est prévu. 

 

Pour le SER, l’industrie française du PV est condamnée et 25000 emplois sont menacés

L’essentiel du communiqué du SER :

« Même s’ils s’attendaient à des décisions difficiles pour le photovoltaïque français, les industriels sont sous le choc à la lecture du projet d’arrêté. En effet, le texte transmis par l’administration aux membres du Conseil Supérieur de l’Energie prévoit une série de dispositions très restrictives :

-  La suppression du tarif au-delà de 100 KW au bénéfice d’appels d’offres à l’issue incertaine ;

-  La diminution immédiate de 20% des tarifs qui subsistent qui obère considérablement l’équilibre économique des projets ;

-  La définition d’une cible annuelle de 100 MW pour les particuliers et de 100 MW pour les toitures moyennes inférieures à 100 kW, bien en deçà des objectifs faisant consensus lors de la concertation ;

- Une dégressivité allant jusqu’à 9,5% par trimestre lorsque le volume trimestriel de projets dépasse 65 MW, ce qui n’existe dans aucun autre pays au monde (pour mémoire, le volume annuel raccordé en France en 2010 a été de 760 MW) ;

-  Un système d’entrée en file d’attente des projets qui défavorise les PME

Ce changement de cap brutal se traduirait à brève échéance par la disparition d’une grande partie des entreprises. Dans l’état actuel du projet de texte, plus de 25 000 emplois seraient détruits d’ici l’année prochaine.

Depuis trois mois, les pouvoirs publics ont mené une concertation avec l’ensemble des acteurs (industriels, agriculteurs, installateurs, parlementaires…) qui a permis de dégager un consensus sur un certain nombre de points essentiels : un volume cible annuelle de 800 MW, une limite de puissance à 250 kW et non à 100 kW, un traitement des projets pénalisés par le moratoire, un mécanisme de caution et une dégressivité trimestrielle soutenable. Le projet d’arrêté ne tient pas compte de ces éléments et est plus sévères que les préconisations du rapport CHARPIN publié à l’été 2010.

Le Premier Ministre souhaite « favoriser l’émergence d’une filière industrielle innovante à forte valeur ajoutée, une filière respectueuse des exigences environnementales, une filière compétitive sur les marchés à l’export (…) ». En l’état, le projet d’arrêté transmis au Conseil Supérieur de l’Energie ferme toutes les portes à une telle ambition et les professionnels ne peuvent donc croire que le gouvernement mesure les effets de ce texte sur le tissu économique et industriel.

«En réponse à l’appel du président de la république, il y a beaucoup d’entrepreneurs et d’industriels qui ont investi et créé des emplois dans la filière. En l’état du texte présenté par l’administration, le projet aurait des conséquences dramatiques. Nous comptons sur le soutien du Premier Ministre, François Fillon, et de ses deux Ministres en charge de ce dossier, Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson, pour amender le projet d’arrêté lors du Conseil Supérieur de l’Energie de mercredi prochain » déclarent André Antolini, Président du SER et Arnaud Mine, Président de SER-SOLER ».

 

Enerplan demande au gouvernement de ne pas sacrifier la filière photovoltaïque française

Le communiqué d’Enerplan :

« Le projet d’arrêté tarifaire pour l’achat de l’électricité solaire ignore totalement les contributions à la « concertation Charpin Trink » sur le photovoltaïque. Si les parties prenantes ont été écoutées, force est de constater qu’elles n’ont pas été entendues par le gouvernement. Ainsi, la nouvelle régulation proposée est une « usine à gaz », qui va entraver le marché et menacer nombre d’entreprises du secteur. Les tarifs d’achat de l’électricité solaire en France, seront  bientôt identiques à ceux en vigueur en Allemagne, avec toutefois des volumes 5 à 8 fois inférieurs et des coûts de développement 2 à 3 fois plus élevés.

Le gouvernement a repris les propositions de l’administration, sans la moindre attention aux propositions élaborées par les parties prenantes à la concertation qui visaient à optimiser l’investissement de la collectivité, pour générer des dividendes sociaux et industriels au niveau de la filière. Les arbitrages opérés ne tiennent pas davantage compte des propositions de l’Assemblée nationale.

Ainsi, la France renoncerait à aborder avec ambition, le nouveau paradigme de l’énergie, décentralisée et renouvelable. Cette [r]évolution qui va rendre l’énergie solaire compétitive à brève échéance, banalisée dans tous les bâtiments neufs avant dix ans, n’enrichirait pas le pays par manque de clairvoyance. Les gouvernements allemands, américains, italiens, japonais, …, et même chinois et indiens, n’ont sans doute pas la même vision que nous de l’avenir énergétique, au grand dam de l’industrie française.

La régulation proposée va finalement favoriser les importations de matériel mais aussi de main d’œuvre, à l’opposé de ce qui est souhaité.

Il n’y aurait pourtant pas grand-chose à changer pour que l’avenir de la filière soit assuré. Si, de l’avis de tous, le système d’appel à projets n’est pas efficace, au moins pourrait-on relever le plafond d’éligibilité au tarif, de 100 à 250 kW pour les grandes toitures comme l’ont proposé les parlementaires. De même, pour le développement de l’intégré au bâti - filière française originale, indispensable pour aboutir aux bâtiments à énergie positive dans la décennie - le plafond devrait passer de 9 et 36 kW à 100 kW, si l’on ne veut pas passer à côté de l’Histoire. Enfin, la baisse annoncée de 20% par rapport au tarif de septembre 2010, avec en sus une baisse trimestrielle pouvant atteindre plus de 9%, va avoir un effet dévastateur sur la filière. Pour limiter la casse et sauver des emplois, il faut que la baisse soit limitée à 12 % et qu’une régionalisation des tarifs soit introduite.

La filière française du solaire est animée par des entrepreneurs qui sont prêts à relever le défi de la révolution énergétique pour créer de la richesse et des emplois dans notre pays. Il n’est pas trop tard pour permettre l'émergence d'une filière industrielle innovante, à forte valeur ajoutée et compétitive sur les marchés à l'export ».

 

La mort des PME françaises du photovoltaïque ?

L’APESI (Association des Producteurs d’Electricité Indépendants) dénonce « la programmation de l’éviction des PME-PMI au sein de la filière du solaire photovoltaïque en France ». Son  communiqué sur www.apesi.fr

Yann Maus, fondateur et Président de Fonroche, a déclaré au quotidien Sud-Ouest : « Nous avons le sentiment aujourd'hui d'avoir été trahis. Nous venons de perdre trois mois et la concertation avec les professionnels était une pure mascarade ». http://www.sudouest.fr/2011/02/26/je-ne-suis-pas-inquiet-pour-fonroche-327615-626.php

Dans un article d’opinions du journal Les Echos, intitulé « Photowatt, un cas d’école pour la filière photovoltaïque française », Thierry Miremont, Directeur Général de Photowatt, expose la situation de l’entreprise et son potentiel dans le contexte international et  demande de réévaluer à « au moins à 800 mégawatts, le seuil de développement annuel des capacités installées » pour faire de la filière française une championne à l’export.

 

 

 

 

 

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Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 19:00

 

C’est le désarroi. Alors que les professionnels attendent « le rapport » qui doit succéder « au projet de rapport » sans illusion (une proposition d’arrêté tarifaire toute prête serait déjà sur le point d’être publiée), Richard Loyen, Délégué Général d’Enerplan a évoqué ce matin à l’occasion d’une conférence de presse, une filière à l’agonie. « Parmi nos membres, quelques-uns commencent à fermer boutique et licencient » a-t-il déclaré et « Photowatt pourrait être liquidé d’ici un an ». Le secteur résidentiel, pourtant épargné par le moratoire, est atone. D’ores et déjà plus de 2000 à 3000 emplois auraient été supprimés dans la filière.  Pour Richard Loyen, « la coalition, qui a commencé dans la dispersion, a terminé réunie » et a rassemblé les ONG, les professionnels et les collectivités autour d’une même volonté de développer la filière photovoltaïque. Hélas, les propositions de passer de 500 MW à 700 MW voire 1 GW par an et de réviser la formule de la charge de la CSPE n’ont pas été reprises par la mission Charpin. « Il n’y a pas d’ambition, pas de souffle pour le secteur » regrette Richard Loyen. Les appels d’offres vont exclure les PME et les petites entreprises.

 

L’inégalité entre les candidats devant les appels d’offres

Maître Arnaud Gossement a évoqué l’inégalité entre les candidats devant les appels d’offre, en rappelant l’affaire Fonroche (l’entreprise Fonroche  qui avait candidatée à un appel d’offres s’est trouvée désavantagée car elle n’était pas au courant de l’imminence de la baisse des tarifs cet été contrairement à son concurrent EDF EN). Les PME doivent justifier la détention d’un permis de construire sans garantie de remporter l’appel d’offres et les dossiers de candidature coûtent parfois jusqu’ à 150 000 €.  Une « Coopérative Solaire de France » comme l’a annoncé Ariane Vennin à la manifestation du 11 février (voir article précédent du blog) pour soutenir les PME et leur permettre de répondre aux appels d’offres est-elle une utopie ? « La notion de coopérative est intéressante par essence, elle permet un effet de levier pour les achats de biens et services. C’est en soi une bonne idée susceptible de réunir des gens qui ont envie de travailler ensemble. Est-ce que cela permettra de répondre aux appels d’offres ?  Je suis un peu dubitatif » a répondu Richard Loyen.

 

Le déplafonnement des installations résidentielles de 3 kWc à 16 kWc suscite la perplexité

Enerplan considère que cette mesure va dans le bons sens, mais juge que 16 kWc est  « peut-être un peu élevé », considérant le seuil de 9 KWc déjà comme un bon niveau. Enerplan rejoint la position du SER sur le sujet et soulève la question de l’implication fiscale induite par une telle mesure.

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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 11:33

Manif-photovoltaique-1.jpg

 

 

Le photovoltaïque vaut bien une manif et les membres de Touche pas à mon Panneau Solaire n’ont pas manqué d’imagination pour celle du 11 février. Rassemblés à 12 h 30 à Bercy en face du Ministère de l’Economie et des Finances, quelques centaines d’artisans et d’employés de TPE et de PME du solaire (dont S comme Solaire, Ciel et Terre, Artisans Associés) et un industriel (Photowatt, représentés par des membres de son CE) étaient réunis autour d’une camionnette équipée d’une estrade avec un panneau solaire suspendu à un échafaud.

 

 

Manif-photovoltaique-2.jpg

 

Très en forme, Ariane Vennin a invité les représentants des entreprises et les personnalités présentes à s’exprimer à tour de rôle. Parmi les intervenants, Christine de Lecureur, une Sarl du Nord de la Sarthe, a exposé les difficultés de son entreprise spécialisée dans les bâtiments agricoles et dont certains salariés n’auront plus de travail dans 15 jours. Un membre du CE de Photowatt a déploré la suppression de 331 emplois.

Serge Orru, le Directeur du WWF France a salué la journée du « Panda Watt » et a dit qu’il faut arrêter de parler de panneaux chinois « je voudrais rappeler au corps des mines et au gouvernement que l’industrie française du nucléaire est venue d’un concept américain ». « Investissons massivement dans la recherche, nous avons besoin de PME en France. Vive le solaire, vive le soleil » a-t-il conclu sous les applaudissements.

Geneviève Fioraso, députée socialiste de l’Isère a dit son indignation quand elle a entendu que l’industrie photovoltaïque française n’existait pas. «Il y a 25000 emplois en France dans la filière » a-t-elle rappelé. Regrettant la « culture un peu monolithique » du groupe de travail Charpin dont elle fait partie, elle a dit avoir été indignée par une récente déclaration de Henri Proglio « Je demande à EDF EN d’investir à l’étranger et de ne plus investir en France ». Pour Geneviève Fioraso, « il faut que les opérateurs investissent en France. Il faut défendre la croissance verte ».

Hadrien Clément, le jeune et bouillant Président de l’APESI, a dénoncé un projet de rapport « partisan ». « Est-ce qu’il y a en France, seulement 3 entreprises du solaire, EDF EN, GDF-Suez et Total ? » a-t-il clamé du haut de l’estrade. Changement de ton chez son successeur, un représentant de la Fédération Française du Bâtiment « Je vais vous faire partager un peu d’optimisme (…). Le soleil va continuer à briller. On a la possibilité d’avoir de véritables industries et une ingénierie exportable. On est là pour se battre. On va dire à Charpin que l’on a confiance en eux, mais que l’on va rester vigilant et que l’on n’est pas dupe ». Un représentant du SYNAIP, amer, s’est exprimé à son tour « On nous a dit, il faut investir, et on nous largue comme des merdes. On n’est pas juste un vivier à taxes et à cotisations. On est la force vive de ce pays ».  Il a rappelé qu’il y avait « des projets d’EDF EN au-dessus de 12 MW rentables d’ici 2 ans dont l’électricité bénéficiera du tarif d’achat au prix fort », et a crié « A qui va profiter la CSPE ? »

 

Manif photovoltaïque 6

Une revendication forte :

« La démocratie énergétique »

Joyeux, bruyant et très remonté contre EDF, le cortège s’est rendu au 59 boulevard Vincent Auriol, lieu de la concertation. Là, à nouveau, concert de cornes de brume et prises de parole sur l’estrade. Hadrien Clément a brûlé le rapport. Pâris Mouratoglou, le PDG d’EDF EN  a été copieusement sifflé. Ariane Vennin a réclamé « une sortie de la file d’attente des dossiers falsifiés de plus de 12 MW ». Plus calmement, Richard Loyen, Délégué Général d’Enerplan a plaidé pour « une démocratie énergétique ».

 

 

 

Ariane Vennin a annoncé la création d’une « Coopérative Solaire de France »  pour permettre « aux TPE et aux PME de répondre aux appels d’offres avec une offre compétitive et solidaire ».  « Nous aurons des emplois en France, nous aurons les industries et les technologies. Des régions et des conseils régionaux soutiennent l’initiative » a-t-elle déclaré.

Le collectif « Touche Pas à Mon Panneau Solaire » réunit maintenant 3700 personnes dont 400 entreprises et a déposé une plainte auprès de la Commission Européenne contre les pratiques anticoncurrentielles d’EDF.

 

Après l’éolien, le photovoltaïque est devenu un combat descendu dans la rue. Il faisait 16 ° sur les pavés parisiens ce 11 février. De l’autre côté de la Méditerranée, le régime Moubarak venait de tomber. C’était une journée exceptionnelle et, en même temps, un peu triste. La route du photovoltaïque en France sera-t-elle celle « du sang et les larmes », comme André Joffre, le Vice-Président d’Enerplan, l’a évoquée ?

 

 

 

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 15:46

 

Le moratoire et les tensions qu’il a provoquées auraient pu ternir l’image de l’énergie solaire auprès des français. Il n’en est rien. Accusée de bien des maux - « Poids lourd sur la CSPE », « repaire de spéculateurs » a-t-on entendu -, l’énergie solaire photovoltaïque a toujours la cote auprès des français. C’est ce que révèle une enquête récente mandatée par le Syndicat des Energies Renouvelables à l’Institut LH2 et réalisée auprès d’un échantillon représentatif (955 personnes) de français âgés de 18 ans et plus. Selon les résultats de cette enquête : 73% des français citent (soit en 1er soit en 2ème choix) l’énergie solaire photovoltaïque comme la source de production d’électricité qui semble, pour l’avenir, «  la plus efficace et la plus acceptable ». A la question « seriez-vous prêt à payer un peu plus cher votre électricité pour que les énergies renouvelables se développent dans notre pays ?». 76% répondent « plutôt oui » (24% « plutôt non »). A la même question à propos du photovoltaïque (« Seriez-vous prêt à payer un peu plus cher votre électricité pour que l’énergie solaire photovoltaïque se développe dans notre pays ? ») 60% répondent « oui » en février (les avis favorables augmentent. Ils n’étaient que de 50% en décembre dans une précédente enquête).

Des professionnels inquiets

« Le projet de rapport » issu de la concertation menée par MM Charpin et Trinck n’a pas vraiment rassuré les professionnels du photovoltaïque. « Le rapport ne répond pas aux questions qu’il soulève » déclare M. André Antolini, Président du SER. Des problèmes délicats doivent être résolus, dont celui de la file d’attente de 4000 MW. Il faut traiter ce portefeuille qui, autrement, « va venir se présenter au nouveau guichet et faire exploser le système ». Le SER préconise de faire le tri en ne gardant que les projets sérieux, consistants, et porteurs d’emplois. Solution : Proposer un tarif de transition, moins élevé que l’ancien mais meilleur que le nouveau, à ces projets sous condition du dépôt d’une caution garantissant la réalisation du projet. Pour les centrales au sol, pour lesquelles le projet de rapport préconise l’abandon des tarifs au profit d’appel d’offres de grande dimension et pluriannuels, le SER plaide pour des appel d'offres de 1000 MW (soit 200 MW/an sur 5 ans). Un objectif qui permet de faire émerger une industrie et de se positionner sur la scène internationale.

Pour M. Arnaud Mine, Président de SOLER, « les professionnels ont intégré la contrainte budgétaire », et «  il est possible de créer une industrie française avec une filière de 800 MW l’année prochaine ». Pour cela, il faut « revoir le calcul de la CSPE » et obtenir « la transparence sur la file d’attente ». Arnaud Mine a salué l’attitude de la CRE prête à étudier une révision du calcul de la CSPE.  La transparence de la file d’attente suppose « que les systèmes d’information des gestionnaires de réseau s’adaptent »

Un risque : Sortir du moratoire avec un dispositif inadapté

Les professionnels redoutent d’être mis au pied du mur. « Nous sommes dans une urgence absolue » signale M. André Antolini. « Il est urgent que le gouvernement fasse connaître ses propositions » ajoute-t-il, car s’il faut en discuter « il nous reste une semaine ». Un délai jugé trop court pour les professionnels qui voudraient au moins deux semaines. « Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de sortir de ce moratoire avec un dispositif inadapté » déclare M. Antolini.

 

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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 18:38

Un document rédigé sous la responsabilité de M. Jean-Michel Charpin et M. Claude Trink, intitulé « projet de rapport de la concertation avec les acteurs concernés par le développement de la filière photovoltaïque » a été remis au Syndicat des Energies Renouvelables.

 

Ce « projet de rapport » a « un caractère provisoire » précise un avertissement en introduction. Il devrait servir de base à la prochaine et dernière réunion (11 février) de la Commission de concertation avec les professionnels de la filière photovoltaïque.  Ce document de 53 pages a le mérite de prendre en compte certaines propositions et remarques émises par les participants de la concertation, mais sans nécessairement les soutenir. A l’issue de la réunion du 11 février, une nouvelle version du rapport sera remise au gouvernement. Pour savoir à quels nouveaux tarifs les projets seront éligibles, Il faudra attendre encore un peu. Ni le projet de rapport ni le rapport final ne visent à présenter les décisions. C’est le gouvernement qui les prendra.

 

Le projet de rapport est disponible en ligne sur le blog d'Arnaud Gossement :

http://www.arnaudgossement.com/archive/2011/02/09/solaire-publication-du-projet-de-rapport-de-mm-charpin-et-tr.html#more

 

 

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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 14:48

 

Une « Lettre ouverte sur l’avenir de la filière photovoltaïque» adressée aux représentants de l’Etat et aux parlementaires, a été signée par 14 organisations professionnelles et associations de défense de l’environnement (Association de l’Industrie Photovoltaïque Française, Association des Producteurs d’Electricité Solaire Indépendants, Association des Régions de France, Comité de Liaison Energies Renouvelables, Enerplan, Fédération des Entreprises Publiques Locales, Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies, France Nature Environnement, HESPUL, Observ’ER, Syndicat des Entreprises de Génie Electrique et Climatique, Syndicat National des Installateurs du Photovoltaïque, Réseau Action Climat, Touche Pas à Mon Panneau Solaire).

Cette lettre dénonce « un quota annuel de 500 MW » de panneaux solaires conduisant mécaniquement à une décroissance du chiffre d’affaires qui serait  « mortifère pour l’industrie » et réclame une refonte du dispositif de la CSPE. Elle fait aussi une série de propositions dont l’exclusion des appels d’offres, une modulation des tarifs d’achat, un rééquilibrage en faveur des systèmes de moyenne et grande puissance intégrés ou posés sur bâtiments dans la perspective du « bâtiment à énergie positive ».

La lettre sur le site du CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables) :

http://www.cler.org/info/spip.php?article9223

 

Une manif « L’énergie solaire est notre avenir, défendons là ! »

Le groupe Facebook « Touche pas à mon panneau solaire » qui réunit maintenant plus de 3500 personnes,  annonce une manifestation le 11 février à 12h30 à Bercy devant le Ministère de l’Economie et des Finances « L’énergie solaire est notre avenir, défendons là ! »

TPAMPS a publié aussi un Livre Blanc sur le photovoltaique avec des propositions. http://tpamps.fr

 

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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 12:11

 

Les réunions de « concertation » sur le photovoltaïque se suivent… et cristallisent les déceptions. Celle du 24 janvier consacrée à l’industrie, n’a envoyé aucun signal positif aux entrepreneurs. Dans un communiqué, l’Association professionnelle Enerplan déplore un manque de vision industrielle sur le solaire.

 

Voici le communiqué d’Enerplan :

« Concertation sur le photovoltaïque : Le volet « industrie » place l’administration devant ses contradictions

Ce 24 janvier, s’est tenue au Ministère des Finances, une nouvelle réunion de la concertation sur le photovoltaïque, consacrée au volet « industrie & environnement ». Un exercice de style délicat pour l’administration, alors que sa feuille de route de 500 MW/an organise la décroissance de l’industrie photovoltaïque française. Proposer des critères nationaux sur la différenciation CO2 des modules solaires apparaît bien dérisoire quand le principal des mesures proposées va conduire à la fermeture des usines solaires françaises, faute d’un marché local suffisant pour gagner en compétitivité.

Le plafond de verre des 5400 MW d’ici 2020 que défend l’administration empêche toute vision industrielle solaire pour le pays. Les allemands installeront à la même échéance entre 52 000 et 70 000 MW. De quoi faire tripler la taille de leur industrie photovoltaïque en position de défendre son leadership mondial, tandis qu’avec le « gosplan » français imaginé par notre technostructure, l’industrie nationale aura fait faillite, sortie du jeu de la gigantesque vague mondiale du marché de l’électricité solaire.

Les critères environnementaux proposés par l’administration n’ont aucun sens, s’ils ne soutiennent pas une industrie en croissance sur sa base nationale à la conquête des marchés internationaux. Ce ne sont que des pansements sur une jambe de bois fraîchement amputée. Ils ne permettront pas à eux seuls de courir parmi les leaders mondiaux, allemands, américains, chinois, coréens, indiens, japonais, … Ils traduisent un renoncement, habillé d’un pudique voile vert qui sera le linceul d’une industrie émergente depuis 2007.

Enerplan, l’association des professionnels de l’énergie solaire, en appelle à la responsabilité politique. Le Grenelle de l’Environnement, qui avait impulsé une véritable dynamique dans le secteur et déclenché des dizaines de millions d’euros d’investissements dans des PMI et PME du secteur photovoltaïque, ne peut avorter d’ici 2012. Qui pourra légitimement expliquer aux français qu’on a fait mourir par étouffement un secteur qui a créé plus de 20 000 emplois en deux ans - 30 nouveaux emplois par jour ! - pour conserver un modèle énergétique centralisé dépassé ? Les sondages nous indiquent que le solaire est l’énergie préférée des Français, il serait tout à la fois sage et cohérent que les politiques publiques se mettent au diapason de cette volonté populaire ».

 

Dans les rangs de la filière, c’est la mobilisation générale :

 

L’Association des Industriels du Photovoltaïque Français publie un manifeste  

Décidée à se faire entendre, l’Association des Industriels du Photovoltaïque Français, présidée par Yann Maus le fondateur de Fonroche, a publié dans Le Monde du 24 janvier une Lettre ouverte aux 3 ministres concernés, Madame Lagarde, Madame Kosciusko-Morizet, Monsieur Besson. Sur une pleine page, cette lettre rappelle qu’ « il existe en France une filière économique qui a créé plus de 20000 emplois et investi des centaines de millions d’euros pour créer des dizaines d’usines sur le sol français » et présente une carte détaillée des investissements, usines et emplois sur le territoire français.  

http://tecsol.blogs.com/files/aipf.pdf

Jean-Louis Bianco accuse

Dans son blog, le député PS et Président du Conseil Général des Alpes de Haute-Provence Jean-Louis Bianco déclare « J’accuse le gouvernement de vouloir tuer la filière photovoltaïque en France »

http://www.jean-louis-bianco.com/2011/01/j%E2%80%99accuse-le-gouvernement-de-vouloir-tuer-la-filiere-photovoltaique-en-france/

 Agir pour l’Environnement lance une pétition

Agir pour l’Environnement, Association de mobilisation citoyenne en faveur de l’environnement, diffuse sur son site des cartes-pétitions pour demander l’abrogation du décret qui suspend l’obligation d’achat de l’électricité photovoltaïque.  A adresser au Premier ministre, à la ministre de l’Écologie et au ministre de l’Industrie et de l’Énergie.

http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/a12.htm

 Les jeunes agriculteurs se joignent au combat

Ils ont rejoint les jeunes entrepreneurs du photovoltaïque fédérés dans le groupe « Touche pas à mon panneau solaire » et diffusent un tract qui dénonce le moratoire et le caractère fallacieux  des arguments du gouvernement.

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/28/28/42/CONCERTATIONCHARPIN/MORATOIRE-SUR-LE-SOLAIRE.pdf

Touche Pas à mon Panneau Solaire prépare une manif

Le groupe Facebook «Touche pas à mon panneau solaire », a l’intention de créer « une animation »  le 1er février devant le  CNIT à La Défense lors du colloque sur les énergies renouvelables, avec les jeunes entrepreneurs et les jeunes agriculteurs en colère.

 

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