Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 09:04

 

Selon un article paru sur le site d’Euractiv le 24 janvier, des avocats représentant des militants britanniques antinucléaires ont déposé une plainte auprès de la Commission européenne au sujet des subventions atomiques qu'elle alloue. Si elle est maintenue, cette plainte pourrait empêcher la construction de nouveaux réacteurs dans l’UE.

 

L’association qui a déposé la plainte, Energy Fair, argue que la limitation des responsabilités accordée par les gouvernements britanniques et européens à l'industrie nucléaire constitue une forme de subvention déloyale. Si celle-ci était supprimée, le secteur du nucléaire ne serait plus compétitif face aux autres technologies faibles en carbone.

 

Energy Fair réunit des universitaires, des scientifiques et des  consultants en énergie. Sa coordination est assurée par Gerry Wolff (également coordinateur du projet Desertec UK et de « Kyoto 2 Support Group »). La démarche d'Energy Fair est soutenue par une douzaine de personnalités et d’entités variées dont  « Campaign for Nuclear Disarmament », Eurosolar, Sortir du nucléaire.

 

L’article d’Euractiv

http://www.euractiv.com/fr/energie/des-militants-portent-plainte-pour-supprimer-les-subventions-au-nucl-aire-news-510333
Le site d’Energy Fair

Par Mijo - Publié dans : opinions
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 12:14

 

 


Type d'installation                                                Puissance                                  c€/kWh

 


 

Résidentiel                    Intégration au bâti          [0-9kWc]                                      38,80

                                                                             [9-36kWc]                                    33,95

                                      Int. simplifiée au bâti      [0-36kWc]                                    22,49
                                                                             [36-100kWc]                                21,37


 

Enseignement                Intégration au bâti          [0-9kWc]                                      30,09
ou santé                                                                [9-36kWc]                                    30,09

 

                                       Int. simplifiée au bâti      [0-36 kWc]                                   22,49

                                                                              [36-100 kWc]                               21,37


 

Autres                                Intégration au bâti       [0-9kWc]                                      26,09

bâtiments

                                       Int. simplifiée au bâti      [0-36kWc]                                     22,49                                                                               [36-100kWc]                                 21,37


Tout type                                                               [0-12MW]                                      11,08

 d’installation   


 

Dans l'attente de la publication prochaine au Journal Officiel.
Infos complémentaires : www.photovoltaique.info
  


Par Mijo - Publié dans : solaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 22:22

 

Le GPPEP (Groupement des Particuliers Producteurs d'Electricité Photovoltaïque), une association de 1200 membres qui représente 200 000 installations PV de particuliers en France, interpelle les candidats à la présidentielle sur l'avenir et le développement de cette énergie.
 

Une remarque de ma part au GPPEP : Votre lettre commence par « Monsieur », mais il y a aussi des Madames qui sont candidates à la présidentielle ! Bon, allez, je ne chipote pas là-dessus, vos questions sont intéressantes. J’ai retenu pour ma part : Suppression éventuelle des critères d’intégration au bâti, création d’un livret vert pour le financement des installations PV, implication citoyenne, révision du système des appels d’offres, problème de l’approvisionnement des grands groupes en panneaux d’origine étrangère.
Voici donc la lettre du GPPEP aux candidat(e)s à la présidentielle (qui  leur a été envoyée le 20 janvier) :

 

Monsieur,
 

Dans le cadre de votre candidature à l'élection présidentielle, nous aimerions informer les adhérents du Groupement des Particuliers Producteurs d’Électricité Photovoltaïque (GPPEP) quant à vos intentions sur le développement des énergies renouvelables, notamment l'énergie photovoltaïque.
 

D'un point de vue général :
 

• Quelle sera votre politique globale en termes d'énergie (tarif, accessibilité, diversification de la production, etc.) ?

• Quels sont vos projets et vos objectifs en termes d'énergies renouvelables ?
D'un point de vue plus particulier à l'énergie photovoltaïque :
• Quelle part pensez-vous donner au photovoltaïque dans le panel des énergies renouvelables ? (Chiffrage et financement)
• Pensez-vous que les objectifs du Grenelle de l'environnement doivent être considérés comme un minimum et non comme un plafond ? En conséquence, êtes-vous prêts à reconsidérer les "quotas" à la hausse ?
• Lorsqu'il ne s'agit pas de construction neuve ou de rénovation totale du toit, êtes-vous favorable à la suppression des critères actuels d'intégration au bâti pour l'accès au tarif résidentiel (plus coûteux et source de sinistres pour les particuliers) ?
 

Par ailleurs, pouvez-vous nous apporter quelques précisions :
 

• Que pensez-vous d’un contrat au volume (par exemple 80 000 kWh achetés à un prix bonifié, le reste étant acheté au tarif de gros) et non plus en durée, le but étant un rééquilibrage entre les régions sans surcoût inutile pour la collectivité ?
 

• Êtes-vous favorable à la création d'un livret vert pour financer les installations photovoltaïques et les travaux d'amélioration énergétique des logements ? (L’argent de la vente d’énergie est mis sur ce compte et il ne peut être débloqué que pour rembourser l’installation ou effectuer des travaux d’amélioration de l’habitat. Une fois que la maison atteint une consommation d’énergie de niveau BBC, l’argent peut être utilisé librement)
 

•Envisagez-vous de mettre en place un système de traçabilité des modules solaires, si oui, lequel ?
 

•Pensez-vous impliquer les particuliers dans les sociétés de gestion de parcs photovoltaïques via des SCI ou de nouvelles structures de sociétés à but non lucratif ?
 

• Pensez-vous mettre à disposition, à titre gracieux, les sites pollués (ancienne base aérienne, etc.) pour des grands parcs photovoltaïques financés par les citoyens ?

 

• Le gouvernement actuel a proposé des appels d’offres pour les installations de 100 à 250 kWc. Ces appels d’offres sont tirés uniquement par le prix et il y a un délai d’attente long entre la parution de l’AO et la sélection (juillet 2011 à janvier 2012). Ceci a tendance à décourager les porteurs de projets et à favoriser les panneaux fabriqués dans des pays à faibles coûts. Pensez-vous modifier ce système afin d’accélérer les délais et favoriser la filière et les panneaux français ?

 

• Les grands groupes français (Total) et ceux dont l’état est actionnaire majoritaire (EdF, GdF Suez, La Poste) installent des panneaux fabriqués par des sociétés étrangères aux dépens des sociétés françaises. Que pensez-vous faire pour favoriser la filière française ?

 

• Pensez-vous organiser des campagnes de promotion de l'énergie photovoltaïque ?

 

• La fiscalité pour le particulier (TVA 7%, crédit d'impôt et non imposition des revenus issus du photovoltaïque) sera-t-elle conservée et étendue au delà de 3 kWc ?
 

• Le tarif d'achat sera-t-il toujours fixé à la date de la PTF (Proposition Technique et Financière d’ERDF pour le raccordement) ?

 

• Pensez-vous modifier le système de fixation des tarifs d’achat pour les maisons à usage principal d’habitation ? Si oui pourriez-vous en donner les grandes lignes ainsi que le coût associé ?

 

• Quelles propositions faites vous pour améliorer le traitement des demandes ERDF ?

 

Dans l'attente de vos réponses, veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.

Cordialement
Le président du GPPEP et toute son équipe.

Pour en savoir plus sur le GPPEP www. gppep.org

 

 

NB: mail du GPPEP reçu le 22 janvier : L'en-tête de la lettre a bien été personnalisée à l'intention du (ou de la) candidat(e).

Par Mijo - Publié dans : solaire - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 17:48

 

Le 19 janvier, le Syndicat des Energies Renouvelables a présenté son  Livre Blanc des énergies renouvelables, une feuille de route pour 2020 (avec une projection 2030) qui propose de porter la part des énergies renouvelables à 25%, soit de dépasser l’objectif du Grenelle fixé à 23% d’EnR dans le mix énergétique.  A la clé : Un excédent de 3,4 milliards d’€ pour la balance commerciale (ou un déficit en moins), 20 millions de tonnes de CO2 évitées, et la création de 125 000 emplois.

 

20 000 MW de photovoltaïque
 

But principal : Poursuivre la trajectoire du Grenelle, à l’exception de l’objectif pour le photovoltaïque rehaussé à 20 000 MW au lieu de 5 400 MW. Le SER préconise d’inscrire 20 000 MW en 2020 dans la PPI (Programmation pluriannuelle des investissements), d’étendre le tarif d’achat aux installations de plus de 100 kWc (actuellement soumises au régime des appels d’offres), de modifier le système de décroissance du tarif pour envisager un volume cible annuel de 1700 MW. Le SER est prêt à étudier avec les pouvoirs publics un nouveau mécanisme de dégressivité a précisé Jean-Louis  Bal, Président du SER.

 

Libérer la petite hydraulique
 

Parmi les 12 propositions du Livre Blanc, on note le soutien au développement de la petite hydraulique avec un objectif de 27 500 MW en 2020. L’hydroélectricité est un bon complément aux énergies solaire et éolienne, notamment en raison de ses possibilités de stockage. A l’horizon 2020, cette forme d’énergie fournira  3 Twh d’électricité supplémentaire à l’équilibre offre/demande et à la stabilité du réseau électrique. Anne Penalba, Présidente de France Hydro Electricité, regrette que la petite hydraulique soit victime « d’un millefeuilles de couches réglementaires ». (avec une conciliation difficile entre « l’inscription du potentiel hydroélectrique dans les schémas régionaux » et « le classement des cours d’eaux »).

 

100% d’énergies renouvelables dans les îles
 

C’est possible à l’horizon 2030. Pour 2020, le Livre Blanc prévoit un objectif de 50% d’EnR en Corse et dans les DOM-TOM. Pour l’atteindre, Jérôme Billerey, Président de la Commission Outre-Mer du SER, préconise notamment la prise en compte de l’autoconsommation et une adaptation des lois littoral et montagne très contraignantes. Des développements de solutions de stockage sont en cours et ces territoires isolés sont un peu « le laboratoire des réseaux électriques du futur » précise Jean-Louis Bal.

 

Placer les EnR au cœur du bâtiment
 

et mieux prendre en compte le chauffage au bois dans la RT 2012 font également partie des propositions des professionnels.

 

Quel coût pour le consommateur ?
 

La mise en œuvre des propositions du Livre Blanc est chiffré à 5 milliards d’€ en 2020 comme contribution à la CSPE, ce qui représente une hausse de 12% de la facture du consommateur. Contrepartie : Une dynamique industrielle, des créations d’emploi et un bénéfice de la balance commerciale.  

 

Les atouts industriels français dans la compétition internationale
 

Sur le plan mondial en 2010, les investissements dans les énergies renouvelables ont dépassé 200 milliards de $. De grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil) ont lancé des plans ambitieux d’équipements pour la production des énergies renouvelables. Malgré la crise, le secteur est plutôt en forme. Mais il faut reconnaître que ce n’est, hélas, pas tout à fait le cas en France. La filière photovoltaïque a perdu 7000 emplois, la dégressivité trimestrielle du tarif est une catastrophe (d’autant que le 19 du 1er mois, on ne connait toujours pas le tarif d’achat qui s’applique sur le trimestre en cours !) et l’éolien terrestre, filière mature et prometteuse, est entravée par des procédures administratives lourdes et complexes. Les professionnels du SER restent néanmoins confiants. « La France est dans la course » et a des  atouts pour « se placer dans le peloton de tête ».  Jean-Louis Bal, Président du SER, a rappelé la présence d’entreprises françaises sur l’ensemble de la chaîne de valeur (Sillia, Fonroche, Photowatt, Auversun dans le photovoltaïque ; Vergnet, Aérowatt, Alstom et Areva dans l’éolien, pour en citer seulement quelques-unes). Certaines ont déjà pris place à l’international.

 

Eolien terrestre : une implantation laborieuse
 

L’énergie éolienne terrestre se développe en France au rythme de 1000 MW chaque année, mais 1350 MW sont nécessaires pour réaliser les objectifs du Grenelle et il faudra « trouver une solution autrement on ne sera pas au rendez-vous » précise Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne. Concernant la parité réseau de cette énergie, elle est très proche et sera effective d’ici 2 ou 3 ans. Sur le marché de gros, le prix de l’électricité varie entre 50 et 60€/MWh et celui de l’éolien est à 80 €/MWh. Le fossé existant est en train de disparaître, explique Nicolas Wolff. L’éolien est d’ores et déjà compétitif notamment avec le coût de l’électricité de l’EPR (estimé à 70 €/MWh).

 

Est-ce que le contexte français, centralisé, avec une production d’EnR aux mains de grands groupes (alors que les EnR en Allemagne sont majoritairement détenues par de petites unités locales)  n’est pas un handicap pour leur développement ?  « Si la possibilité d’investir dans les renouvelables pour les citoyens et les collectivités n’a pas atteint le même niveau de maturité qu’en Allemagne et au Danemark, il y a des progrès »,  répond Nicolas Wolff.

 

Orienter l’épargne vers les EnR
 

Parmi les pistes pour favoriser l’investissement privé dans les EnR, Eric Vincent, Vice-Président du SER, a évoqué la possibilité de ré-orienter le Livret de Développement Durable. Objectifs proposés : Améliorer les conditions commerciales des banques pour le financement des EnR ou créer un mécanisme de garantie qui permettrait aux banques et assurances de diminuer leurs besoins de fonds propres pour financer les énergies renouvelables.

 

Engager le débat avec les candidats à la présidentielle 

 

Contributions du Syndicat des Energies Renouvelables au débat sur l'énergie, les propositions du Livre Blanc seront discutées lors du colloque annuel du SER le 7 février à la maison de l’UNESCO.  Intitulé «Energies Renouvelables, énergies de notre siècle », ce colloque accueillera, outre les Ministres Eric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet, des sommités du monde de l’énergie (dont Gérard Mestrallet de GDZ-Suez, Luc Oursel d’Areva , Henri Proglio d’EDF), des chercheurs (Daniel Lincot du CNRS), et des candidats à la présidentielle.

 

Le Livre Blanc est téléchargeable en ligne sur le site du SER www.enr.fr

Par Mijo - Publié dans : énergies renouvelables - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 12:17

 

La dernière version de l’enquête « le logement idéal des français » du groupe PAP (de Particulier à Particulier) révèle que les français surveillent davantage leur consommation d’énergie et « développent leur éco-conscience ». Alors qu’il y a 10 ans une grande majorité des futurs accédants à la propriété étaient incapables de définir des termes comme HQE ou BBC, aujourd’hui ils sont connus par les trois quarts des futurs propriétaires (81 % en 2011).
 

 

La mise en place du diagnostic de performance énergétique (DPE) rendu obligatoire en France par le décret du 15 septembre 2006, a favorisé leur notoriété auprès des futurs acquéreurs et joue désormais un rôle majeur dans le choix du logement. L’augmentation du coût des énergies (gaz, électricité, etc.) ces dernières années ne paraît pas étrangère à cette évolution, même s’il faut souligner la part croissante de l’éco-conscience, remarque  l’enquête. « En l’espace de six ans, la frugalité dans la consommation d’énergie est un critère qui justifie un investissement plus important dans son futur logement. En 2011, 81,9 % des futurs accédants se disent prêts à revoir à la hausse leur investissement pour un logement peu énergivore, contre 75,3 % en 2007 ». Souligné, dans les tendances 2011 : Un tiers des accédants tient compte de la possibilité de récupérer les eaux de pluie ou de la présence de matériaux verts (31 %) pour déterminer la valeur d’un logement.

 

Source : PAP.

Par Mijo - Publié dans : économies d'énergie - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 18:33

 

Dans un communiqué du 13 janvier, Jean-Louis Bal, Président du Syndicat des Energies Renouvelables et Nicolas Wolff, Président de France Energie Eolienne (branche éolienne du SER) ont salué l’annonce du soutien financier de l’Etat à la structuration de la filière éolienne.
 

Windustry France, qui est à la fois une marque industrielle française et un projet (Windustry France 2.0), a été retenu par le COSEI (Comité Stratégique pour les Eco-Industries ) pour bénéficier d’un soutien à hauteur de 1,8 million d’€. Windustry France rassemble près de 300 entreprises françaises travaillant pour la filière éolienne.
 

« Grâce au soutien financier d’un montant de 1,8 million d’euros accordé aujourd’hui par l’Etat dans le cadre du programme des investissements d’avenir, Windustry France, en relation avec les régions Nord-Pas de Calais, Picardie, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine, Lorraine et Bourgogne, va pouvoir amplifier son action pour soutenir les PME-PMI et les ETI qui se tournent vers le marché de l’éolien. Le projet permettra  de leur apporter des services mutualisés de veille et des moyens de communication en mettant en relations ces acteurs avec les grands donneurs d’ordre du secteur éolien, en France comme à l’export » précise le communiqué du SER. 

 

Le principe du financement est acquis (avec une mise place prévue au 1er semestre 2012), mais le dossier est encore en cours d’instruction par le Commissariat Général à l’Investissement qui doit en préciser les contours exacts.
 

L’annonce a été faite à l’occasion du Comité stratégique de filière pour les éco-industries (COSEI), présidé  par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, du Développement durable, des transports et du Logement, et Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique.

 

«Ambition Ecotech», la feuille de route du COSEI


Le COSEI (Comité d’Orientation Stratégique des Eco-Industries) a été créé en 2008. Les 3 principaux objectifs de sa mission : soutenir l’innovation, accompagner la structuration de filières industrielles vertes et soutenir le développement des PME. Sa feuille de route « Ambition Ecotech » recense 87 mesures qui seront mises en œuvre en 2012 pour développer les éco-industries. L’appel à projets, renouvelé cette année, cible plus particulièrement les projets associant des PME, et bénéficie d’une enveloppe de 10 millions d’€.

 

Les détails de « Ambition Ecotech » :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/COSEI_mesures_detaillees_13012012.pdf

Par Mijo - Publié dans : éolien - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 00:32

 

La candidate d’EELV a présenté le 13 janvier son programme chiffré en faveur de l’économie verte.
L’effort de conversion énergétique  permettrait un gain de  446 000 emplois nets (les pertes de 65 000 emplois dans les énergies fossiles et de 70 000 emplois dans le nucléaire étant déduites de la création de 581 000 emplois dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables).

 

141 000 emplois directs et indirects dans les ENR d’ici à 2020

 

Un constat : Les énergies renouvelables, produites localement, « sont fortement créatrices d’emploi » et ont « un mode de production plus intensif en travail que les énergies fossiles ». Eva Joly envisage la création de 80 000 emplois dans la filière solaire pour une puissance installée de 20 GW (soit 20 fois la puissance du parc solaire français fin 2010). 40 000 emplois pour une puissance de 30 GW (soit 6 fois le parc éolien actuel) seraient créés dans la filière éolienne. La filière bois pourrait créer 15 000 emplois directs et indirects, et le biogaz,  6000 emplois.

440 000 emplois directs et indirects dans les économies d’énergie

« La réhabilitation énergétique des logements est prioritaire pour diviser par quatre les émissions de CO2 ». L’objectif de 900 000 logements par an réhabilités aux normes basse consommation d’ici 2020 permettrait la création de 440 000 emplois nouveaux dans le secteur du bâtiment (rénovation, isolation, vitrage, systèmes de chauffage performants).

Une reconversion progressive de la filière nucléaire

« L’industrie nucléaire et ses 240 000 emplois directs et indirects ne vont pas disparaître brutalement. Le démantèlement du parc nucléaire et le renforcement du niveau de sécurité des centrales en activité exigeront de maintenir une partie importante de l’emploi. D’ici 2020, les destructions d’emplois devraient principalement se concentrer dans les centrales qui fermeront d’ici 2020 (37 réacteurs, soit 63% du parc installé) ou verront leurs chantiers arrêtés (réacteur EPR de Flamanville) ». Eva Joly chiffre la perte dans le secteur nucléaire à 70 000 emplois mais précise : « le développement d’un savoir-faire en matière de démantèlement sera susceptible de créer une nouvelle filière dont les emplois ne sont pas comptabilisés ici».

Déclin de l’auto et croissance de l’agriculture bio

Pour le reste, le secteur « transports » accuserait une perte de 30 000 emplois : Les 30 000 emplois créés dans le développement des transports collectifs (bus, train, tramway) ne compensant pas les 60 000 emplois supprimés dans la filière automobile. Par contre, la conversion de l’agriculture au bio serait génératrice de 75 000 emplois directs et indirects « atteindre les 20 % de surface agricole en agriculture biologique est fortement créateur d’emplois dans l’agriculture. La réalisation de cet objectif d’ici 2020 permettrait la création de 75 000 emplois. En effet, l’agriculture biologique est de 20% à 30% plus intensive en main d’oeuvre que l’agriculture conventionnelle. L’exploitation d’un hectare en agriculture biologique nécessite 20% de main d’oeuvre en plus du fait du plus grand nombre d’opérations ».
 

 

490 000 emplois pour « Vivre mieux »,

Le second volet du programme, « Vivre mieux »,  générerait 490 000 emplois, dont 200 000 emplois dans la construction de 100 000 logements neufs supplémentaires par an, 200 000 emplois dans la prise en charge solidaire de la dépendance et 90 000 emplois dans l’ouverture de 400 000 nouvelles places de crèches.

Quel coût pour les finances publiques ?

Eva Joly considère que « les créations d’emplois dans le nouveau modèle énergétique n’auront que peu de conséquences sur le budget de l’Etat »  car « les moyens de production appartiennent à des opérateurs indépendants au plan budgétaire, qu’ils soient publics (EDF, régies municipales) ou privés (GDF-Suez...). Le soutien aux énergies renouvelables par le système de « tarif d’achat » ne passe pas par le budget de l’Etat, mais par une comptabilité spéciale avec la CSPE».

Concernant les investissements dans l’isolation des logements, ils seront rentabilisés par les économies d’énergie réalisées chaque année. Objectif : « créer l’ingénierie financière adaptée en utilisant davantage l’épargne des Français via un “livret vert” et en s’appuyant sur les innovations territoriales comme la toute nouvelle société d’économie mixte Ile de France Energies nouvelles. Le coût budgétaire pour l’Etat est ainsi limité à celui de la garantie ».

« Les investissements publics dans les transports collectifs sont intégralement financés par la fiscalité écologique et par le redéploiement des subventions accordées aujourd’hui au réseau routier et autoroutier ».

« En matière de construction de logements, l’Etat doit avant tout libérer le foncier disponible dans les zones tendues, afin de permettre la construction de logements privés là où existe une demande forte non pourvue». Le livret A doit être remis au service du financement du logement social et les fonds du 1% logement doivent être dirigés en priorité vers la construction de logements neufs. Des mesures qui « peuvent se faire à coût quasi nul pour les finances publiques ».

« Le coût pour l’Etat de ce million de créations d’emplois sera donc essentiellement limité aux secteurs de la petite enfance et de la prise en charge de la dépendance ». Le financement de cette dernière (6 milliards en année pleine en 2020), sera assuré d’une part par un alignement progressif de la CSG des retraités sur celle des actifs et d’autre part par la suppression progressive de l’abattement forfaitaire pour frais professionnels pour les inactifs. Pour les places en crèches, dont le coût net est évalué à 10 000 euros l’unité (soit pour 400 000 places, 4 milliards en année pleine), « le surcoût sera partiellement compensé par l’augmentation du taux d’activité des jeunes mères et l’absence de déqualification liée à une sortie prolongée du marché du travail ».

Un revenu de transformation écologique

Précisant que la destruction d’emploi n’entraîne pas systématiquement une perte de travail, mais peut déboucher sur une reconversion (« dans l’automobile, les emplois de production seront mobilisables sur les chaînes de production des énergies renouvelables comme le montre la reconversion réussie de certains sous-traitants, à l’exemple de Bosch près de Lyon »), Eva Joly veut proposer, « pour les personnes dont les qualifications nécessitent une reconversion longue », un “revenu de transformation écologique”, à négocier avec les partenaires sociaux, qui assure au salarié le maintien du revenu pendant la durée nécessaire à l’acquisition d’une compétence dans les métiers d’avenir.
 

NB : Pour le calcul des créations d’emplois dans les ENR et les économies d’énergie, la méthodologie utilisée repose sur les travaux réalisés par le laboratoire Cired du CNRS, actualisée avec les derniers chiffres de l’ADEME pour les prévisions concernant l’économie verte. Pour l’évolution de l’emploi dans les autres secteurs ont été évaluées à partir d’autres études sectorielles.

Par Mijo - Publié dans : opinions - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 22:27

 

Aujourd'hui un grand vent a balayé notre pays et le parc éolien a pulvérisé son record de production.

 

Voici le communiqué du Syndicat des Energies Renouvelables :

 

Le parc  éolien français a battu aujourd’hui un nouveau record de production.
 

Le parc éolien français a atteint aujourd’hui une puissance de production de 4 636 MW*, surpassant le précédent record établi début décembre, et couvert jusqu’à 8 % de la consommation électrique française.
Avec une production d’électricité instantanée atteignant celle de 5 réacteurs nucléaires, l’énergie éolienne a produit jeudi 5 janvier 6% de notre consommation, évitant le recours à des centrales thermiques fossiles à une période de l’année où les besoins en électricité sont très élevés.

 

Ce record de début d’année 2012 fait suite à un mois de décembre 2011 au cours duquel le parc éolien a joué un rôle particulièrement important : il a couvert 4 % de nos besoins en électricité, contre 2 % couverts respectivement par les centrales à charbon et par les centrales à gaz. Sur l’ensemble de l’année 2011, ce taux a été pour l’éolien d’environ 2,5 %, ce qui représente la consommation domestique de près de 5 millions de personnes (chauffage électrique compris).

 

La production éolienne de ces précédentes semaines illustre une nouvelle fois la caractéristique du parc éolien français : en effet chaque année, la production éolienne est plus élevée durant les périodes les plus froides.

 

Le dispositif IPES (pour l’insertion de la production éolienne et photovoltaïque sur le système) mis en place par RTE permet de prévoir chaque jour et de manière satisfaisante la production éolienne sur le territoire et d’y adapter les besoins restants. Ainsi, le parc éolien participe pleinement à l’équilibre offre demande. C’est ce que rappelle RTE dans le dernier Bilan Prévisionnel** publié en 2011, en précisant « qu’en France, 25 000 MW*** d’éoliennes ou 5 000 MW d’équipements thermiques apparaissent équivalents en termes d’ajustement du parc de production ».

 

* Source www.rte-france.com
**http://www.rte-france.com/uploads/Mediatheque_docs/vie_systeme/annuelles/bilan_previsionnel/bilan_complet_2011.pdf

*** Objectif 2020 du Grenelle de l’environnement

Source : SER.

Ainsi, n’en déplaisent à quelques  grincheux barbons, les éoliennes fonctionnent et produisent de l’énergie pour un prix d’ores et déjà compétitif (en France, le tarif d’achat de l’éolien terrestre est l’un des plus bas d’Europe : 8,2c d'euro le kWh pendant 10 ans puis entre 2,8 et 8,2c d'euro le kWh pendant 5 ans). Des faits peu contestables qui induisent chez le contribuable et consommateur d’électricité une inévitable question :  Ces milliards d’€ qu’il va falloir investir pour prolonger des centrales nucléaires décrépites (selon le rapport de l’ASN) ne seraient-ils pas plus judicieusement investis dans ces outils de production réversibles et exempts de risques sanitaires pour nous et nos voisins ?

Par Mijo - Publié dans : éolien - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 13:23

 

Et si les petites centrales hydrauliques laissées à l’abandon reprenaient du service, réhabilitées par l’investissement citoyen ?
 

 

Présidée par Louis Massias, Maire de Foussemagne (Territoire de Belfort)  Ercisol (Energies Renouvelables Citoyennes et Solidaires) est une entreprise solidaire au fonctionnement coopératif qui regroupe 67 associés. Son but : Développer des projets d’énergies renouvelables avec le concours des résidents, dans la biomasse, le photovoltaïque, l’éolien et l’hydraulique. Sur ce dernier créneau, Ercisol a choisi de créer ou réhabiliter des installations de production d’énergie hydraulique. En Haute-Marne, Ercisol veut acquérir deux centrales hydrauliques en impliquant les élus locaux et les habitants. L’une d’elles, de 350 kW à Saint-Dizier,  est constituée de 4 turbines pouvant produire 1 500 000 kWh/an soit la consommation électrique d’environ 500 foyers. Ce projet d’Ercisol est cité par Energie Partagée comme une initiative exemplaire. Ercisol envisage aussi l’acquisition d'une centrale hydraulique de 1000 kW sur le Doubs. Des études sont en cours pour ré-équiper  deux centrales hydrauliques de 200 et 300 kW à Strasbourg et pour construire une nouvelle centrale hydraulique de 220 kW sur le Doubs.
 

 

Très dynamique dans la mise en place des ENR, la commune de Foussemagne couvre 40% des besoins en électricité de ses bâtiments communaux et de son éclairage public  grâce à la production d’installations photovoltaïques.
 

 

Plus d’infos sur www.ercisol.com

Par Mijo - Publié dans : hydraulique - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 16:34

Bonne-Annee-2012--soleil--vent-et-changement--copie-1.jpg

 

 

                         Et des énergies renouvelables plus que jamais !

 

                                           Coquelicot-au-milieu-de-fleurs-des-champs.jpg                                                                        Photo : Colorwatt

 


Par Mijo - Publié dans : énergies renouvelables - Communauté : L'architecture durable
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recherche

Profil

  • Journaliste indépendante. J'espère modestement, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques. Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues.

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés