Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 14:31

 

Dans un communiqué du 25 mai, AMORCE, qui regroupe de nombreuses collectivités impliquées dans la gestion des déchets, les réseaux de chaleur et l’énergie, dénonce les entraves faites à l’énergie éolienne. L’association critique en particulier la récente décision du Conseil d’Etat qui s’en remet à la Cour de justice de l’Union européenne pour décider de la validité du tarif d’achat.

 

Voici le communiqué de AMORCE :

«  La France compte près de 6 700 MW éolien installés sur son territoire et projette d’atteindre 25000 MW à l’horizon 2020. Afin de respecter les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement, la France doit installer près de 1 400 MW d’éolien terrestre par an, un chiffre bien loin de la réalité observée.

La récente décision du Conseil d’Etat de renvoyer vers la Cour de justice de l’Union européenne le recours formulé par un groupement d’opposants à l’éolien contre le tarif d’achat, compromet gravement de nombreux projets sur les territoires, et met en péril toute une économie et de nombreux emplois en raison de l’incertitude juridique qu’elle maintient sur la filière ».

 

Créée en 1987, AMORCE est une association nationale qui fédère aujourd’hui plus de 700 collectivités, entreprises et associations. Elle a lancé CLEO, Club des Collectivités Locales Eoliennes, qui a pour objectifs de « faire entendre au niveau national la voix des élus locaux favorables au développement de bons projets éoliens et de partager les expériences pour faciliter l’accompagnement voire le montage des projets par les collectivités ». CLEO compte une centaine d’adhérents.

 

Un colloque sur le thème « Distribution d’énergie dans les territoires : Quels leviers, quelle gouvernance pour atteindre les 3x20 ? » organisé par AMORCE et la FNCCR (Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies), est prévu à Paris le 27 juin (payant). Date limite d’inscription : 18 juin. Infos : www.amorce.asso.fr  

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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 23:03

 

Aujourd’hui l’électricité consommée en Allemagne provient presque à 100% de sources renouvelables (éolien, photovoltaique, et autres). Le pays a bénéficié de conditions météo très favorables et surtout d'un grand soleil. Déjà samedi, d’après l'institut de l’Industrie des Energies Renouvelables (IWR) de Münster,  la production d'énergie solaire allemande a battu un record mondial, atteignant 22 000 MWh. Mais la prouesse d’aujourd’hui a été facilitée quand même par l’arrêt traditionnel de toute l’industrie le jour de la Pentecôte.

 

Pour Norbert Allnoch,  Directeur de l'IWR, l’expérience «montre que l'Allemagne est capable de satisfaire une grande partie de ses besoins en électricité à partir de l'énergie solaire ». Jürgen Trittin, chef de file des députés verts allemands, a déclaré que l’Allemagne n’avait pas besoin de nouvelles centrales à charbon pour compenser l’abandon du nucléaire.

 

Avec un parc photovoltaïque de 26 GW, l’Allemagne compte presque autant de capacité solaire installée que le reste du monde.

 

Un nouveau challenge industriel : L’insertion des EnR dans le réseau

 

La croissance des énergies renouvelables pose toutefois de nouveaux défis aux gestionnaires de réseaux. Jochen Homann, le Président de l’Agence des Réseaux allemands, considère que l’infrastructure ne suit pas et que le développement des réseaux est trop lent. Les principaux problèmes concernent la construction de nouvelles lignes électrique, à la traine, bien que nécessaire pour les échanges Nord/Sud, et le raccordement des parcs éoliens off-shore.

 

http://www.itele.fr/video/lallemagne-a-lenergie-verte

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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 12:39

 

S’exprimant hier lors d’un colloque de Ethic intitulé « Un nouveau regard sur l’énergie » à Paris, Thierry Lepercq, Président de Solairedirect a déclaré produire actuellement une énergie solaire à 100 €/MWh. Ce coût descendra à 70 €/MWh en 2014, ce qui fera de l'énergie solaire « la moins chère du monde à l’exception des gaz de schistes aux USA ». La baisse se poursuivant, le coût chutera à 40 €/MWh en 2020. L’énergie solaire pourrait représenter « 100% de l’énergie mondiale en 2018, et, à titre personnel, je pense que c’est le scénario le plus probable » a déclaré Thierry Lepercq. « Reste le problème de l’intermittence que des entreprises vont résoudre » a-t-il ajouté confiant.

 

2ème producteur d’électricité solaire en France, Solairedirect emploie 300 salariés, a réalisé 213 millions d’€ de CA en 2011 et dispose d’une capacité de 120 MW installés. L’entreprise a développé un modèle original  de vente d’électricité solaire de gré à gré à prix compétitif, via ESTER (Electricité Solaire des Territoires), une Société d’Economie Mixte créée avec la région Poitou-Charentes. Aux termes du contrat signé en décembre dernier avec Sorégies (société poitevine d’électricité), ESTER fournit une électricité à environ 108 €/MWh avec un lissage sur 30 ans (schématiquement, au-delà de l’obligation d’achat sur 20 ans, le prix augmente mais il reste inférieur au prix de gros), ce qui protège les clients des hausses de l’électricité. 50000 personnes dans le département de la Vienne sont susceptibles d’être approvisionnées. Thierry Lepercq a annoncé la signature d’un nouveau contrat d’achat d’électricité photovoltaïque le 25 mai, avec Séolis, un fournisseur et distributeur locale d'électricité dans les Deux-Sèvres.

 

Solairedirect s’est aussi imposé à l’export, dans les pays émergents, au Maroc, Chili, en Afrique du Sud, Inde, Thaïlande et Malaisie.  L’entreprise a remporté un gros contrat en Inde au mois de décembre dernier. Suite à un appel d’offres lancé par l’Afrique du Sud, Solairedirect a été retenu pour 2 projets et installera 2 parcs solaires de 10 MW. Son usine de production de panneaux photovoltaïques sur place au Cap, d’une capacité de 40 MW/an, va tripler sa capacité avec des partenaires locaux et chinois. Autres projets en cours en Afrique du Sud : Une société d’économie mixte destinée à produire de l’électricité et à engager un programme d’efficacité énergétique à Durban, et « Solar People », une initiative destinée à faire émerger des micro opérateurs d’électricité parmi les micro entrepreneurs locaux.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 18:09

 

Après celles du SER, voici les mesures d’urgence demandées par Enerplan (association professionnelle qui rassemble PME et PMI du solaire thermique et photovoltaïque) et transmises à Nicole Bricq, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

 

Le communiqué d’Enerplan :

(…) Le Président de la République François Hollande, a affiché sa volonté d’engager la France dans une véritable transition énergétique. Enerplan apprécie, par ailleurs, l’entrée de l’énergie dans le domaine de compétence du ministère de l’environnement. Dans ce nouveau contexte, l’énergie solaire (photovoltaïque et thermique), occupera nécessairement un rôle central.


Pour cela, il est essentiel que les professionnels de l’électricité solaire, victimes d’une instabilité réglementaire et tarifaire permanente depuis fin 2010, puissent enfin travailler avec un cadre stable et prévisible. Pour mémoire cette instabilité a conduit à la suppression de plus de 15 000 des 25 000 emplois crées par la filière.

 

Enerplan demande donc au nouveau gouvernement de mettre en oeuvre au plus vite 3 actions concrètes afin de conserver les emplois actuels et d’en créer de nouveaux :

 

1. Stabiliser les tarifs d’achat au niveau du 1er trimestre 2012 pour maintenir une rentabilité économique raisonnable et de redynamiser le marché,

2. Etendre le tarif d’achat 2012 jusqu’à 250 kWc pour stopper l’hémorragie d’emplois qualifiés et permettre de solariser des bâtiments publics et privés de moyenne taille.

3. Relancer l’intérêt des français pour le solaire via une communication positive sur les atouts de l’énergie solaire photovoltaïque et thermique.

 

Enerplan soumet ces 3 mesures d’urgence à Madame Bricq et aux Ministres compétents afin qu’ils puissent avancer sur ces dossiers le plus rapidement possible. Elles sont complétées par 3 autres de moyen-terme (définir un cadre tarifaire conduisant à la parité réseau, optimiser l’investissement de la collectivité nationale et engager une décentralisation énergétique qui profite aux PME et PMI).

 

« Lors de ce mandat présidentiel, il est établi que l’électricité solaire deviendra compétitive comparée au coût de l’électricité délivrée par le réseau. Les propositions d’Enerplan visent à aider le secteur à franchir cette étape afin que développement de l’énergie solaire améliore l’indépendance énergétique de la France et favorise la création d’emplois locaux » relève Thierry Mueth, Président d’Enerplan.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 14:32

 

Alors que le Président de la République François Hollande a promis un grand débat sur l’énergie à l’automne, la Fondation Nicolas Hulot veut contribuer à structurer ce débat en proposant « une méthodologie ». But : « Remettre le citoyen au coeur des décisions sur l’avenir énergétique et climatique de la France ».

 

Partant du constat que « Près de la moitié de l’énergie consommée en France l’est directement par les ménages pour le chauffage des logements ou le transport. L’autre moitié concerne les activités économiques et à donc des implications sur l’emploi et la compétitivité des entreprises, des thèmes qui sont, en cette période de crise, au coeur des préoccupations des citoyens » , la FHN précise que « Cette consultation devra donc se pencher aussi bien sur la demande énergétique, pour évaluer les besoins des Français, que sur l’offre, en évitant de se focaliser uniquement sur l’énergie nucléaire ».

 

Faut-il exclure le nucléaire du débat comme lors du Grenelle de l’environnement ?  « Non » répond Benoît Faraco, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, mais il faut éviter « de cristalliser le débat sur ce sujet », ce qui nuit à la sérénité des échanges, « le nucléaire n’est qu’une petite partie de l’énergie en France » ajoute-t-il. Mais, objecte-t-on, « cette petite partie de l’énergie »  est, à hauteur de 77%, la première source de production de notre électricité et si  le parc automobile migre vers des voitures électriques ou même hybrides (essence/diesel-électrique), n’est-il pas légitime de poser la question du choix du mode de production de l’électricité ?  Oui, bien sûr répond Benoît Faraco, mais il faut l’intégrer dans une réflexion plus globale sur l'énergie, les modes de transport, le co-voiturage et le développement de véhicules économes en carburant, précise-t-il. Et un référendum sur le prolongement ou non au-delà de 30 ans de nos réacteurs nucléaires ?  « C’est très compliqué » déclare Benoît Faraco. La FNH n’est pas « fermée » à l’idée du référendum, mais « un peu sceptique ».

 

Les 6 principes clés pour l’organisation d’un débat citoyen sur l’énergie, proposés par la Fondation Nicolat Hulot

 

1. Un débat d’un an au minimum

Pour permettre aux citoyens d’accéder à une information de qualité, indispensable pour garantir au citoyen une participation efficace, ainsi que la mise en oeuvre de processus de construction collective des choix énergétique, il est fondamental de laisser du temps au dialogue.

 

2. Miser sur des processus participatifs

Des processus innovants de participation des citoyens aux choix sur l’énergie doivent être mis en oeuvre (sondage collaboratif, conférence de citoyens…), incluant une étape préalable de formation et d’information.

 

3. Respecter la transparence pour favoriser la bonne compréhension des enjeux

Les enjeux énergétiques mobilisent une expertise importante et parfois peu accessible au citoyen. La transparence des débats est une condition sine qua none de la réussite d’un tel processus.

 

4. Garantir une expertise pluraliste donc multi-acteurs

L’Etat doit s’engager à financer, à travers un programme de recherche accessible aux ONG, des travaux scientifiques qui nourriront les débats à chaque nouvelle échéance.

 

5. Aboutir à une décision politique d’ici mi-2013

Les conclusions de la consultation citoyenne devront aboutir mi-2013 sur des objectifs et des mesures qui seront mis en oeuvre dans une loi d’orientation sur l’énergie .

 

6. Inscrire le processus dans la continuité, tous les 5 ans

Afin d’assurer la continuité de la démarche, le processus devra être évalué dans sa mise en œuvre et ses résultats. Il devra se renouveler tous les 5 ans.

 

Enfin, la Fondation Nicolas Hulot propose « qu’une commission de pilotage composée des acteurs du Grenelle de l’Environnement mais aussi des parlementaires et des citoyens, soit créée afin d’organiser cette construction collective des choix énergétiques et de faire le lien entre ses conclusions et leur mise en oeuvre par le Parlement ».  Cette commission « sera en charge de préparer les conclusions de la consultation, et servirait de cahier des charges pour la rédaction du futur projet de loi d’orientation énergétique » explique Benoît Faraco. « Cela permettra de faire enfin le lien entre les citoyens et la grande loi d’orientation sur l’énergie, qui sera la conclusion de ce débat. »


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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 17:11

 

Voici le communiqué du SER :

 

Le Syndicat des Energies Renouvelables, qui salue l’arrivée de Madame Nicole Bricq à la tête d’un Ministère regroupant écologie et énergie, propose des mesures d’urgence.

 

Le Syndicat des énergies renouvelables se félicite de l’arrivée de Madame Nicole Bricq dans un Ministère qui regroupe Ecologie, Développement durable et Energie et affirme sa confiance dans le dialogue qui pourra se nouer entre les services de l’Etat et les professionnels du secteur. Jean-Louis Bal, Président du SER, a déjà eu l’occasion de présenter le Livre blanc des énergies renouvelables  à Madame la Ministre, alors Rapporteur générale de la Commission des finances au Sénat.

 

Dans l’attente du débat énergétique annoncé pour l’automne, auquel le Syndicat des énergies renouvelables souhaite apporter sa contribution la plus active, les professionnels soulignent l’urgence de prendre plusieurs mesures pour enclencher une nouvelle dynamique de croissance :

 

-  Intégrer les énergies renouvelables dans le plan de rénovation des bâtiments, annoncé par le gouvernement, par la mise en place d’outils réglementaires et financiers.

-  Doubler la dotation du Fonds chaleur finançant notamment les chaufferies bois, le solaire thermique, la géothermie et les réseaux de chaleur EnR.

-  Stabiliser les coûts à la charge des producteurs d’électricité renouvelable (raccordement, fiscalité) et les dimensionner en fonction des niveaux  de tarifs d’achat.

-  Simplifier et sécuriser le cadre réglementaire et tarifaire, en particulier pour l’éolien terrestre.

-  Relancer les filières solaire et éolienne, outre-mer, notamment en instaurant des tarifs d’achats adaptés à ces régions.

-  Lancer, durant le second semestre 2012,  le deuxième appel d’offres éolien offshore afin de consolider la filière industrielle naissante.

-  Doubler le volume cible, aujourd’hui de 450 MW, de l’appel d’offres photovoltaïque, revoir le mécanisme de baisse trimestrielle des tarifs et relever la puissance éligible au tarif d’achat à 250 kW contre 100 kW aujourd’hui.

-   Lancer un plan de développement de l’hydroélectricité en déterminant rapidement les zones propices pour les nouveaux projets et en optimisant les centrales existantes.

 

Le SER rappelle l’enjeu majeur que représentent les énergies renouvelables : 25 % de notre consommation énergétique en 2020, 125 000 emplois nouveaux, 3,4 milliards d’euros de solde positif sur la balance commerciale française.

 

*Le Livre blanc des énergies renouvelables est consultable sur : http://www.enr.fr/docs/2012115824_LivreBlancComplet.pdf

 

Source : SER

 

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 23:24

 

Voilà de bonnes nouvelles comme on n’osait plus en espérer :

 

Dans le gouvernement Ayrault dont la composition vient d’être annoncée, le secteur de l’énergie est rattaché à l’environnement au sein d’un Ministère de l’Ecologie du Développement durable et de l’Energie. Serge Orru, Directeur Général du WWF France s’est réjoui « du retour de l’énergie dans le portefeuille de l’écologie ».

 

Nommée à la tête de ce Ministère de l’Ecologie du Développement Durable et de l’Energie, la sénatrice socialiste Nicole Bricq s’est, en d’autres circonstances,  inquiétée des difficultés administratives auxquelles se heurtait le développement de l’énergie éolienne en France

http://www.nossenateurs.fr/question/13/07S0118

 

Auparavant rapporteur général de la Commission des Finances du Sénat, Nicole Bricq est aussi une spécialiste des questions financières.

 

Le choix de Nicole Bricq a été salué par les associations environnementales, en particulier  FNE (France Nature Environnement), et le  WWF qui voit dans sa nomination « un gage de sérieux et de crédibilité pour mieux intégrer l'environnement au coeur du budget et des politiques publiques ».

 

« Le WWF France attend de la nouvelle ministre qu’elle relance le dialogue environnemental avec les ONG à l’origine du Grenelle de l’environnement et qu’elle engage de façon résolue notre pays sur les voies de l’excellence environnementale et du développement humain soutenable, créateurs d’emplois et protecteurs des ressources naturelles » précise le communiqué du WWF.

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 21:11

 

Les salariés, les entrepreneurs,  les porteurs de projets citoyens de la filière éolienne terrestre en France vont pouvoir respirer un peu ! Le tarif d’achat éolien est maintenu et,  finalement, c’est la Cour de Justice de l’Union Européenne qui décidera s’il est ou non, conforme à la loi.

 

Qui donc a mis la filière éolienne dans le pétrin ? Pour ceux qui n’ont pas suivi l’histoire : Il y a quelques temps, le collectif anti-éolien Vent de Colère a saisi le Conseil d’Etat et demandé l’annulation de  l’arrêté du tarif d’achat éolien au motif qu’il n’aurait pas été notifié à la Commission européenne au titre des aides d’Etat. A la suite d’une période de délibération qui s’est prolongée, le Conseil d’Etat vient de laisser l’affaire entre les mains de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

 

Voilà le communiqué du Syndicat des Energies Renouvelables à ce sujet :

 

Décision du Conseil d’Etat concernant l’arrêté tarifaire éolien : La juridiction administrative suprême demande à la Cour de Justice de l’Union Européenne d’interpréter le système tarifaire de l’obligation d’achat au regard du droit communautaire des aides d’Etat

 

L’arrêté tarifaire éolien fait l’objet, depuis plus de trois ans, d’une procédure engagée par des opposants à l’énergie éolienne pour différents motifs de fond et de forme. Sur les questions de fond soulevées par les requérants, Le Conseil d’Etat a estimé que l’évaluation de la rémunération moyenne des capitaux immobilisés dans les installations éoliennes n’est manifestement pas excessive. En revanche si, lors de l’audience du 12 mars, le rapporteur public a proposé que soit rejetée la majorité des moyens soulevés par les requérants, il a conclu à l’annulation de l’arrêté, au motif que ce texte n’aurait pas été notifié à la Commission européenne au titre des aides d’Etat.

 

L’Etat, en défense dans ce dossier, a rappelé que l’arrêté tarifaire avait bien été communiqué, par la France, à la Commission européenne, au même titre que les autres outils de soutien aux énergies renouvelables, notamment dans le cadre du Plan d’action national, premier document remis par les Etats membres à la Commission durant l’été 2010, à la suite de l’adoption de la directive européenne relative à la promotion et à l’utilisation des énergies renouvelables.

 

Dans l’arrêt du jour, le Conseil d’Etat vient de décider de surseoir à statuer et de renvoyer devant la Cour de Justice de l’Union Européenne, qui dispose du monopole d’interprétation des normes du droit de l’Union européenne, la question de savoir si l’arrêté tarifaire en cause – et plus généralement, le système français de l’obligation d’achat – est constitutif d’une aide d’Etat.

 

La Cour de Justice de l’Union Européenne pourra en effet apprécier, au regard des traités, des directives communautaires, mais également de la connaissance des systèmes tarifaires pour la promotion des énergies renouvelables des autres pays de l’Union, la question qui lui est posée.

 

Tant que la décision n’aura pas été tranchée au fond, l’arrêté tarifaire demeure en vigueur.

 

Les professionnels de l’énergie éolienne demeurent pleinement confiants dans l’interprétation du système français par la Cour de Justice de l’Union Européenne.

 

Afin de poursuivre la procédure à laquelle il a participé en qualité d’intervenant, le Syndicat des énergies renouvelables entend présenter, devant la Cour de Justice de l’Union Européenne,  tous les éléments et observations nécessaires.

« Rappelons que l’énergie éolienne est un enjeu énergétique, environnemental et industriel pour notre pays. Le développement de l’énergie éolienne constitue le quart de l’objectif de développement des énergies renouvelables fixé par la Directive 2009/28/CE à la France et cette filière compte, d’ores et déjà, 10 000 emplois dans notre pays avec l’ambition de créer 50 000 emplois supplémentaires d’ici 2020 si les objectifs sont atteints», déclare Jean-Louis BAL, Président du Syndicat des énergies renouvelables.

 

Source : SER

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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 18:00

 

Selon un rapport de l’EPIA (European Photovoltaic Industry Association) sur la perspective du marché du photovoltaïque à l’horizon 2016 (« Global Market Outlook for Photovoltaïcs Until 2016), le photovoltaïque a poursuivi sa croissance en 2011, en dépit de la crise économique et d’une phase de consolidation. A l’instar de la décade passée,  les marchés du photovoltaïque ont fait preuve d’une croissance plus rapide qu'attendue, autant en Europe que  dans le reste du monde.

 

Le rapport propose un état des lieux de l’année 2011 et des prévisions pour les 5 prochaines années. Ses principaux points :

-        

           -  29,7 GW d’installations PV ont été raccordées au réseau en 2011 (16,8 GW en 2010).

         

           - Avec environ 70 GW cumulés d’installations, le photovoltaique est maintenant la 3ème plus importante source d’énergie renouvelable en termes de capacités installées, après l’hydraulique et l’éolien.

 

-          - 21,9 GW ont été raccordés au réseau en Europe en 2011 (contre 13,4 GW en 2010). L’Europe représente encore la part majeure du marché global du PV, avec un taux de 75% de toutes les nouvelles capacités  installées en 2011.

 

-        -  L’Italie a été le 1er marché de l’année avec 9,3 GW raccordés, suivi par l’Allemagne avec 7,5 GW. L’Italie et l’Allemagne comptent à hauteur d’environ 60% de la croissance du marché global en 2011.

 

-         - La Chine a été le 1er marché non européen du PV en 2011 avec 2,2 GW installés, suivie par les Etats-Unis avec  1,9 GW.

 

Actuellement, l’industrie du photovoltaïque entre dans « une période d’incertitude à court-terme », a déclaré Dr. Winfried Hoffmann, Président de l’EPIA, mais sur le moyen et long termes, les perspectives sont en faveur d’une croissance robuste et soutenue.

 

Le photovoltaïque représente maintenant une part significative du mix électrique, en produisant environ 2% de la consommation en Europe et environ 4% lors des pics de la demande.

Le rapport de l’EPIA : http://www.epia.org/index.php?id=1134

 

 

Le parc PV français dépasse maintenant les 3000 MW

 

Selon Enerplan, qui reprend les données publiées par ErDF et EDF SEI sur le raccordement au réseau d'installations photovoltaïque. Le parc français atteint plus de 3 000 MW fin mars 2012, dont 2 672 en métropole.

 

 En résumé, fin mars:

 

-         - Métropole: 2 672 MW raccordés (+15%) / 1 439 MW en attente de raccordement (-7,12%) / 248 MW de demandes de raccordement entrées au 1er trimestre (-25%)

-         - Outre-Mer: 339 MW raccordés (+5,5%) / 142 MW en attente de raccordement (-14,32%)

-         - TOTAL: 3 011 MW raccordés (+14%) / 1 581 MW en attente de raccordement (-7,82%)

 

En métropole, les segments ayant fait l’objet d’une forte croissance au cours du dernier trimestre sont ceux des installations de 6 à 9 kW (+32%) et tous les segments d’installations supérieures à 100 kW (entre +19 et +31%).

 

Concernant la file d'attente, seuls les segments ci-après font l’objet d’une croissance positive, et ils correspondent à certains seuils fixés par les conditions de l’arrêté tarifaire:

-        - de 3 à 6 kW, la file d’attente croît de 32% ;

-        - de 6 à 9 kW, la file d’attente croît de quasi 69% ;

-        - de 36 à 100 kW la file d'attente croît de 17,4%.

 

Si l’on considère le parc raccordé fin mars, que l’on fait l’hypothèse que toutes les demandes en attente de raccordement auraient, à cette même date, toutes abouti à des installations réelles, le parc métropolitain atteindrait un potentiel de plus de 4 112 MW, et de près de 482 MWc en Corse et Outre-mer ; soit un potentiel total de plus de 4 590 MWc (en progression de 5,83% par rapport à fin 2011, et de plus de 27,5% au potentiel en fin mars 2011).

 

Sur ce potentiel, il faut garder à l’esprit qu’en métropole plus de 28% est constitué de projets > 36 kVa situés en file d’attente (1 309 MW en métropole). Ils correspondent, entre autres, aux projets ayant échappé à la suspension de l’obligation d’achat prévue par le décret de décembre 2010.

 

Cependant, nombre d’entre eux doivent maintenant être mis en service au plus tard le 1er juin 2012. Il ne faut donc pas perdre de vue que la réalisation de ces demandes est sensible aux réalités du déroulement des projets : certains n’aboutiront peut-être pas avant ces dates butoirs du fait des aléas (autorisation administrative non accordée, défaillance de financement…).

 

Source : Enerplan www.enerplan.asso.fr  

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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 01:50

 

Le 5 mai à 16 h (23 h au Japon), le Japon n’aura plus aucune centrale nucléaire en activité du fait de l’arrêt du réacteur de Tomari sur l’île d’Hokkaido.

 

Avant la catastrophe de Fukushima,  le  11 mars 2011, le nucléaire représentait 28 % de la production d’électricité japonaise. Si le Japon a importé du fioul et du gaz pour faire face aux arrêts successifs des réacteurs nucléaires pendant l’année, le pays a fait aussi d’importantes économies d’énergie. Dès le printemps 2011, des mesures volontaristes ont conduit à réaliser 15 % d’économies d’électricité dans les entreprises. Dans la vie quotidienne, des mesures de sobriété (réduction de la climatisation et de l’éclairage public, assouplissement des codes vestimentaires pour les salariés, arrêt des escalators …) ont permis de diminuer la pointe de consommation d’environ 18 % sans que cela n‘affecte la population. L’opinion est maintenant majoritairement et farouchement anti-nucléaire et la fermeture du dernier réacteur en service est l’occasion d’une fête à travers le pays. Il se trouve que le 5 mai est aussi le jour de la Fête des Enfants au Japon. A cette occasion, la tradition veut que l’on hisse des carpes en tissu de toutes les couleurs dans les airs, et les militants japonais invitent à hisser des carpes vertes, en signe d’adieu au nucléaire.

 

Le gouvernement japonais voudrait remettre en fonctionnement deux réacteurs de la centrale d’Ohi, dans la préfecture de Fukui, mais des militants mènent une grève de la faim devant la centrale. La fermeture des réacteurs, si elle est définitive, pourrait constituer le début d’une autre politique énergétique pour le Japon.

 

Hélas, il a fallu une catastrophe nucléaire pour en arriver là, et le désastre radioactif en cours, difficile  à contenir, gâche la fête. Sur le site de Fukushima,  les employés sont contraints de travailler dans des conditions sanitaires de plus en plus épouvantables.

 

D’après Fukushima Diary, la NISA (l’Autorité de sureté nucléaire japonaise) a demandé au ministre de la santé de relever la dose maximum d’exposition aux radiations des travailleurs de la zone accidentée de Fukushima à 350 millisieverts, alors qu’elle est déjà passée de 100 à 250 millisieverts le 14 mars 2011. http://fukushima-diary.com/2012/05/limitless-dosage-of-nuclear-workers/

 

 

Sortir du nucléaire avant que le nucléaire nous sorte de la planète

 

Et chez nous ?  Espérons qu’une avarie dans une centrale ou un cataclysme naturel ne nous imposent pas la sortie du nucléaire dans l’irradiation générale. Une sortie du nucléaire volontaire et en douceur, sans sacrifier la santé des travailleurs ni exposer les enfants, ni mettre en péril la biodiversité, c’est encore possible. Des pays voisins ont déjà choisi cette voie : C’est le cas de l’Allemagne, la Suisse, l’Italie. Mais la France, toujours pas. Sa haute administration, à l’abri dans ses pantoufles,  s’est beaucoup acharnée  à plomber les énergies renouvelables.

 

Pour se bouger un peu contre le nucléaire :

Le 5 mai, à Paris, un rassemblement organisé par Sortir du Nucléaire est prévu devant l’entrée du Jardin d’Acclimatation (métro : Sablons) à partir de 14 h pour fêter l’arrêt du dernier réacteur japonais.

 

Pour s’informer sur la radioprotection : Forum sur la radioprotection, organisé par IndependentWHO  le 12 mai à Genève (avec, parmi les intervenants  Alexei Yablokov, Shinzo Kimura, Youri Bandajevski, Roland Desbordes) et rencontre citoyenne entre intervenants, scientifiques, élus, vigies, citoyens, professionnels de la santé, dimanche matin, 13 mai, à La Maison des associations (Genève) . Entrée libre (inscriptions : contact@independentwho.org ) www.independentwho.org

 

 

Par Mijo - Publié dans : planète en danger - Communauté : Ecologie et Environnement
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  • Journaliste indépendante. J'espère modestement, à travers ce blog, contribuer à alimenter un débat démocratique sur nos choix énergétiques. Un peu la tête dans les étoiles certes, mais les pieds sur terre dans des baskets bleues.

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